(Avec Vidéo). L’Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées a lancé 9 G, un réseau de bénévoles qui signalent la présence de l’ours. Pas plus tard que mardi, un plantigrade s’est attaqué à une ruche en présence d’un agent de l’OFB ! Magali Lacube, qui faisait aussi partie de la délégation d’études de l’ours en Italie, réclame, après Christine Téqui, une régulation de l’animal.

Forte des enseignements d’un voyage d’étude dans le Trentin, en Italie, où l’on peut désormais abattre des ours, sous certaines conditions, la présidente du département, qui participe à deux réunions publiques sur la cohabitation avec le plantigrade, monte au créneau. Et demande à l’État de prendre ses responsabilités.

Recouvrir une partie de cette étendue d’eau de panneaux photovoltaïques pour vendre de l’électricité et remplir les caisses du Syndicat des irriguants, principalement agriculteurs pour lesquels ce lac est un outil de travail. Habitants, élus, Parc naturel et département ne l’entendent pas de cette oreille : le lac artificiel a pris toute sa place dans la nature environnante, servant autant les baigneurs, promeneurs que les pêcheurs. Ce projet qui créerait un précédent pose une question essentielle : des panneaux solaires, jusqu’où ?

D’ici un an, huit stations, considérées comme indispensables à l’économie locale, seront réunies dans un syndicat unique pour pouvoir mener à bien les investissements nécessaires vers une transition quatre saisons. Le tour de table d’un plan de 78 M€ a été bouclé entre les différentes collectivités et la Région Occitanie. C’est ce qu’explique Alain Naudy, vice-président du département et président de la communauté de communes de Haute-Ariège.

{Avec vidéo}. L’Ultrariège, qui traverse les Pyrénées Ariégeoises, est le symbole de l’engouement hors normes pour les courses pédestres ultimes popularisées par la star Kylian Jornet. Pour l’anthropologue Abdu Gnaba, il s’agit d’un “appel de la nature, à la Jack London. Qui va chercher en soi la volonté de redevenir sauvage.” Attention, toutefois, à la “disneylandisation” de la discipline.

La “Niaux”, disent les autochtones qui personnifient la grotte comme si elle était de la famille. Son Salon Noir est d’une beauté rare. Sous-estimée. Lampe en main, on s’y enfonce à la manière de ses premiers explorateurs. Le chemin – en prise directe avec l’histoire de l’humanité – est peu aménagé et, dans ce boyau, où la magie opère toujours, sont nées les premières spiritualités…

“C’est l’endroit du subversif !” Permettant d’exprimer à l’origine ce qui était tabou, elles ont été inventées il y a plus de 4 000 ans en Asie. Quarante-six compagnies animent, du 3 au 6 août, le deuxième festival de marionnettes le plus couru de France qui rend compte du monde d’aujourd’hui. Pour sa 35e édition, le thème de la folie est le fil rouge du festival MIMA enrichi de concerts, débats, ateliers, marché de créateurs…

L’Ariège a ajouté deux sites remarquables à son riche catalogue dès le 1er juillet : la plus grande carrière de talc au monde à Luzenac et la visite d’une centrale hydroélectrique, à Orlu. “L’idée, c’est d’exploiter le tourisme industriel que l’on a appelé ici Vallées Ingénieuses pour montrer le génie des hommes ; comment celui-ci a développé les atouts que la montagne lui a donnés”, explique Alain Naudy, président de la communauté de communes de la Haute-Ariège.

Centres ou maisons de santé dans les déserts médicaux : les magistrats de la chambre régionale des comptes ont, et c'est une première, évalué ces alternatives pour un meilleur accès aux soins. Ils ont relevé de nombreux points positifs ainsi que des écueils à dépasser. L'enquête, qui n'évoque pas le plan de création de centres de santé par la Région Occitanie, postérieure, fait partie d'une enquête plus vaste, nationale, sur les soins de recours dans l'Hexagone. Instructif.

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C’est un cas unique en France, “une découverte assez extraordinaire”, qualifie Pauline Chaboussou, conservatrice-adjointe du département de l’Ariège. Et elle concerne une paire de skis alpins quasi centenaire ayant appartenu à un soldat catalan du Batallón de Montaña Pirenáico, camp républicain de la Guerre civile espagnole, 1936-1939. Une expo franco-espagnole avec des objets historiques est en gestation.

Pas de place à la gnangnatisation qui colonise toute la société. À l’agence de développement touristique, la nouvelle directrice a initié un travail de fond : ateliers, synergie, écoute, yoga… Et même la prise en compte projets proposés par des salariés. Cette nouvelle stratégie managériale “apporte avant tout du confort. Et de la performance. Il y a davantage d’investissement des agents et des initiatives…” confie Justine Garcia, arrivée il y a un an. Un exemple.

“Bouge ton CoQ !” est un mouvement citoyen et solidaire, qui a pour ambition d’aider et d’unir tous ceux qui font vivre cette France dite “périphérique”, ces “territoires” où l’on “sait vivre les uns avec les autres, là aussi où nous voudrions tous vivre, si nous le pouvions…” Nouvelle étape, l’ouverture d’une épicerie participative à Brie (Ariège), la douzième en Occitanie.

Longtemps, l’Ariège fut frileuse sur le développement du tourisme. De plain-pied dans le 21e siècle, elle développe des stations le plus écolo possible et s’appuient sur la préservation du patrimoine et de la biodiversité pour rester une référence du ski nordique et devenir celle du VTT, de la rando, etc. Avec comme symbole, un bâtiment “exemplaire” de 2 000 m2, labellisé Néowatt, s’inspirant d’une cabane de berger, qui cumule, sur le plateau de Beille, toutes les promesses : murs en pierres et bois locaux biosourcés ; toit végétalisé ; chaudière à bois… Reportage.

Ambulances, véhicules, l’équivalent de 180 palettes de matériels, vêtements, outils… La mobilisation de mécènes, associations, entreprises et deux départements d’Occitanie a suscité un élan de solidarité exceptionnel. Coordonné par l’association Narbonne Ukraine Solidarité, le convoi partira dimanche 13 novembre de Narbonne pour Mykolaïv.

Alors que la canicule historique est le grand absent des législatives, sur le terrain, des innovations se mettent en place. Choisi dans le cadre d’un programme européen, Le Parc naturel des Pyrénées Ariégoises, qui lance une démarche participative auprès des Ariégeois, développe les solutions d’adaptation au changement climatique fondées sur la nature. Recréer un méandre pour atténuer les crues ; planter des fruitiers pour détourner sangliers et cervidés d’une flore vulnérable ; conserver des sapinières en bonne santé ; créer des vergers à graines ou encore recourir à une exploitation douce des forêts…

C’est une première en France. Ce mardi, doit être présenté officiellement le projet de réserve naturelle, qui pourrait voir le jour en 2024, reliant 28 sites, principalement des grottes, aux curiosités vernaculaires et abritant des animaux rares. Principalement dans le périmètre du Parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises. Au menu, conservation et valorisation de ces sites uniques.