Le paradoxe n’est qu’apparent. “On entend souvent : ces enfants-là ne parlent pas français à la maison, comment peuvent-ils être bons en français en classe et bien travailler à l’école ? En fait, c’est faux”, affirme, études à l’appui, la Sétoise Florence Guiraud, enseignante, formatrice et chercheure du projet européen LIStiac qui a expérimenté, avec succès, ateliers et travaux sur les langues dans dix classes de l’académie de Montpellier. Professeur des écoles, Magali Llopis confirme : “Au final, on apprend tous mieux le français. On ne fait plus qu’un…”

Le ministre de l’Éducation nationale a précisé le calendrier de la réouverture des classes. De nombreux enseignants, parents et élus montent au créneau. Une visio-conférence se tenait ce mardi depuis le rectorat où la question des conditions sanitaires préalables a été longuement abordée. Les syndicats d’enseignants n’excluent pas de faire jouer le droit de retrait.

Depuis le 16 mars, les écoles sont fermées, coronavirus oblige. Depuis, les enseignants s’escriment à donner exercices, devoirs et activités par le biais d’internet. Dis-Leur publie des témoignages de parents et d’instits frôlant parfois le surmenage. Dans un entretien à Dis-Leur Sophie Béjean, rectrice d’académie, dit les comprendre. Et annonce la distribution de centaines d’ordinateurs et de kits pédagogiques aux enfants défavorisés.