Dimanche 22 mars prochain aura lieu le second tour des élections municipales. Le verdict des urnes est très attendu dans certaines communes, mais dans de nombreux cas, le résultat est tombé dès le premier tour, comme à Saint-Béat-Lez (Haute-Garonne) où Charlotte Perefarres (21 ans) est devenue l’une des plus jeunes maires de France. Fait politique marquant, le PRG condamne “toute fusion” avec LFI.

Redonner un vrai coeur de ville attractif, stopper les constructions à tout-va, aménager 8 hectares en bordure de la Cesse pour en faire un grand parc, créer un grand marché, etc. Carole Delga, qui s’est rendue ce mercredi dans ce village emblématique pour soutenir Benjamin Assié, élu régional, a souligné la qualité des propositions de cette liste qui challenge le maire sortant. “Ce programme est un exemple”, a jugé la présidente de la Région.

Accusés d’avoir du mou de chat pour cervelle ; d’être des fondus d’écrans ; de méconnaître la valeur travail ; d’être violents… Le fossé se creuse entre les décideurs au fantasme facile et “les jeunes” incompris. C’est le résultat d’une étude de Pascal Marchand, professeur en sciences de l’information à l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Elle tombe à pic, veille de municipales où les programmes regorgent de projets pour la jeunesse. 

La présidente de la Région Occitanie s’est rendue à Frontignan et à Sète ce vendredi pour y soutenir la liste de Sébastien Denaja conseiller régional dans sa majorité. Façon séance de coaching grandeur nature, Carole Delga a évoqué, en Ile Singulière, la “gniaque” nécessaire en expliquant que “la politique peut faire changer les choses”. Que l’on peut, à l’image des élections régionales, faire baisser le score du RN et se passer de LFI.

"Pour les petites communes, les maires battus sont les maires peu bâtisseurs", pas ceux qui gèrent une commune d’au moins 50 000 habitants, révèle une enquête de l'Institut des hautes études pour l’action dans le logement. Dans une seconde étude, les maires réclament "stabilité des normes" et "soutien financier de l’Etat" en matière de logement.

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Le PNO, Parti de la Nation Occitane, qui “défend les intérêts de la grande Occitanie, qui s’étend des Alpes aux Pyrénées, accorde tout son soutien à la liste menée par Pierre Pezzin aux municipales de Toulouse 2026 : Aimer Tolosa.” Cette liste “d’alternative citoyenne” propose notamment de changer le nom de la Ville Rose.

Deux sociologues et un géographe publient une radioscopie de la capitale catalane, brandie comme un trophée électoral par le RN en 2020, et qui risque de rester aux mains de l’extrême-droite. C’est un “révélateur” des dysfonctionnements de la société française. On y apprend “l’importance sociale des stups” ; que c’est une “ville-repoussoir” pour ses écoles, etc. Dénonçant “une polarisation des débats”, Nicolas Lebourg prône une société plus apaisée. “Aujourd’hui, il n’y a plus de vraie engueulade, projet contre projet.

Café des Sports, la Civette, Café de la Gare… Entre 2002 et 2022, l’Hexagone a perdu 18 000 de ces irremplaçables lieux de sociabilité structurant pour la société. Cette “hécatombe silencieuse” est mise en exergue par une étude du très sérieux Centre pour la recherche économique et ses applications. Ce n’est pas la cause unique de la montée du RN mais elle en constitue une dimension forte.

Selon un sondage du Réseau Action Climat, “les Français disent qu’ils seraient gênés de voter pour un candidat qui reviendrait en arrière sur des mesures de transition écologique déjà engagées”. Et même qu’il faudrait y consacrer davantage d’argent. De son côté, la LPO, qui fait partie de ce réseau, publie dix propositions aux candidats aux municipales.

À quatre mois des municipales, deux chercheurs de Sciences Po sortent une enquête éclairante : près de 6 maires sur 10 disent vouloir rempiler. Même si “beaucoup de maires en sortent éprouvés, parfois désabusés”. L’accès aux services de santé s’impose comme le thème de campagne le plus important, suivi de l’urbanisme.

(Avec vidéos). Carole Delga a invité, ce samedi, tous les chefs de file des partis de gauche, hors LFI, dans l’Aude. Tous en ont convenu : la priorité, c’est la lutte contre le RN. Très applaudis, Carole Delga et Raphaël Glucksmann énoncent l’ère possible d’un nouveau contrat social. La candidature à la présidentielle a occupé en partie les esprits.

Au Congrès du PS, à Nancy, du 13 au 15 juin, trois candidats sont en lice pour devenir le 1er secrétaire : Boris Vallaud, le sortant Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol. Ce dernier fait une tournée très importante en Occitanie où il compte des soutiens dont Carole Delga. Dans cette campagne, Nicolas Mayer-Rossignol se dit à même de rassembler son camp et la gauche, sans LFI, en lui donnant “un cap clair”. Il veut être à “l’écoute des territoires” et porte un projet basé sur la lutte contre les injustices. Pour gagner les municipales avant de penser à la présidentielle.