A la ferme du lycée agricole de Pamiers (Ariège), la finale régionale Occitanie a réuni plus de soixante-dix d’élèves, âgés de 16 à 24 ans, issus des établissements d’enseignement agricole du territoire. Six d’entre eux seront en lice pour conquérir le titre de “Meilleur Jeune Berger de France 2024”, lors de la finale nationale, le samedi 24 février au Salon International de l’Agriculture à Paris.

“Sensibiliser à l’alimentation responsable et à l’agriculture durable, faire intervenir les professionnels locaux dans les écoles pour échanger et susciter la curiosité pour les produits de notre territoire…” C’est le projet porté par le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) du Bassin de Thau (Hérault). Faire les premiers pas pour devenir des adultes plus respectueux de la planète, ça commence en 2024 !

Pour garder vivace cette agriculture proche du consommateur, Sébastien Albouy défendra l'idée d'une mutualisation des forces logistiques au 1er Forum des circuits courts, le 7 novembre, au conseil départemental qui a déjà créé des outils performants pour mieux structurer la filière à l'heure où il lance un ambitieux plan départemental alimentaire, notamment auprès de la restauration dans les collèges.

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Malgré une légère hausse, la féminisation de l’agriculture n’a pas véritablement progressé ces dernières années, en Occitanie comme ailleurs. Jusqu’au 7 octobre, l’association “Les films Hector-Nestor” propose une série de projections-rencontres autour du film “Croquantes.” Prochains rendez-vous dans le Gard, l’Aveyron, l’Hérault, le Lot et l’Aude.

Alors que la consommation de bio en France connaît un ralentissement important, l’objectif est de soutenir les producteurs régionaux. En parallèle, des mesures nouvelles seront mises en œuvre pour relancer la distribution et la consommation de produits bio et ainsi garantir la pérennité de cette filière majeure pour l’agriculture d’Occitanie

Spécialiste de l’agroécologie, Emmanuel Torquebiau est chercheur émérite au Cirad de Montpellier. Il explique en quoi le moment est charnière, pris en étau par ce qu’il appelle des “coups durs”, ces “crises” environnementales répétées, incendies de 2022, sécheresse et la canicule historique en 2023. Des crises peut-être, finalement, salutaires “pour une prise de conscience collective”.

Professeur d’économie à l’université de Montpellier, le Sétois Olivier Torrès a avec son observatoire Amarok inventé un outil statistique pour évaluer la santé et le risque d’épuisement professionnel des agriculteurs de façon globale en tenant compte des facteurs de stress mais aussi des éléments de satisfaction. Une expérimentation avec notamment la Mutualité sociale agricole du Languedoc a déjà donné de bons résultats. Olivier Torrès est déjà à l’origine de la possibilité inscrite dans la loi pour les services de santé au travail de s’intéresser à la santé des chefs d’entreprise.

Selon le ministère de l’Agriculture, “la situation sanitaire au regard de l’influenza aviaire (…) a empiré au cours des dernières semaines.” Plus de la moitié des foyers en élevage sont concentrés dans la région Pays de la Loire ainsi qu’en Vendée et dans le Maine-et-Loire. Si l’Occitanie semble relativement épargnée, la situation n’en demeure pas moins préoccupante, avec plusieurs foyers détectés notamment dans le Gers.

La Chambre Régionale d’Agriculture d’Occitanie (CRAO) qui tenait session à Toulouse, a organisé une table ronde sur le thème : “Agissons pour la mobilisation des ressources en eau.” A cette occasion, la CRAO a proposé la création d’une cellule opérationnelle pour l’étude et le suivi d’une liste de “projets hydrauliques structurants ou individuels.” Un sujet essentiel, non exempt de polémiques…