France Nature Environnement Occitanie publie un mini-guide pour lutter contre ce fléau généré par les activités humaines qui génère stress et impact important sur la santé des populations marines. Une façon aussi d’alerter les pouvoirs publics et de réclamer des mesures concrètes faciles à mettre en oeuvre – ralentissement des bateaux, régulation des passages dans certaines zones… Le point avec Simon Fégné, chargé de mission.

Il n’y a pas que les trois-mâts, bricks et autres caravelles qui invitent au voyage durant le long week-end d’Escale à Sète. Ce traditionnel “grand rassemblement” qui accueille tous les deux ans des navires de prestige fait aussi la part belle aux traditions maritimes de Méditerranée, avec de nombreuses embarcations certes plus modestes mais non moins chargées d’histoire.

Promeneurs, pêcheurs, cyclistes, kite-surfeurs… Un scientifique du Muséum d’histoire naturelle est venu mesurer les “sources de pression” sur les espèces d’oiseaux marins ou laro-limicoles protégées comme la sterne naine, “population d’enjeu national”. Ces données pourront servir in fine à réglementer ou interdire l’accès à des colonies sensibles.

La surpêche aurait un peu baissé. Mais l’Ifremer s’alarme d’un effondrement d’un quart des poissons en France d’ici la fin du siècle. En cause, le réchauffement climatique, remettant davantage en cause le rendement maximum autorisé sans marge de manoeuvre, comme le dit Philippe Garcia, président d’une association de défense. En Méditerranée, trop peu d’espèces sont évaluées. Mais l’Institut affirme que thon rouge et anchois, deux espèces les plus débarquées, sont “en reconstitution” et “en bon état”. Alors que les trois-quarts de nos poissons pêchés partent à l’export, France Terre de Pêches milite pour du poisson français dans les cantines.

Jérôme Bourjea, de l’Ifremer Sète, a mené une enquête au long cours depuis 2019 avec tout un système d’écoute sous-marin d’envergure. Le poisson, emblématique des côtes méditerranéennes, qu’il soit de Sète, Leucate ou de l’étang du Prévost, se déplace beaucoup en mer. Et, surtout, il se reproduit massivement chaque année dans les eaux des calanques. Sauf une partie des daurades de Leucate qui, elles, migrent en Espagne. 

Arraisonné jeudi, le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos. Il arborait un faux pavillon, celui des Comores et est soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe qui finance la guerre en Ukraine. Le navire est à la disposition du procureur de la République de Marseille. Le capitaine de nationalité indienne a été placé en garde à vue.

C’est une idée nouvelle. Elle permet de compléter la surveillance du littoral, l’écoute de possibles menaces et tonifier le lien armée-nation. Sensibles à cette cause, les jeunes devraient répondre à l’appel pour garnir les dix escouades de Méditerranée et les 36 prévues d’ici à 2030 sur nos trois façades maritimes et en Outre-Mer, comme le dit leur responsable, Raphaël Clivaz. Leur montée puissance s’inscrit dans un contexte de guerre en Europe, comme l’explique Yannick Chenevard, rapporteur du budget de la Marine.

Davantage de tourisme de proximité, de visiteurs espagnols…  Certains sites de Cerdagne et Capcir ont enregistré des pics de fréquentation de + 150 % ! Par ailleurs, le secteur marchand a certes tiré son épingle du jeu malgré la baisse du pouvoir d’achat. Dans les P.-O., 7e département français et deuxième d’Occitanie, on en a pleinement conscience d’un tourisme en mutation. La saison 2025 illustre la nouvelle stratégie départementale. Explications avec Aude Vivès, vice-présidente chargée du tourisme.

La LPO réclame l’interdiction de pêcher pendant cinq ans cette fascinante espèce dite “parapluie” et sentinelle de l’environnement existant depuis 35 millions d’années. Pour les scientifiques, comme Eric Feunteun, du Muséum d’histoire naturelle, les pêcheurs sont des boucs émissaires : l’anguille souffre d’autres maux plus graves : pollution, dégradation des habitats, réchauffement climatique… Sans oublier le braconnage.

Très attendues, les conclusions de l’étude inédite Migralion qu’il aurait été cohérent de connaître avant de lancer ces moulins à vent, ne changera rien à leur planification. Même si les populations de ces oiseaux perdent déjà 2 % de leurs effectifs chaque année. L’Office français de la biodiversité assure que les porteurs de projets sont obligés d’en tenir compte. Sauf que…

Catherine Vadon est l’une des plus grandes océanographes. Elle vient de publier, chez Arkhé, Histoire des Abysses, de l’Antiquité à nos jours. Un livre passionnant. Elle évoque pour Dis-Leur ! les abysses de Méditerranée. Les enjeux sont d’avenir, de la géopolitique des grands fonds aux médicaments jusqu’aux super-pouvoirs de l’ADN environnemental…

Introuvable à moins de 20 € le litre. Dis-Leur ! vous décrypte les ressorts de la base de la cuisine et de la culture méditerranéenne qui peut sublimer un repas. Alors que l’engouement pour ce nectar ne se dément pas et que la production s’annonce très bonne, perce l’idée de cultiver l’olive avec une méthode intensive pour en diminuer le prix.

En juillet 2025, la 30e édition du festival “Les Suds” a enchanté la cité antique d’Arles. Du petit matin au milieu des douces nuits d’été, conférences, siestes musicales, concerts, DJ set… ont animé des lieux emblématiques de l’ancienne capitale provinciale de la Rome antique. À l’occasion de ce trentenaire, nous sommes revenus sur la genèse du festival avec sa créatrice, Marie-José Justamond.

Les beaux jours vont bientôt arriver et avec eux les méduses si mal aimées…! Comme nous l’explique dans sa chronique Renaud Dupuy de la Grandrive. Le directeur du milieu marin d’Agde, de l’Aire marine protégée de la côte agathoise et président du Réseau international des gestionnaires d’aires marines protégées nous décrypte le mode de vie de ces étonnants animaux.

Dans son bilan, l'Ifremer fait état de "58 % des volumes de poissons débarqués dans l'Hexagone en 2023 provenant de populations exploitées durablement". Mais vu le nombre d'inconnues, l'institut appelle à la prudence. En Méditerranée, où l'on pêche le plus d'espèces mais en moindres quantités, il est "impossible" de donner un état de santé global. Le président du comité régional des pêches, Bernard Pérez, vient de sensibiliser Carole Delga et la ministre, au Salon de l'Agriculture, sur la nécessité d'étudier davantage que cinq espèces alors que la filière traverse une crise.

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