Organisé à Foix, avec l’appui du Conseil départemental de l’Ariège, par l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, le séminaire “Etre femme maire en France et en Allemagne – Freins et poussées pour faire avancer la parité” a permis de déterminer urgences et priorités…
Elections
À l’occasion des récentes élections départementales, vingt femmes ont été élues à la tête de conseils départementaux en France, dont 5 en Occitanie. Un moment “historique” pour le présidente de l’Observatoire de la Parité, qui voit ici “l’effet d’entrainement, surtout entre les deux tours, suscité par la trajectoire de Carole Delga…”
C’est une obsession collective ! Les Français ont une fringale de prévisions météo fines près de chez eux. Comment l’expliquer ? Intolérance à l’imprévu, volonté de maîtriser le risque et son environnement… Sans parler des modifications de son humeur et de ses conséquences souvent avancées sur les élections.
En France, sur 155 candidatures à la présidence d’un Conseil régional, 46 sont portées par des femmes, soit 29,7 % de femmes en position de numéro un. En Occitanie, les chiffres sont légèrement supérieurs avec trois femmes sur neuf listes, soit 33,3 % : la présidente sortante Carole Delga (PS et alliés), Malena Adrena (Lutte Ouvrière), et Myriam Martin pour La France Insoumise.
Les maires étaient appelés à se prononcer. En France, ils ont majoritairement pour. Dans la Région, ils sont 64 % à vouloir que ces échéances électorales se tiennent en juin prochain, conformément au souhait de Carole Delga, présidente de Région. Les trois plus grandes associations d’élus dénoncent : “Le gouvernement a peur du verdict des urnes.”
Recrutement de 200 médecins et infirmières, augmenter le nombre de places dans les formations, construire ou agrandir 150 maisons et centres de santé, augmenter la place du bio dans les cantines, encourager les visites des médecins à domicile… La candidate PS à sa succession à la tête de la Région Occitanie a dévoilé ses premières propositions en matière de santé, “priorité de mon prochain mandat”.
On ne peut que le constater, la réussite des listes écologistes lors du second tour des municipales, le 28 juin dernier, n'a pas emporté l'Occitanie. Les maires déjà en place ont plutôt bien résisté, notamment à droite. Deux faits marquants : l'élection de Louis Alliot (RN) à Perpignan et du socialiste Delafosse à Montpellier.
A sept mois des municipales, des listes dites citoyennes se déclarent dans la région. Notamment #Noussommes, à Montpellier qui veut "créer un arc méditerranéen de listes municipalistes", avec l'Archipel citoyen à Toulouse, Nou-s à Perpignan et peut-être une autre liste à Montauban, etc. Le sociologue perpignanais Dominique Sistach décrypte ce phénomène. Slimane Rhany, de #noussommes, explique ses "urgences".