Face au fléau de la prolifération des lapins de garenne dans douze communes du département, le préfet de l’Hérault a adressé un courrier aux maires de ces localités, dans lequel il les exhorte à prendre des mesures en urgence.
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Alors que le Salon de l’agriculture commencera ce samedi 24 février à Paris, “la colère est toujours là” chez les agriculteurs. Comme le montrent des actions ponctuelles, par exemple dans le Gers ou les Hautes-Pyrénées, mais aussi dans le Gard où des produits étrangers (en particulier d’Espagne) ont été brûlés sur le parking d’un supermarché. En Occitanie, l’AOP Roquefort veut croire en l’avenir, mais comme toute la production agricole française, ce produit d’exception reste menacé.
L’Occitanie est au coeur de la Grande Jacquerie de 2024. Le blocage, depuis plusieurs jours, de l’A64 entre Toulouse et Saint-Gaudens à hauteur de Carbonne en est l’image la plus médiatisée. Mais de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Orientales (avec des blocages sur l’A9) en passant par le Gers, l’Ariège ou le Gard, la région est en effervescence. Les agriculteurs attendent que le Premier ministre Gabriel Attal (qui recevait lundi soir la FNSEA) vienne à leur rencontre.
Vivre de son potager, avoir une basse-cour, un verger, faire de la récup’, couper du bois… La sociologue Toulousaine Fanny Hugues, qui a enquêté dans plusieurs départements dont l’Ariège et le Tarn, les appelle les “modestes économes”. Elle évoque des modes de vies spécifiques, des réseaux d’entraide très répandus.
La reprise (+ 18 %) aurait pu être plus importante en 2022 si l’ensemble des embauches avait pu se réaliser. Coût des matières premières et difficultés d’approvisionnement ont aussi freiné l’activité. Le spatial a, lui, marqué le pas. La filière compte 159 600 salariés (+ 4 %) dont six sur dix sont dans l’aire d’attraction de Toulouse. Les perspectives d’avenir restent favorables.
Le mois de novembre est dédié à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Pour l’occasion, focus sur les Coopératives d’activité et d’emploi (CAE), un modèle d’entrepreneuriat perçu comme un rempart à l’uberisation et l’auto-entrepreneuriat avec l’exemple de Régate et Régabât qui compte près de 25 ans au service des entrepreneurs Tarnais. Un mot aussi des actions menées par le Sicoval (sud-est toulousain).
Sur 174 villages labellisés, 54 sont situés en Occitanie dont les réputés Saint-Guilhem-le-Désert ; Conques ; Cordes-sur-Ciel ; Eus ; Gordes ; la Couvertoirade ; Saint-Bertrand de Comminges… Claude Ferrer, maire de Prats-de-Mollo, se dit “fier et heureux d’avoir obtenu ce label qui va nous donner de la visibilité et passer un cap au niveau de la fréquentation touristique”.
Inflation des prix, de l’énergie, défaillances qui s’accélèrent… C’est une année de défis pour les 3,6 millions d’entreprises. Le Toulousain Alain di Crescenzo, “optimiste” mais pragmatique, explique pourquoi le réseau des 121 CCI est l’interface naturel et volontariste pour aider efficacement les PME. Et accompagner le vaste plan de l’Etat, France 2030, de transformation de l’économie tout en étant au plus près des territoires et des écosystèmes”.
Egee, vénérable association reconnue d’utilité publique, 100 % bénévole et bienveillante, peu médiatique, affiche une efficacité reconnue depuis tout juste 40 ans. Accompagnant étudiants, demandeurs d’emploi ou créateurs d’entreprise pour leur éviter les chausses-trappes. Elle est particulièrement active dans la région.
Carole Delga, présidente de la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée a présenté le budget de l’institution pour 2023. Sur un total de près de 3,7 milliards, la priorité ira aux transports, à l’économie (dont l’emploi) et à l’éducation. Un budget présenté comme “puissant pour les habitants et le climat.”
Selon l’organisme de recouvrement des cotisations, l’Urssaf, la région a bien résisté à la crise, jusqu’au 2e trimestre. “Dans l’ex-Languedoc-Roussillon, explique Noémie Joubert, on avait perdu 18 000 emplois pendant la crise. Non seulement ils ont été récupérés mais on en a créé 17 000 de plus !” Le secteur le plus porteur ? “Hôtellerie café, restauration.”
Depuis Montpellier, les chercheurs du seul Laboratoire d'excellence de l'Hexagone dédié à l'entrepreneuriat ont rendu un rapport inédit. Il y a une hausse continue de créations d'entreprises, c'est même un choix de carrière. Mais entreprendre, c'est souvent une décision par défaut. Et il y a loin de l'intention de créer sa boîte, importante, à franchir le pas, faible. Enseignant en sciences de gestion à l'université de Montpellier, Karim Messeghem, co-auteur de ce rapport, décrypte aussi les freins à l'entreprise au féminin.
Marqueur fort de l’économie touristique dans les deux grandes métropoles régionales : Toulouse et Montpellier, le tourisme d’affaires contribue à booster l’industrie de l’hôtellerie – restauration et la filière événementielle en semaine et hors vacances scolaires. Il avait, cette année, posé ses valises au Domaine de Verchant, en périphérie de Montpellier.