En Occitanie, à peine six d’entre-elles sont dédiées à des publics en difficulté, dont une vient d’ouvrir à Perpignan et une 7e est envisagée à Béziers. Grâce à une pédagogie adaptée, le permis y est synonyme d’inclusion alors que, plus largement, un quart des Français sont sans solution de déplacement. Thomas Chevillard, président de Mob’In France, dit : “Cela peut n’être que le dernier étage d’une fusée pédagogique.” Et les besoins sont importants.

Présidée par Carole Delga, présidente de la région Occitanie, la société qui préside aux destinées de la ligne nouvelle a été créée. Si tout va bien, le tronçon Montpellier-Béziers sera mis en service en 2034 moyennant 2 milliards d’euros, payés à 40 % par les collectivités. Quant aux réserves et recommandations de la commission d’enquête, SNCF Réseau s’engage à apporter réponses et solutions. La seconde phase vers Perpignan fera d’abord l’objet d’une concertation pour une enquête publique en 2028.

Les élus d’opposition et la vice-présidente de la Région, Agnès Langevine, sont déjà montés au créneau. C’est désormais Dominique Sopo, président de SOS racisme, qui demande au préfet contre, selon lui, “l’illégalité” d’une délibération qui met à l’honneur un dirigeant de l’OAS. Pour Louis Aliot, “nous sommes une ville qui entretient avec cette mémoire-là des liens particuliers…”

Un séisme. Louis Privat, fondateur du plus grand restaurant de France, en fin de bail, révèle qu’une partie de son établissement appartenant au Grand Narbonne est “insalubre”. Face au refus des travaux, sa décision de partir est actée mais le lieu qui accueillera tout un pôle touristique en plus de sa table, n’est pas encore choisi. Le “centre du monde” lui tend les bras. Didier Mouly, président du Grand Narbonne, comme son vice-président, se refusent à tout commentaire.

Du 27 juin au 3 juillet, se tient la première édition du festival Nostre Mar à Perpignan, Argelès-sur-mer et Rivesaltes organisé par SOS Racisme. Concerts, débats, conférences, marche des fiertés… Une réponse “plus globale”, comme l’explique l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême-droite, aux trois jours de commémoration par le Cercle algérianiste des 60 ans de l’exode des pieds-noirs d’Algérie. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, renchérit : “Soixante ans plus tard, il est temps de construire un rapport serein à ce passé-là…”

Retenue dans le cadre du plan de relance, LCS Groupe-Maillot Français, société de sérigraphie et de vêtements sportifs, pour certains recyclés, va investir 2 M€ pour créer une manufacture à Perpignan, à contre-courant du marché du textile, tourné à 97 % vers l’importation. En doublant le nombre de ses salariés et en triplant sa production en trois ans. Le tout, en étant une unité de production éco-responsable.

Sergio Higuita (Bora Hansgrohe) a remporté la “Volta Ciclista a Catalunya 2022” à l’issue d’une étape finale avec départ et arrivée à Barcelone et fin sur le circuit de Montjuïc, où Andrea Bagioli (Quick-Step Alpha Vinyl Team) s’est imposé. Richard Carapaz (Ineos Grenadiers) et Joao Almeida (UAE Team Emirates) complètent le podium final de cette 101e édition.

Guerre en Ukraine, recherche de l’indépendance énergétique, présidentielle… Le cocktail a eu raison des atermoiements. Personne ne s’attendait à une décision aussi rapide. Deux parcs d’éoliennes flottantes géantes – hautes comme la Tour Eiffel ! – pousseront au large de Port-la-Nouvelle (Aude) et de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) avec l’ambition de couvrir 10 % des besoins en électricité de l’Occitanie et de Paca. Si Macron est réélu, on déploiera ainsi 50 parcs éoliens en mer d’ici 2050.

À moins de trois mois de la présidentielle, Jean Castex, le Premier ministre et ex-maire de Prades (P.-O.), était à Narbonne et Gruissan ce samedi pour signer un protocole financier sur la LGV, distribuer une autre enveloppe financière pour les petites lignes et une troisième, en présence de Didier Codorniou, à Gruissan, sur le plan Littoral 21.

Entre 2013 et 2019, notre région a accueilli, en moyenne, 41 600 habitants (l’équivalent de Castres ou Albi), avec un fort tropisme pour Montpellier et Toulouse. Ce qui compense un solde naturel -différence entre décès et naissances – parmi les plus faibles de France. Quatre des treize villes de plus de 40 000 habitants perdent de la population : Sète, Nîmes, Perpignan et Albi.