En 2019 en Occitanie, “les femmes sont peu nombreuses” dans les fonctions à responsabilités, dans le privé comme dans le public, constate l’Insee. L’accès des femmes à ces fonctions progresse néanmoins avec la législation et l’arrivée des jeunes générations. Pour Hervé Le Grand, “C’est une situation très structurelle qui évolue très lentement dans la société”.

En Occitanie, près de 60 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, selon l’Insee. Et 30 % des nouveaux habitants arrivent en devenant propriétaires. Mais plus on s’approche des capitales régionales plus c’est mission impossible. À Montpellier et Toulouse, près des trois-quarts des couples, selon le portrait-type de l’Insee, n’ont pas d’autre choix que de rester locataires.

Entre 2013 et 2019, notre région a accueilli, en moyenne, 41 600 habitants (l’équivalent de Castres ou Albi), avec un fort tropisme pour Montpellier et Toulouse. Ce qui compense un solde naturel -différence entre décès et naissances – parmi les plus faibles de France. Quatre des treize villes de plus de 40 000 habitants perdent de la population : Sète, Nîmes, Perpignan et Albi.

Un logement sur sept est une résidence secondaire en Occitanie qui compte 551 000 pieds-à-terre, dont 113 000 dans l’Hérault. Le phénomène s’accélère avec la crise qui a débuté il y a deux ans. Avec un effet pervers : une tension induite sur le marché du logement. Pour tenter de contrer une spéculation foncière sans précédent, et aider les locaux à se loger, de plus en plus de villes ont décidé de majorer leur taxe d’habitation, à l’image de Sète ou Montpellier.

Crainte des transports en commun pendant l’épidémie, création de coronapistes à Montpellier et Toulouse, multiplication des aides… L’outil crée l’usage : l’Insee dénombre au moins 60 000 adeptes qui se mettent en selle pour aller au travail, avec davantage d’hommes que de femmes. Pour autant, il reste du chemin à parcourir hors des grandes agglomérations

En 2020, dans les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, les établissements appartenant à la filière aéronautique et spatiale perdent 8 800 salariés (hors intérim), ce qui représente une baisse de 5,5 % de leur effectif, annonce l’Insee. Coup dur pour un pilier de l’économie régionale qui avait reçu la visite du ministre en janvier dernier.

L’Occitanie, avec ses presque six millions d’habitants (5 986 000 exactement au 1er janvier 2021), devient la 4e région la plus peuplée de l’Hexagone, devançant désormais les Hauts-de-France. Attention, cette situation flatteuse est bancale. En 2020, le déficit naturel s’est amplifié. Il est de 5 000 personnes, s’accentuant au fil des ans. Les décès sont toujours en hausse et les naissance en baisse. Explications de l’Insee Occitanie.

Chute abyssale des chiffres d'affaires, défaillances... L'Insee a mené une étude inédite à l'automne sur 50 000 entreprises. Le tissu économique d'Occitanie, qui fait partie des quatre régions du Sud réunissant le plus de petites entreprises, a déjà été très touché lors du 1er confinement. Pas de bon augure pour le bilan à venir du second confinement.

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Selon l’Insee, sur 215 bassins de vie de notre région, 63 ont subi une perte brutale d’habitants. De 788 000, ils n’étaient plus que 645 000 en 2016. En cause, le déclin des fermes familiales et de certaines industries, notamment textiles : 37 000 postes ont aussi été perdus. “Ce ne sont plus les mêmes personnes qui y habitent. Il y a eu une profonde transformation de la société…”, explique Marie-Laure Monteil, responsable des études.

Hyper-attractive, l’Occitanie, entre 2012 et 2017, a vu sa population croître de 47 400 habitants en moyenne par an – qui tend cependant à décélérer – pour atteindre 5,8 millions d’habitants. Seules quelques villes moyennes – Sète, Alès, Carcassonne, Albi ou Tarbes perdent des habitants au profit de leur banlieue. Le département de la Lozère, lui, a stoppé la perte d’habitants et multiplie les actions.