Une étude a demandé deux ans (!) à un collectif de scientifiques pour évaluer l’impact des éoliennes en mer ; les enjeux sont à peine effleurés quand ils le sont... Elles auront, tout le monde le sait, des répercussions sur la biodiversité largement appauvrie ces dernières années et qu’il s’agit en théorie de préserver. Mais la méta-étude, très lacunaire, y compris sur la Méditerranée, ne donne aucune direction, aucun conseil... Très décevant.

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Les incendies frappent durement l’Occitanie. Un autre feu frappe, lui, en silence la vie sous-marine. Sous forme de vagues de chaleur inédites, plus intenses, longues et fréquentes. Ponte précoce des huîtres, modification des herbiers, déclin des gorgones, blanchissement des coraux et bénitiers… Les scientifiques de l’Ifremer assistent à une hécatombe. Y compris dans les lagunes victimes d’un “effet loupe”. Chercheur à l’Ifremer, Franck Lagarde évoque une prise de conscience depuis cinq ans.

Ni garde-côte ni Squadra à l’italienne ni chevau-légers à la finlandaise. C’est une idée nouvelle, disruptive, 100 % française, permettant de compléter la surveillance de la côte avec quasiment que des réservistes et des jeunes qui n’y connaissaient rien. Dix de ces escouades seront mises en place à terme sur la façade méditerranéenne qui a besoin de davantage d’yeux et d’oreilles.

À Port-Vendres, Bastien et Marie sont les derniers vendeurs d’anchois frais de Méditerranée, espèce que l’on croyait disparue. Faux ! “Les stocks explosent”, lance même Tarek Hattab, de l’Ifremer Sète, depuis la Grèce, où il participe à la réunion annuelle d’évaluation des poissons pélagiques. Problème, “la filière de commercialisation n’existe plus”, souligne Bertrand Wendling, directeur général de la coopérative SaThoAn. 

Gestionnaire, le département des P.-O. ambitionne de tripler la surface de la première réserve marine de France, soit 20 kilomètres de linéaire sur 2 km vers le large. L’enquête publique est lancée pour un décret ministériel espéré pour 2027. Grâce à une vraie culture de la concertation de plus d’un demi-siècle, des quotas pour la pêche de loisirs, du tourisme raisonné, une réglementation précise, et un coeur de réserve sanctuarisé, le poisson est présent en abondance y compris pour les espèces rares telles que le mérou. Une réussite saluée par tous.

France Nature Environnement Occitanie publie un mini-guide pour lutter contre ce fléau généré par les activités humaines qui génère stress et impact important sur la santé des populations marines. Une façon aussi d’alerter les pouvoirs publics et de réclamer des mesures concrètes faciles à mettre en oeuvre – ralentissement des bateaux, régulation des passages dans certaines zones… Le point avec Simon Fégné, chargé de mission.

Il n’y a pas que les trois-mâts, bricks et autres caravelles qui invitent au voyage durant le long week-end d’Escale à Sète. Ce traditionnel “grand rassemblement” qui accueille tous les deux ans des navires de prestige fait aussi la part belle aux traditions maritimes de Méditerranée, avec de nombreuses embarcations certes plus modestes mais non moins chargées d’histoire.

Promeneurs, pêcheurs, cyclistes, kite-surfeurs… Un scientifique du Muséum d’histoire naturelle est venu mesurer les “sources de pression” sur les espèces d’oiseaux marins ou laro-limicoles protégées comme la sterne naine, “population d’enjeu national”. Ces données pourront servir in fine à réglementer ou interdire l’accès à des colonies sensibles.

La surpêche aurait un peu baissé. Mais l’Ifremer s’alarme d’un effondrement d’un quart des poissons en France d’ici la fin du siècle. En cause, le réchauffement climatique, remettant davantage en cause le rendement maximum autorisé sans marge de manoeuvre, comme le dit Philippe Garcia, président d’une association de défense. En Méditerranée, trop peu d’espèces sont évaluées. Mais l’Institut affirme que thon rouge et anchois, deux espèces les plus débarquées, sont “en reconstitution” et “en bon état”. Alors que les trois-quarts de nos poissons pêchés partent à l’export, France Terre de Pêches milite pour du poisson français dans les cantines.

Jérôme Bourjea, de l’Ifremer Sète, a mené une enquête au long cours depuis 2019 avec tout un système d’écoute sous-marin d’envergure. Le poisson, emblématique des côtes méditerranéennes, qu’il soit de Sète, Leucate ou de l’étang du Prévost, se déplace beaucoup en mer. Et, surtout, il se reproduit massivement chaque année dans les eaux des calanques. Sauf une partie des daurades de Leucate qui, elles, migrent en Espagne. 

Arraisonné jeudi, le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos. Il arborait un faux pavillon, celui des Comores et est soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe qui finance la guerre en Ukraine. Le navire est à la disposition du procureur de la République de Marseille. Le capitaine de nationalité indienne a été placé en garde à vue.

C’est une idée nouvelle. Elle permet de compléter la surveillance du littoral, l’écoute de possibles menaces et tonifier le lien armée-nation. Sensibles à cette cause, les jeunes devraient répondre à l’appel pour garnir les dix escouades de Méditerranée et les 36 prévues d’ici à 2030 sur nos trois façades maritimes et en Outre-Mer, comme le dit leur responsable, Raphaël Clivaz. Leur montée puissance s’inscrit dans un contexte de guerre en Europe, comme l’explique Yannick Chenevard, rapporteur du budget de la Marine.

Davantage de tourisme de proximité, de visiteurs espagnols…  Certains sites de Cerdagne et Capcir ont enregistré des pics de fréquentation de + 150 % ! Par ailleurs, le secteur marchand a certes tiré son épingle du jeu malgré la baisse du pouvoir d’achat. Dans les P.-O., 7e département français et deuxième d’Occitanie, on en a pleinement conscience d’un tourisme en mutation. La saison 2025 illustre la nouvelle stratégie départementale. Explications avec Aude Vivès, vice-présidente chargée du tourisme.

La LPO réclame l’interdiction de pêcher pendant cinq ans cette fascinante espèce dite “parapluie” et sentinelle de l’environnement existant depuis 35 millions d’années. Pour les scientifiques, comme Eric Feunteun, du Muséum d’histoire naturelle, les pêcheurs sont des boucs émissaires : l’anguille souffre d’autres maux plus graves : pollution, dégradation des habitats, réchauffement climatique… Sans oublier le braconnage.

Très attendues, les conclusions de l’étude inédite Migralion qu’il aurait été cohérent de connaître avant de lancer ces moulins à vent, ne changera rien à leur planification. Même si les populations de ces oiseaux perdent déjà 2 % de leurs effectifs chaque année. L’Office français de la biodiversité assure que les porteurs de projets sont obligés d’en tenir compte. Sauf que…