École à la maison : Parents et instits à l’épreuve du confinement

Photo : Olivier SCHLAMA

Depuis le 16 mars, les écoles sont fermées, coronavirus oblige. Depuis, les enseignants s’escriment à donner exercices, devoirs et activités par le biais d’internet. Dis-Leur publie des témoignages de parents et d’instits frôlant parfois le surmenage. Dans un entretien à Dis-Leur Sophie Béjean, rectrice d’académie, dit les comprendre. Et annonce la distribution de centaines d’ordinateurs et de kits pédagogiques aux enfants défavorisés.

La première réaction de beaucoup d’élèves à la fermeture de l’école a été un grand cri primal de joie : « Ouauaiiis…! » a-t-on pu voir à tire-larigot sur les réseaux sociaux. Comme si les vacances s’étaient rapprochées d’un coup. Non, c’est l’école qui s’est rapprochée de chez eux. Il va falloir apprendre à apprendre loin de l’école. Loin de ses copains. Loin de la dynamique de classe. Du cadre. Loin du regard déterminé mais bienveillant de l’enseignant. Loin du savoir-faire de l’instit, de son savoir, de son expérience. C’est le défi.

Les instits sont pourtant « très consciencieux », souligne l’un d’eux. Élaborant des fiches à l’envi, des exercices, des idées pour maintenir un esprit de classe, une cohérence et un apprentissage. Ils ont même mis en place des outils « très rapidement », pointe ainsi une prof des écoles qui inaugure sa première année, en poste à Montpellier. Pour que les enfants ne perdent pas leurs acquis. « On stresse ! », ose-t-elle.

Télétravail et enfants en primaire : impossible en maman solo. Je ne me concentre que sur le français et les maths. L’autonomie scolaire ça n’existe pas pour des CE1″

L’académie de Montpellier (l’ex-Languedoc-Roussillon) compte 266 802 élèves (540 000 en Occitanie tout entière) et 15 500 enseignants du premier degré (maternelle et élémentaire) et a dû s’adapter en urgence. La situation étant totalement inédite, maîtres et maîtresses d’école donnent, parfois, des « tartines » à faire à la maison. Les mails se succèdent sur le blog de l’école et via notamment la plate-forme ENT qui fonctionne de mieux en mieux. Les parents, surtout ceux obligés de concilier leur travail à domicile, le fameux télétravail – où, faute d’habitude, ils débordent déjà de leurs horaires habituels -, se voient obligés de faire classe à la maison pour leur progéniture. Ce n’est pas simple tous les jours.

La masse de devoirs à faire est parfois difficile à assimiler. « Télétravail et enfants en primaire : impossible en maman solo, témoigne ainsi Nathalie. Je ne me concentre que sur le français et les maths. Le reste j’ai laissé tomber. L’autonomie scolaire ça n’existe pas pour des CE1″, proclame par exemple cette maman qui gère son débordement quotidien face aux multiples mails que son enfant reçoit de son maître. Les instits peuvent envoyer beaucoup de travail. Ou trop souvent. Culpabilisant probablement de ne pouvoir suivre convenablement leurs élèves.

Illusoire de reproduire la classe scolaire

Il serait illusoire de reproduire la classe scolaire. Il faut plutôt réduire les périodes d’apprentissage, disent les spécialistes. Alice, 42 ans, est maman d’une fillette de 6 ans et demi et d’un garçon de 3 ans. Avec son compagnon, ils sont quatre à être confinés. Elle dit : « En gros, il faut compter au moins trois ou quatre matinée si on compte les classes virtuelles : même un enfant de 6 ans et demi n’est pas autonome face à un écran. Il y a beaucoup de choses de proposées par les maîtresses tellement que les parents s’y perdent. Personnellement, journaliste pigiste, ne ne peux bosser que le soir. Déjà que c’est difficile de gérer deux enfants confinés avec soi à la maison, sans pouvoir sortir et en bossant à côté… »

Les enfants d’Alice. Ph. DR.

Elle ajoute : « Malgré tout, je le vois dans la classe de ma fille, certains parents en demandent encore davantage ! » Il y a les deux aspects : « Certains parents trouvent qu’il n’y a pas assez de travail proposé à la maison alors que d’autres ne savent même pas utiliser un drive et culpabilisent sans doute à ne pas avoir fait faire tous les exercices à leurs enfants. » Elle conclut : « Les instits m’ont dit qu’il ne fallait pas forcer les enfants à travailler. Que le retard sera rattrapé en fin d’année ou à la rentrée. Mais pour des plus grands qui doivent faire des contrôles et des devoirs notés, la pression doit être plus grande, même si les enfants sont plus autonomes ». 

J’ai écrit aux profs de mon fils. Ils m’ont tous répondu gentiment qu’ils comprennent très bien la situation. Et que l’on fasse ce que l’on peut. »

Audrey Vedel

Audrey Vedel, 41 ans, est attachée d’administration à la DRH de l’hôpital de Sète. « C’est la galère ! Tout mener de front quand on travaille – et je travaille beaucoup à l’hôpital – c’est impossible. » Ses deux enfants sont scolarisés dans le privé, ils ont beaucoup de devoirs à la maison. « Paradoxalement, mon garçon de 8 ans, Baptiste, en CE2, est davantage autonome que son aîné, Louis, 11 ans, en sixième. Moi, je bosse deux jours en télétravail. J’ai cru tout pouvoir mener en même temps. En vain. »

Audrey Vedel et ses deux enfants. DR.

Les difficultés s’amoncellent pour le jeune Louis. « Pour le cadet, j’imprime tout. Il n’y a pas beaucoup de choses nouvelles ; il se débrouille à peu près seul – sauf pour la dictée – et je corrige ensuite. En sixième, le grand apprend, lui, des choses vraiment nouvelles : en maths, par exemple, c’est la proportionnalité qu’il n’a pas encore vue en classe (!) Et puis il y a toutes les matières à travailler : anglais, français, dessin, musique, etc. Je l’aide quand j’ai le temps sinon le week-end on « bouffe » des devoirs, exercices et leçons… » Du coup, un jour elle s’est résolue à envoyer un mot aux profs. « C’est une masse de travail normale pour un élève… en classe sept heures par jour ! Ils m’ont tous répondu gentiment qu’ils comprennent très bien la situation. Et que l’on fasse ce que l’on peut. »

Les maîtresses de l’école de ma fille ont, après sondage, repensé l’organisation avec les classes virtuelles plus courtes et moins fréquentes avec un créneau pour les problèmes particuliers et une « récréation virtuelle » où les enfants se voient pendant trente minutes… »

Et la classe en vidéo qui existe, mais de façon parcellaire, n’est-ce pas une solution à généraliser (lire l’interview de la rectrice d’académie ci-dessous) ? Les enseignants y sont libres de choisir pour certains cours la classe virtuelle. Une enseignante du premier degré est d’emblée critique : « Les maîtresses ont insisté : de toute façon le retard sera rattrapé que ce soit en fin d’année ou en début de CE1. Pour les CP finalement l’important est de compter et de continuer d’apprendre à lire. Les classes virtuelles sont assez déstabilisantes et cela ajoute une heure d’écran et ce qui va avec… Certains enseignants utilisent zoom pour recréer une classe virtuelle. » Cette application n’est pas labellisée par l’Education nationale et s’utilise un peu sauvagement par certains enseignants…

Alice, elle, précédemment citée, maman d’une fille de 6 ans et demi et d’un garçon de 3 ans, renchérit : « Les maîtresses de l’école de ma fille ont fait un sondage auprès des parents et ont repensé l’organisation dès cette semaine avec les classes virtuelles plus courtes et moins fréquentes avec un créneau spécial pour les problèmes particuliers et une « récréation virtuelle » pour que les enfants puissent se voir par écrans interposés pendant trente minutes. L’appli de maths, elle, est limitée en temps pour éviter la surconsommation d’écrans. C’est mieux pour les parents et les enfants. Et il y a moins d’exigence sur ce qui doit être fait à la maison. »

La gestion d’une classe est complexe et ne peut malheureusement pas se faire à distance » 

Une autre maîtresse d’école, Anna (prénom d’emprunt), pose ce postulat : « La classe en vidéo, ce n’est pas vraiment possible en primaire. Ce type d’enseignement s’appelle de l’enseignement frontal. C’est-à-dire que l’enseignant dispense à toute la classe de la même manière une même leçon. En réalité dans une classe, il y a une telle diversité qu’on fait ce qu’on appelle une pédagogie différenciée. Certes, la leçon est commune à tous mais elle est adaptée selon les besoins de chacun. L’enseignant va se déplacer entre les bureaux, intervenir auprès d’un petit groupe, laisser en autonomie ceux qui auront bien compris et pourront faire des exercices seuls. »

Anna précise : « La gestion d’une classe est complexe et ne peut malheureusement pas se faire à distance. Ce qui me semble problématique c’est le sens même de la continuité pédagogique qui n’est tout simplement pas possible si on se calque sur ce qu’auraient fait les enfants en classe en temps normal. Là, tout le monde est dépassé. Les enseignants répondent aux ordres de la hiérarchie. Les parents se débrouillent comme ils peuvent. C’est le bordel quoi ! Rien n’a bien entendu été préparé quoique monsieur le ministre ait pu prétendre… »

Je donne volontairement beaucoup de boulot à faire et je mets les parents à l’aise : ils peuvent piocher dans tout ce que je donne. De toute façon ça sera revu en classe. Mais ces devoirs structurent la journée »

Audrey Richard, enseignante à Montpellier.

Maman de quatre enfants, dont une en CE1, et enseignante elle-même pour une classe à trois niveaux, CP, CE1 et CE2, à Montpellier, Audrey Richard, 46 ans, supporte une double lourde casquette. « Je ne suis pas en surmenage. Mais le temps de préparation est très important, dit-elle. Cela me prend une bonne partie de la journée. Il faut que je sois très explicite : on ne peut pas répéter comme dans une « vraie » classe. Il faut trouver des exercices et des astuces pour les faire progresser. Les CP n’ont pas encore appris tous les sons pour la lecture… Je ne bosse qu’avec ma boîte mail académique. »

Cette enseignante confirmée ajoute : J’envoie du boulot jour après jour. Et le soir des petits défis pour des activités scolaires plus ludiques. Je pense aussi à des exercices qui peuvent se réaliser sans recourir à une imprimante. » Cette enseignante pointe : « Je donne volontairement beaucoup de boulot à faire et je mets les parents à l’aise : ils peuvent piocher dans tout ce que je donne. De toute façon ça sera revu en classe. Mais ces devoirs structurent la journée. Si je donne six activités, cela en fait trois le matin et autant l’après-midi. »

Il est sain que les parents fassent faire un stop dans les devoirs. Sinon, on va dégoûter les enfants et épuiser les parents »

Alexis Gigord, coordinateur académique Snuipp

De son côté Alexis Gigord, coordinateur académique du Snuipp, principal syndicat enseignant du 1er degré (maternelle et élémentaire) explique que « les instits ont du mal à doser. Ils ont envie de bien faire mais ils le font aussi en prévision du fait que les parents feront des choix. Or, effectivement, la classe à la maison ce n’est pas comme en classe. On a beau multiplier et créer les supports, certains se disent en surmenage ; ce qui est paradoxal alors que l’on est presque tous à la maison. Mais on déborde tous de nos horaires. » Et le lien avec l’école se distend : « Sur mes 29 élèves, il y en a 15 avec qui j’échange régulièrement ; 7 ou 8 qui le font seulement par intermittence. Les autres, on a beau les relancer, ils ne répondent jamais… »

Il concède : « Les enfants ont un programme parfois trop chargé à la maison. Il est sain que les parents fassent faire un stop dans les devoirs. Sinon, on va dégoûter les enfants et épuiser les parents. La classe virtuelle ? Encore faut-il qu’il y ait une bonne connexion internet pour cela et les équipements vidéo qui vont avec. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les écoles du premier degré. Ni dans tous les collèges : celui de Saint-Jean-de-Védas où j’exerce n’a pas cette possibilité de classe en vidéo. » Il pointe un autre problème. « À l’occasion de ce confinement, on mesure vraiment l’importance de la fracture numérique. Nombre de familles, quand elles en ont, n’ont pas plusieurs ordinateurs ; certaines n’ont pas d’imprimantes ou de cartouche d’encre. L’un de mes collègues n’a en tout et pour tout pour sa famille qu’un seul ordinateur et une mini-tablette… »

En profiter pour partager d’autres apprentissages

Ce n’est pas l’école qui est obligatoire mais l’instruction. Ce postulat date de Jules Ferry, en 1882. Depuis, les spécialistes de l’éducation savent que la traditionnelle et marginale école à la maison n’est pas un repli sur soi mais que cette pratique se conjugue justement avec une ouverture au monde qui n’est pas possible actuellement. Cette stricte école à la maison qui nous est imposée pour des raisons sanitaires est un changement brutal qui renforce les inégalités au risque d’un sérieux décrochage.

Cette situation singulière supprime nos rapports sociaux. Il faut donc les suppléer en multipliant les contacts numériques avec les autres. Et enseigner d’autres choses à nos enfants. Quand on fait de la pâtisserie avec son enfant, on lui apprend, sans tableau noir, beaucoup de choses qui lui serviront plus tard. Dans une recette de pâtisserie, il y a les poids, les proportions, la règle de trois… On apprend à planifier. En assouplissant les horaires stricts de l’apprentissage scolaire, on peut en profiter pour augmenter les savoirs et les centres d’intérêts. Ce qui est d’ailleurs vrai pour tous.

Olivier SCHLAMA

Sophie Béjean, rectrice de l’académie de Montpellier : « Je comprends les parents »

Dans un entretien à Dis-Leur, Sophie Béjean salue l’engagement des enseignants et convient de créer une vraie organisation à la maison tout en expliquant qu’il convient « de ne pas être trop exigeant ».

« Tous les personnels et enseignants de l’académie de Montpellier sont mobilisés et je les en remercie. Je salue leur engagement. Nous nous sommes mobilisés en amont, depuis le 9 mars dernier, où j’ai créé une cellule de continuité pédagogique. Nous avons donc pu anticiper autant que faire se peut en équipant toutes les écoles de la plate-forme ENT dont un tiers n’en étaient pas encore équipées. Nous l’avons fait en un temps record : 48 heures. » De quoi transmettre courriels, documents et liens divers. « Parallèlement, nous avons organisé un maillage territorial avec des référents numériques et des conseillers pédagogiques pour délivrer cet enseignement à distance et aider les instits. »

Cela dépend du niveau et des enfants. Mais on peut à titre d’exemple conseiller de travailler une heure et faire une pause »

Sophie Béjean rectrice de l’académie de Montpellier. DR.

« Je comprends parfaitement les parents. Cela nécessite du temps et une vraie organisation dans la journée. Je ne les invite pas à être des profs à la maison mais d’accompagner leurs enfants avec lesquels il ne faut pas être trop exigeants. » Quels conseils délivre-t-elle ? « Cela dépend du niveau et des enfants. Mais on peut à titre d’exemple conseiller de travailler une heure et faire une pause. Les enseignants ont voulu bien faire et sont inquiets. Ils ont donné pas mal d’exercices que, parfois, on ne peut pas réaliser d’un coup. Il faut de l’adaptation. »

La rectrice poursuit : « La première semaine, les enseignants ont pas mal donné de devoirs ; la deuxième semaine, il y en a eu moins. C’étaient les consignes des inspecteurs d’académie ainsi que d’adapter le rythme. Il faut aussi tenir compte des conditions de travail des élèves à la maison. Parfois, il n’y a qu’un seul équipement numérique pour toute la famille qui comporte une fratrie. Il faut assurer une continuité pédagogique avec bienveillance. Ce qui ne veut pas dire ne rien faire ! Mais tenir compte des conditions réelles. Les profs peuvent aussi s’appuyer sur des ressources de grands medias comme France 4 (la Maison Lumni) Arte ou Radio France qui diffusent des programmes pour les élèves y compris pour ceux en primaire.

Il faut des temps réservés au travail de l’enfant et à celui des parents… »

La rectrice d’académie ajoute : « Pour les parents, il faut beaucoup d’organisation familiale surtout si l’on est en télétravail. » Elle préconise « des temps réservés au travail de l’enfant et à celui des parents. Pour les enfants, cela peut être aussi le moment d’apprendre un peu l’autonomie pour certains exercices, par exemple le dessin, et montrer comment on peut exprimer sa créativité. » Sophie Béjean ajoute : « Il faut que l’élève reste dans une dynamique d’une continuité pédagogique ; qu’il consolide ses apprentissages et les complète ; qu’il continue à apprendre, à réfléchir et à raisonner. »

Pas de déconnexion pendants les vacances de Pâques

Ph. O.SC.

D’ailleurs, les élèves continueront de le faire pendant… les vacances de Pâques. Le ministre de l’Education nationale a évoqué l’hypothèse d’un retour à l’école le 5 mai mais qui pourra le cas échéant être repoussé, en fonction de la pandémie. Sophie Béjean dit : « Il faudra préserver pour tous un temps de vacances où, dans l’organisation de la journée, on soufflera. Et en même temps il faudra maintenir un lien pédagogique. Les vacances confinées ce n’est pas confortable. Il vaudra mieux se connecter aux grands medias que regarder « Netflix ». En clair, pas question de « déconnecter totalement. J’ajoute que pendant les vacances il y aura des stages de réussite et de soutien scolaire. »

Sophie Béjean précise que « le primaire dispose d’un petit outil interactif mis en ligne par le CNED qui donne certes des conseils aux enseignants, y compris en vidéo, mais aussi aux parents. L’enseignant peut ensuite valider également d’autres ressources sur le site de Maclasse.fr, onglet conseils aux professeurs. On y trouve des exercices ludiques d’une ressource nationale. C’est grâce à l’enseignant que les parents reçoivent des identifiants et peuvent s’y connecter », poursuit Sophie Béjean, « il existe les classes virtuelles. Là, c’est le prof qui l’organise et invite les élèves en visioconférence. Il y en a beaucoup, de tous niveaux sur des plages horaires définies et limitées. Ce temps-là est intéressant », précise-t-elle.

Centaines d’ordinateurs, tablettes et kits pédagogiques

Pour parfaire cette nouvelle organisation, le rectorat de Montpellier est en train de distribuer des centaines d’ordinateurs et de tablettes aux familles défavorisées, grâce à un partenariat avec des conseils départementaux, la Région Occitanie et des privés. Ces outils informatiques seront complétés par des « pochettes pédagogiques, avec des documents papier. Là où les familles sont en zone blanche, c’est-à-dire sans internet. C’est le cas en Lozère, notamment, où nous livrons ces pochettes destinées aux familles dans les mairies via la Poste. C’est une façon de combler la rupture d’égalité numérique. Et d’aider les enfants de milieux défavorisés. Quelque 1 500 enfants notamment des collégiens en zone d’éducation prioritaire pourront avoir besoin de cette distribution de cours et d’ordinateurs. »

Propos recueillis par Olivier SCHLAMA

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