Nîmes : Vincent Bouget, maire : “S’occuper de la jeunesse sera un marqueur fort du mandat”

Vincent Bouget, maire de Nîmes. Ph. Olivier SCHLAMA

Les deux autres grandes priorités du mandat : réunir la ville et mener à bien un vaste projet d’investissement, notamment dans les écoles, pour les adapter au réchauffement climatique. Le tout, en menant l’expérience d’une majorité plurielle réunie autour d’un programme commun. Face au RN, Vincent Bouget prône pour la “considération, écoute, proximité”.

Son bureau, en mairie, il va en changer. Trop grand et trop éloigné de son interlocuteur. Trop barrière. Un vieux moderne trop daté… Là aussi, Vincent Bouget, nouveau maire PCF de Nîmes qui l’a emporté en mars avec 40 % des suffrages, imprime sa marque. Proche des gens. Moins de distance. Lui qui aime chaque jour déambuler à pied de son domicile à l’hôtel de ville, une façon de prendre le pouls. Et ce ne sont pas des détails : ce sont des symboles et les actes d’un changement d’ère politique, après 25 ans de règne de Jean-Paul Fournier.

Il dit : “On me dit bonjour ; on me salue. C’est plutôt agréable. Je vais aussi au concert dans la fosse. J’essaie de vivre le plus normalement possible même si ce n’est pas facile tous les jours.” Cela dit, être maire n’est pas une condition “normale. Il faut quand même faire attention. Mais j’essaie que ma vie le soit le plus possible”.

Méthode de concertation au plus près des Nîmes

Vincent Bouget, maire de Nîmes. Ph. O.SC.

Pour agrandir ce “commun“, il a institué des “concertations citoyennes” ; du “dialogue avec les agents” dans la droite ligne de la campagne électorale victorieuse basée sur une démarche participative exemplaire : questionnaire ; entretiens vidéos d’une centaine de Nîmois (avec quatre questions : Pouvez-vous vous présenter ? Si je vous dis Nîmes, qu’est-ce que cela évoque pour vous ? Où va nîmes ? Quelles sont vos priorités ? Pour vous, quelle serait une priorité pour Nîmes ?) Quelle qui a même donné un livre sur l’aventure Si je Vous Dis Nîmes.

Vincent Bouget rappelle la méthode : “Nous avions 15 heures de rushes que l’on a réduites à une vidéo de 20 minutes. On s’en est servi d’introduction dans nos réunions dans les quartiers. On en a sorti les grands axes. Et un questionnaire final.” Qui a servie de base au programme commun. “Nous l’avons travaillé avec un prof de Sciences-Po, Frédéric Gilli.” Une campagne dont il parle encore, avec fierté, avec une méthode éprouvée, fil rouge de son action. Qui a fédéré une majorité de Nîmois et des colistiers venus de toute la gauche, hors LFI.

Face au RN, il faut travailler pour récupérer des gens qui sont écoeurés, parce qu’il y a une fracture démocratique importante”

Elus en mars 2026, Vincent Bouget et son équipe sont scrutés de près. Lui qui a mis en oeuvre une recette locale de la gauche plurielle – sans les Insoumis – s’inscrit déjà dans la lignée des maires PCF de la ville, à commencer par Alain Clary (1995), prof d’histoire-géo comme lui et avec qui il partage une “empathie” commune envers les gens. L’événement politique qui a été un tournant personnellement, c’est l’élection présidentielle de 2002, avec Le Pen au second tour.

Vincent Bouget est aussi attendu au tournant vis-à-vis du RN qui a réalisé 37,5 % aux municipales. Ce qui est davantage d’une simple force d’opposition. Comment y répondre ? “On fait avec cette opposition très agressive. Beaucoup sur les questions de forme ; qui nous attaque au tribunal administratif ; très agressive sur les réseaux qui amène de la polémique partout. Et il faut travailler pour récupérer des gens qui sont écoeurés, parce qu’il y a une fracture démocratique importante ; c’est ce que l’on a voulu travailler pendant la campagne.”

Présidentielle : “Pour une candidature de rassemblement”

Vincent Bouget, maire de Nîmes. Ph. O.SC.

A-t-il une méthode pour sortir de l’affrontement, de la polarisation dont se nourrit le RN ?Pendant longtemps, on a dit qu’il ne fallait surtout pas en parler parce que ça les faisait monter. En réalité, ils sont aux portes du pouvoir. Il faut affronter… Au conseil municipal, on a choisi de répondre, sur le fond, à toutes les questions, à toutes les polémiques. Et dans la ville, on va continuer notre démarche démocratique : c’est-à-dire considération, écoute, proximité pour montrer que le pouvoir politique n’est pas déconnecté de la réalité. Le RN se nourrit de cette crise démocratique.”

Jouera-t-il un rôle pendant la présidentielle ? “Je n’en sais rien. On  verra bien. Je reste partisan d’une candidature de rassemblement, vu les difficultés. Sinon, c’est comme si on allait à l’abattoir.” Vincent Bouget jouera une partition quoi qu’il arrive. On ne laisse pas de côté l’un des rares maires communistes d’une ville de plus de 150 000 habitants et président d’une agglo de 270 000 habitants porte-étendard d’une formule gagnante.

90 ans des congés payés : “Un changement de nature”

Son bureau semble, en tout cas, ouvert : les rendez-vous y défilent et son agenda est bien rempli. Jadis, Nîmes, Sète et d’autres villes formaient le “Midi Rouge”, celui qui participa aux luttes sociales ruisselant du Front Populaire. Vincent Bouget était d’ailleurs en Ile Singulière ce week-end pour la fête du PCF. Un cousinage avec les cocos sétois. Cela tombe l’année des 90 ans des congés payés du Front populaire, une première histoire de la gauche unie. Là aussi, un symbole réactualisé.

Il dit : “Au-delà des mesures précises qui ont été prises et obtenues par une majorité et le mouvement social à l’époque, c’est un changement de nature. Cela posait la question de la dignité humaine. Ce sont des changements très profonds dans la façon de considérer le corps social et la société. Le droit aux congés payés, pour découvrir le pays, c’est un changement de nature profond. Ça a créé un précédent qui reste présent dans l’inconscient collectif.” 

Au bout de 100 jours, notre majorité fonctionne ; je ne ressens pas de frictions ; je ressens au contraire beaucoup de solidarité d’élus qui dépassent leur sensibilité politique”

Trouve-t-il cette idée moderne ? “Très moderne, parce que cela a changé les rapports sociaux, répond-il. Après, il faut l’adapter au monde d’aujourd’hui. Cela dit aussi beaucoup de choses sur l’idée du rassemblement politique.” Vincent Bouget sait qu’il est attendu au tournant sur sa majorité plurielle et que les mauvaises langues disent pis que pendre sur le moment où il faudra trancher sur des questions de priorités budgétaires.

Vincent Bouget, maire de Nîmes, à la fête du PCF à Sète, samedi soir, avec François Liberti, l’ex-maire PCF de Sète. Ph. M.L.

Au bout de plus de 100 jours, “notre majorité fonctionne, pose le maire de Nîmes. Je ne ressens pas de frictions ; je ressens au contraire beaucoup de solidarité d’élus qui dépassent leur sensibilité politique ; c’est une aventure politique que l’on a construite ensemble depuis deux ans. Je ne dirais pas que l’on expérimente quelque chose comme la gauche plurielle sans LFI. Le processus politique dans lequel on a travaillé, c’est de ne mettre aucune barrière et de permettre à tous de s’exprimer et de travailler ensemble, certes ceux de sensibilité de gauche et même ceux qui s’interrogent de pouvoir venir travailler avec nous”.

S’il le faut, “j’arbitrerais des choix”

Pas d’agora tous les matins entre les diverses composantes pour s’accorder sur une voix unique. Pas la peine. Tout s’est construit dans une approche collective. “Nous avions la nécessité de se rassembler. La méthode, partagée, a été de se dire : au lieu de se rassembler entre forces politiques qui ne représentent pas l’intégralité du peuple, de se négocier bouts de programmes et bouts de listes, on va d’abord partir à la rencontre des habitants. Et écouter. Cela a duré un an. Non seulement cela a permis d’agréger, mais cela nous a permis de construire un programme à partir des vrais préoccupations des habitants, ce qui ne nous a pas empêché de respecter nos valeurs. Ecouter ensemble nous a permis de créer un collectif avec des sensibilités différentes jusqu’aux centristes et d’anciens Insoumis exclus. On a tous entendu la même chose. On s’est créé un commun. Il y a quatre groupes dans la majorité et, en réalité, le fonctionnement est bon.” Et s’il le faut, “j’arbitrerais des choix”. 

“Les profs d’histoire-géo sont peut-être plus engagés dans la vie en tout cas plus intéressés à la vie de la cité”

Michaël Delafosse, maire de Montpellier et Vincent Bouget, maire de Nîmes. Ph. DR

Les profs d’histoire-géo, comme lui, comme Alain Clary et Michaël Delafosse, à Montpellier ont-ils davantage de propension à devenir maire ? “Les profs d’histoire-géo sont peut-être plus engagés dans la vie en tout cas plus intéressés à la vie de la cité que d’autres catégories socio-professionnels et que ça nous donne aussi une perspective historique que d’autres n’ont pas. Je ne sais pas. Je suis engagé, en tout cas, comme élu comme je l’étais comme enseignant.” Il est détaché de l’Education nationale depuis le 1er juin. “J’ai fait une prépa hypokhâgne à Nîmes ; au départ, journaliste, ça me disait bien ; histoire-géo me plaisait davantage. J’ai été marqué par des profs ; par certains moments de la Révolution française…”

Vincent Bouget a grandi dans une “famille engagée au PCF”. Mais c’est quoi, au fait, le PCF aujourd’hui ? Comme à Sète, avec une jeunesse qui reprend le flambeau, un engagement… ? Il répond à sa manière : “Nous sommes assez proches avec la section de Sète {qui avait construit son programme des municipales de la même manière mais avec LFI, Ndlr}. Le PCF porte une histoire de respect des considérations de tous, au-delà des choix économiques, ce qui me marque beaucoup dans ce parti et pas forcément ailleurs, c’est l’idée de considérer chacun quelle que soit sa condition.”

“Un humanisme et pas seulement dans les mots”

Et d’ajouter : “Quant à l’histoire du parti en France, malgré les erreurs qui ont été commises, le fait que lorsqu’on arrive à faire en sorte à ce que chacun ait droit à des congés, à la culture (il vient d’instaurer la gratuité des bibliothèques, Ndlr, lire ci-dessous)) et que l’on parle à l’ouvrier de la même façon qu’à un cadre, c’est, oui, un humanisme mais pas seulement dans les mots. Je n’ai pas adhéré tout de suite au parti ; je ne suis pas allé aux Jeunesses communistes. Mais en 2002. J’y ai toujours trouvé des militants sincères et désintéressés. Qui ont voué leur vie au bien commun. Et j’ai adhéré.”

C’est une ville populaire et fière. On a dit souvent que c’était une ville de droite, je ne le pense pas. elle est pauvre : on fait partie des dix villes les plus pauvres de France”

Jardins de la Fontaine, Nîmes. Ph. Olivier SCHLAMA

Nîmes n’a pas la réputation d’être au bord de la faillite. Quelle est la situation des finances de la ville ? “C’est une ville populaire et fière. On a dit souvent que c’était une ville de droite, je ne le pense pas. elle est pauvre : on fait partie des dix villes les plus pauvres de France.”

L’impôt sur le revenu n’est-il payé que par la moitié des habitants comme à Sète ? “Peut-être moins”, dit-il. Dans son livre, il est mentionné que le revenu médian en 2021 est de 18 760 € contre 23 080 € en France. Et que le taux de pauvreté est de 31 % (14,4 % en moyenne en France). Et cette situation préoccupante : 8 200 enfants de moins de 11 ans vivent en situation de pauvreté à Nîmes (Insee, 2024)

“Nous avons les quartiers de Pissevin- Valdegour, Chemin-Bas-d’Avignon qui font partie des quartiers les plus pauvres de France. Il y a de la solidarité ; beaucoup de gens y font beaucoup de choses. C’est en même temps une ville touristique.” Bobo ? “C’est une ville qui a “travaillé sa carte postale, notamment le centre-ville. On peut avoir l’impression quand on n’en sort pas que l’on est de circuit touristique. Quand on peut au concert, etc. La ville sait paraître à l’aise mais il y a des difficultés profondes avec de la souffrance avec des sujets sociaux forts”.

“Dette grise”, ces travaux qui n’ont pas été prévus

Le maire de Nîmes poursuit : “Pour la ville, sur les finances, comptablement, ça va. Le problème, c’est ce que l’on appelle “la dette grise” : tout ce qui n’a pas été entretenu et pour lequel il faut prévoir des travaux. Il y a par exemple une fuite sur le toit du Carré d’Art dans les réserves : la réparation, c’est 1 M€. Le théâtre de Nîmes a besoin de plusieurs millions d’euros de travaux ; le Parnasse a besoin d’être rénové un peu ; les Costières que nous avons récupérées, il faut l’entretenir ; la voirie, c’est compliqué. Tous ces investissements là n’ont pas été faits au profit d’investissements somptuaires comme le Palais des congrès.”

Vincent Bouget précise : “À l’Agglo, c’est plus difficile : c’est la plus endettée de France dans sa strate de population. La stratégie du précédent mandat, c’est beaucoup d’affichage et comme on ne peut pas tenir les engagements, on “lisse”… On va voir comment on peut a minima ne pas aggraver la dette.”

“Réunir la ville et accompagner la jeunesse”

La jeunesse, la priorité du mandat. Ph. Unsplash, Hannah Busing.

Ses priorités ? Il dit spontanément : Durant ce mandat, il va falloir retisser les liens, refaire l’unité de la ville. Réunir les Nîmois.Etait-elle désunie ? “Oui, c’est ce qui est ressorti de la campagne. Il y a le sentiment qu’il y a une ville à plusieurs vitesses. Symboliquement, ce que l’on a décidé, c’était cette fête du13 juillet, un pique-nique républicain dans les Jardins de la Fontaine où l’on a vu arriver des gens de toute la ville. C’était formidable. Maintenant, il faut arriver à réunir, à réconcilier parfois et à réparer des fractures.” Vincent Bouget évoque aussi des “tiers-lieux” dans les quartiers pour que les associations puissent s’y réunir. “Nous avons aussi lancé un parcours de réussite solidaire pour accompagner les jeunes de la petite enfance jusqu’à l’insertion professionnelle.”

Ses opposants le contredisent en affirmant qu’il a demandé des idées à la population parce que lui n’en avait pas. “Il faut travailler à réparer les inégalités, soutient Vincent Bouget, en terme d’accès à l’emploi, de transports, de logement. On travaille à structurer un service jeunesse pour accompagner les jeunes. On fait partir 1 000 gamins en vacances cet été dans la région via les associations dans la Région, à Méjanes-le-Clap. On a multiplié par deux ces départs en mobilisant 100 000 €. On veut accompagner la jeunesse beaucoup plus fortement.”

En cent jours, Vincent Bouget et son équipe ont déjà pris des mesures comme la gratuité des bibliothèques, gratuité totale du Musée des Cultures Taurines dès le 1er septembre. Mais aussi extension des dispositifs de gratuité dans les 3 autres musées municipaux pour les jeunes de moins de 26 ans : Musée des Beaux-Arts, le Muséum d’Histoire Naturelle et Musée du Vieux Nîmes, etc. (Lire ci-dessous).

Adapter la ville au changement climatique

Lutter contre le réchauffement climatique à Nîmes. Ph. Olivier SCHLAMA

Nîmes est une ville fortement minérale où s’exerce fortement les conséquences du défi climatique. Avec par exemple un record le 28 juin 2019 avec 44,4 degrés à Nîmes-Courbessac. Où il y a 59 jours à plus de 30 degrés. “C’est le grand sujet aussi pour nous.” Il parle d’adapter l’espace public, les bâtiments publics, les écoles…

“Nous lançons un grand plan pluriannuel des cours, des bâtis, végétalisation, restauration… C’est le grand projet du mandat en termes d’investissements. Rien que pour les cours d’écoles, nous l’avons estimé à 6 M€ ; il faudra multiplier cette somme par deux avec l’adaptation du bâti des écoles : des espaces rafraichis, isolation thermique, etc. S’occuper de la jeunesse, ce sera une marque forte. Souvent, dans ce pays, la jeunesse est délaissée. Elle vit des moments pas faciles. On veut aussi travailler sur la santé mentale, en créant un conseil local de la santé mentale en octobre.

Vincent Bouget va acheter “un vrai bureau” pratique pour le maire qu’il est et où il puisse recevoir avec un mobilier plus adapté ; il y aura aussi un écran de télé. Il a du pain sur la planche mais il a espoir. “Parce qu’ensemble, on peut soulever le couvercle qui pèse sur Nîmes et libérer les énergies.”

Olivier SCHLAMA

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100 jours : premiers engagements, premières réalisations

Cent jours après son élection, Vincent Bouget, maire de Nîmes, a dressé fin juin un premier bilan de l’action engagée depuis le 22 mars. On y trouve une concertation inédite avec les agents municipaux ; des rencontres citoyennes dans tous les quartiers, une coopération renforcée avec les partenaires du territoire, accès élargi à la culture, soutien concret aux familles, nouvelles initiatives en faveur de la jeunesse et lancement de rendez-vous populaires : “Plusieurs engagements de campagne entrent aujourd’hui dans leur phase de réalisation.”

Des mesures immédiates pour les Nîmois

Attention, lire peut être un danger pour la santé morale des jeunes ! Photo DR

Bibliothèques : la gratuité pour tous dès le 1er septembre. La gratuité s’appliquera à tous les habitants, quel que soit leur lieu de résidence. Cela représente 76 400 € de recettes abandonnées pour favoriser l’accès à la culture. “Dans une société de l’image saccadée, la lecture et la culture sont de puissants outils émancipateurs. Les bibliothèques sont des oasis de culture, de savoirs mais aussi des refuges face aux épisodes de chaleur”, justifie Vincent Bouget.  La ville engage également une politique d’élargissement de l’accès aux musées municipaux pour faciliter l’accès à la culture, notamment auprès des jeunes. “Nous voulons lever progressivement les freins à l’accès à la culture. Ces premières mesures marquent une étape importante d’une politique culturelle tournée vers l’élargissement des publics.”

Une aide supplémentaire pour la rentrée scolaire

La ville renforce son soutien aux familles en augmentant les moyens alloués aux fournitures scolaires. Chaque enfant recevra donc une trousse de fournitures (crayons, gomme, feutres, double décimètre, etc.) dans un tote bag. En résumé, tous les élèves des écoles publiques du CP au CM2 concernés 60 € de dotation totale par enfant (10 € de dotation complémentaire supplémentaire de fourniture scolaires), soit + 20 % d’augmentation, 50 000 € investis. “Ce n’est pas une mesure symbolique. C’est une mesure utile qui répond concrètement aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles face à l’augmentation du coût de la rentrée scolaire.”

Une carte de bibliothèque pour chaque élève entrant au CP. À partir de septembre 2026, tous les enfants entrant en CP recevront une carte de bibliothèque spécialement créée pour eux. Cette initiative permet de favoriser très tôt l’accès à la lecture et à la culture. Les fratries et les familles pourront profiter de cette venue à Carré d’Art pour s’inscrire eux aussi aux bibliothèques.

Une concertation interne “sans précédent”

Ancestrale Nîmes. Ph. O.SC

Dès son installation, la nouvelle municipalité a engagé une vaste démarche d’échange et d’écoute auprès des agents municipaux afin de construire les transformations à venir. Cette démarche inédite doit permettre d’améliorer le fonctionnement des services municipaux et de bâtir un futur projet d’administration. La ville compte 1 300 agents municipaux mobilisés (cadres et agents ensemble) ;  8 réunions internes ont été organisées ; une soixantaine d’ateliers avec plus de 1 600 propositions recueillies.

Vincent Bouget en tire cette analyse : “Ce qui donne de l’espoir à Nîmes, ce sont les femmes et les hommes du service public municipal. Grâce à cette concertation inédite, nous disposons aujourd’hui de plus de 1 600 propositions pour améliorer le quotidien des agents et renforcer la qualité du service rendu aux habitants. Désormais nous avons la matière pour travailler à écrire un projet d’administration. Dès la rentrée nous allons essayer de proposer une transformation de l’organisation du fonctionnement municipal et avec les propositions nous allons enrichir le contenu des missions des services.”

Bonjour Nîmes ! : la parole aux habitants

“Pour construire ensemble”, sept rencontres citoyennes ont été organisées dans tous les quartiers afin partir à la rencontre des habitants de recueillir les attentes et les propositions. Elles ont accueilli plus de 2 500 participants. “Les échanges ont confirmé les attentes des habitants en matière de proximité, d’entretien et de présence des services publics, de végétalisation et de cohésion entre les quartiers.”

Dès cet automne, des pistes concrètes pour refonder les conseils de quartiers pour en faire des outils de démocratie et de dialogue au plus près des habitants. C’est symboliquement le lancement d’une réunion entre les habitants et qui devrait trouver écho dans les “places communes”, ces lieux de rencontres, d’activités, de vie associative et d’interventions publiques, qui vont s’installer dans la ville.

Un travail de coopération à tous les niveaux

Police. DR

Pour donner à la ville les moyens d’agir efficacement, la municipalité a engagé dès les premières semaines un travail de coopération avec l’ensemble des partenaires institutionnels du territoire. État, collectivités (notamment Montpellier et Alès), acteurs économiques, établissements de santé : la réussite des projets de Nîmes repose sur une dynamique collective et un dialogue constant.

Le travail engagé avec les services de l’État a permis l’annonce de l’ouverture prochaine du poste de police de Pissevin. Parallèlement, des échanges ont été conduits avec le CHU et l’Agence régionale de santé afin d’accompagner le développement de nouvelles spécialités médicales et l’installation d’une formation de kinésithérapie sur le territoire.

À Nîmes Métropole, “un travail de fond a également été engagé avec les maires, les vice-présidents et les acteurs économiques afin de préparer un nouveau projet de territoire partagé et construit autour d’objectifs communs”.