La nouvelle maire des Matelles, près de Montpellier, se lance dans un carnet de bord sur les réseaux sociaux. “Cette fonction est un ascenseur émotionnel permanent”, dit-elle, gérant un quotidien fait d’urgences, ressentant le “poids des responsabilités” et les injonctions de la bureaucratie. Mais elle a la foi dans l’action locale, tout en dénonçant “du machisme” en politique.

Patrick Boucheron, Pascal Blanchard, Dominique Sopo, Marion Jacquet-Vaillant… Pour sa cinquième édition qui s’étire sur tout le mois de juin, la manifestation éclectique propose conférences, rencontres littéraires, documentaires… Et promeut, en toile de fond, un débat apaisé face à l’extrême droite. Comme l’explique l’historien Nicolas Lebourg. 

Une étude d’Opinion Way a testé dix-sept noms de femmes politiques ou de la société civile. Malgré pour l’instant un déficit de notoriété nationale, la présidente de région arrive en tête s‘agissant d’une vision pour la France. Les électeurs sondés placent Carole Delga en deuxième position ex-aequo des femmes pressenties pour succéder à Macron… 

Le Festival International du Film Politique de Carcassonne a retiré sa demande de subventions auprès de la mairie de la cité audoise, considérant que “les orientations du Rassemblement National sont incompatibles avec les valeurs qui fondent cet événement.” La ville de Carcassonne (Aude) est en effet désormais dirigée par Christophe Barthès (RN) élu le 22 mars dernier.

Pour Dis-Leur !, la nouvelle présidente de l’agglomération évoque une gouvernance de “coopération” et “d’efficacité” avec ses homologues dont le maire RN d’Agde, ville qui doit “avoir toute sa place”. Parmi les priorités, un projet de territoire qui comprendra une ambition pour des formations qualifiantes pour les jeunes : économie bleue, énergies renouvelables, oenologie…

Mickaël Delafosse à Montpellier et Jean-Luc Moudenc à Toulouse ont conservé leurs mairies. Les deux métropoles d’Occitanie apportent ainsi la preuve que la fusion des listes PS/LFI pour le second tour (ici comme ailleurs en France) était le plus souvent porteuse d’échec. Quant au Rassemblement national, si sa percée est limitée, il remporte tout de même quelques pépites : Agde dans l’Hérault, Carcassonne dans l’Aude, Castres dans le Tarn et Montauban (Tarn-et-Garonne).

Dans un peu plus de 1 500 communes, en France, se jouait un second tour des élections municipales 2026. Soutien ou refus des alliances… La participation a varié en fonction des enjeux. En Occitanie, Nîmes enregistre une hausse de 8 points par rapport à la moyenne nationale de 57 % ; Nîmes de deux points (où la gauche est élue) ; Sète aussi (où le maire sortant est élu) comme Agde ou Carcassonne (où le RN s’empare des deux villes)… 

Dimanche 22 mars prochain aura lieu le second tour des élections municipales. Le verdict des urnes est très attendu dans certaines communes, mais dans de nombreux cas, le résultat est tombé dès le premier tour, comme à Saint-Béat-Lez (Haute-Garonne) où Charlotte Perefarres (21 ans) est devenue l’une des plus jeunes maires de France. Fait politique marquant, le PRG condamne “toute fusion” avec LFI.

Redonner un vrai coeur de ville attractif, stopper les constructions à tout-va, aménager 8 hectares en bordure de la Cesse pour en faire un grand parc, créer un grand marché, etc. Carole Delga, qui s’est rendue ce mercredi dans ce village emblématique pour soutenir Benjamin Assié, élu régional, a souligné la qualité des propositions de cette liste qui challenge le maire sortant. “Ce programme est un exemple”, a jugé la présidente de la Région.

Accusés d’avoir du mou de chat pour cervelle ; d’être des fondus d’écrans ; de méconnaître la valeur travail ; d’être violents… Le fossé se creuse entre les décideurs au fantasme facile et “les jeunes” incompris. C’est le résultat d’une étude de Pascal Marchand, professeur en sciences de l’information à l’université Paul-Sabatier, à Toulouse. Elle tombe à pic, veille de municipales où les programmes regorgent de projets pour la jeunesse. 

Le PNO, Parti de la Nation Occitane, qui “défend les intérêts de la grande Occitanie, qui s’étend des Alpes aux Pyrénées, accorde tout son soutien à la liste menée par Pierre Pezzin aux municipales de Toulouse 2026 : Aimer Tolosa.” Cette liste “d’alternative citoyenne” propose notamment de changer le nom de la Ville Rose.

Deux sociologues et un géographe publient une radioscopie de la capitale catalane, brandie comme un trophée électoral par le RN en 2020, et qui risque de rester aux mains de l’extrême-droite. C’est un “révélateur” des dysfonctionnements de la société française. On y apprend “l’importance sociale des stups” ; que c’est une “ville-repoussoir” pour ses écoles, etc. Dénonçant “une polarisation des débats”, Nicolas Lebourg prône une société plus apaisée. “Aujourd’hui, il n’y a plus de vraie engueulade, projet contre projet.

Café des Sports, la Civette, Café de la Gare… Entre 2002 et 2022, l’Hexagone a perdu 18 000 de ces irremplaçables lieux de sociabilité structurant pour la société. Cette “hécatombe silencieuse” est mise en exergue par une étude du très sérieux Centre pour la recherche économique et ses applications. Ce n’est pas la cause unique de la montée du RN mais elle en constitue une dimension forte.