Dossier : La tradition du pain ne veut pas s’émietter

"Davantage que le vin, si tu veux comprendre la société française, commences à comprendre ce qui la réunit." Abdu Gnaba, ethnologue insiste : "Les émissions de cuisine marchent parce qu'il y a un pouvoir philosophique du manger et le pain en fait partie. On reconnait un Français à ce qu'il adore manger et quand il mange il parle de ce qu'il mange !" Photos : Olivier SCHLAMA

In panem veritas… La consommation de pain régresse en France. Trois fois moins qu’en 1950 ! Les raisons ne manquent pas : nouveaux rythmes sociaux, peur de grossir, alimentation qui s’est enrichie, etc. Pour que le pain, cet aliment qui tient une place si particulière au coeur de notre société, ait encore un bel avenir « il faut recréer ce désir du pain », insiste Abdu Gnaba, socio-anthropologue qui va publier un nouvel ouvrage sur ce qui est davantage qu’un aliment depuis dix millénaires.

« Les gens ne parlent pas du pain comme d’un aliment mais comme d’une histoire (…) On est dans une société où l’on nous explique ce qui ne va pas en nous donnant les raisons d’aller mal. Or, le pain met le sourire à tout le monde… » souligne le spécialiste. Et quel meilleur point d’observation des habitudes et des traditions alimentaires que celui du pain ?

Quel meilleur aliment à travers le prisme duquel s’analysent les modifications profondes de la société française ? C’est cet aliment avant tout culturel que l’ethnologue Abdu Gnaba a passé au crible de son analyse faisant émerger les mutations de la société et du lien social.

  • Dans ce dossier vous trouverez l’analyse de Valérie Mousquès-Cami. Secrétaire générale de l’Observatoire du pain, qui explique les raisons de la chute de la consommation du pain depuis 1950 qui a été divisée par trois. Avec des signes encourageants qui restent à confirmer. Dès lors que l’on est installé en couple et en famille, le petit-déjeuner se réinstaure. A LIRE ICI
  • Pour Abdu Gnaba, ethnologue, « la femme est l’avenir du pain ! », ajoutant : « Les gens ne parlent pas du pain comme d’un aliment mais comme une histoire (…) On est dans une société où l’on nous explique ce qui ne va pas en nous donnant les raisons d’aller mal. Or, le pain met le sourire à tout le monde… » A LIRE ICI
  • Authentique, nomade, bipolaire… Quel mangeur de pain êtes-vous ? Les six profils que l’équipe d’Abdu Gnaba a dégagés après 700 entretiens dans toute la France. A LIRE ICI
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