Centenaire Brassens : Les associations sétoises à pied d’oeuvre

La ville de Sète a retenu trente-sept associations lauréates. Photos : Olivier SCHLAMA

La ville de Sète vient de désigner les 37 associations lauréates pour animer le centenaire Brassens qui sera véritablement lancé le 4 avril. Pour que « l’aura » du grand Georges irrigue sa ville natale.

La liberté individuelle : le thème est d’une actualité brûlante par ces temps de covid, de confinement et de radicalité à tous les étages. C’est celui choisi innocemment par la ville de Sète pour bâtir un programme animé par une quarantaine d’associations sétoises lauréates d’un appel à projets (1) pour commencer les festivités à partir du 23 avril – la Saint-Georges – jusqu’au 22 octobre 2021, date anniversaire de la mort de Brassens, à 60 ans. Notamment mis en musique par les incontournables grands festivals.

Les grands festivals sont présents

Georges Brassens au bord du canal Royal à Sète. Photo : Maxppp.

Le Worlwilde organisera, par exemple, un concert-événement sur le bateau Roquerols avec Pat Kalla : Les musiques de Brassens y seront remixées, rappées, revisitées ; Jazz à Sète prévoit la création de deux clips vidéo. et Fiesta Sète imagine une soirée DJ et une expo sonore. Le K Live se livrera à une performance graphique et sonore avec d’autres assos. Des initiatives roboratives seront également menées : Brassens en occitan dans les écoles Paul-Bert et la Caledreta, par exemple, par le Cercle occitan. Il y aura même un Brassens à la mode de la Réunion !

La place de la femme

Autre partie du programme, la place de la femme dans l’univers brassentiste Veille du 8 mars, l’annonce connaît un timing parfait. La chanteuse Martine Bousquet montera un spectacle, Barbara chante Brassens, notamment; ou encore une veine de chanson féministe portée par Et Zou number au travers de la réflexion Et si Brassens avait été une femme ? Tout un programme…

« Un Sétois qui nous ressemble »

Partenaire du ministère de la Culture, de la Région Occitanie, la ville natale de Brassens a voulu donner un vrai coup de projecteur. « Georges Brassens était un symbole de liberté ; il avait le goût de l’impertinence. En un mot, c’est un Sétois qui nous ressemble », a ainsi entamé François Commeinhes le maire de Sète lors de la présentation des 37 lauréats ce jeudi matin. Avec un Brassens guitare au-dessus de l’épaule comme s’il allait frapper un grand coup. Selon le premier magistrat de la ville natale du poète anarchiste, le centenaire de sa naissance sera fêté par une centaine d’événements en six mois, jusqu’à son point d’orgue, un spectacle donné par François Morel sur la scène du théâtre Molière et à Montpellier. Le tout, « si la crise sanitaire nous le permet », a-t-il répété, annonçant mais sans dévoiler un seul nom, « des pointures et des têtes d’affiche qui viendront à Sète ».

« Animer le tissu local et créer une émulation »

Navirades, expositions, fresques, chansons, spectacles en Occitan, déambulations, concerts, etc. Ces lauréats de projets artistiques autour de la vie et de l’oeuvre de Brassens se sont partagés une dotation de 100 000 €. De quoi espérer « animer le tissu local et créer une émulation » grâce à « l’aura » du grand Georges. « Des dizaines de dossiers avaient été déposés par les associations, des écoles, des festivals, etc., sétoises », a précisé Jeanne Corporon, l’élue en charge de ce dossier. Mais qui ne resteront q’un aspect de l’ensemble des festivités voulues par la municipalité. « Il y a un engouement réel autour de ce centenaire », a affirmé Jeanne Corporon qui a annoncé la sortie nationale d’un timbre à l’effigie de Brassens le 22 octobre prochain.

Bateau-phare, point d’ancrage

La conférence de presse était donnée sur un bateau, qui servira de « point d’ancrage à cette année de manifestations » et où se dérouleront des événements connexes, notamment ceux des compagnies qui avaient candidaté à cet appel à projets sans avoir été retenues. A terre, un « village » pourra accueillir jusqu’à 4 000 personnes, si… Le bateau-phare, le Roquerols, a emprunté son nom au phare tout aussi rouge que celui qui trône au coeur de l’étang de Thau et où Brassens avait ses habitudes en y accostant son bateau avec ses amis, le Gyss, acronyme de Georges, Yves Cazzani, son beau-frère ; Simone, sa demi-sœur et Serge, son neveu et actuel ayant-droit. « Il sera le point d’ancrage » de toute une série d’animations. Et d’une expo remarquable concoctée par Clémentine Déroudille, historienne de l’art, journaliste et auteur, qui fut notamment commissaire de l’expo Brassens ou la liberté à la Cité de la Musique à Paris en 2011.

Olivier SCHLAMA

Les 37 lauréats :

Salasa (concert, 3 000 €) ; Barbara chante Brassens (concert, 1 000 €) ; Cap Brassens (atelier d’écriture, concert…, 5 000 €) ; Unanime collective (concert, 4 000 €) ; Club Georges-Brassens (rencontre, lecture, 1 000 €) ; Calamarthothèque (expo (3 000 €) ; Dante Alighieri Sète (concert,  1 000 €) ; Association Strobo (expo, 2 000 €) ; l’Astrelier (atelier et déambulation, 4 000 €) ; Voiles latines (expo, 2 000 €) ; Cie Mot pour mot (carnaval, 3 000 €) ; Histrions (création d’une fresque, 5 670 €) ; Pour la rue de Tunis (animations, 4 500€) ; Céfé littéraire (dictée et rencontres, 2 000 €) ; chansons et toiles (expo, concerts, 1 000 €) ; Cetavoir (roman-photo avec les scolaires, 4 000 €) ; Rockin 7 (concert, 1 500 €) ; Académie multi-académique de médiation intergénérationnelle (chorale, 1 000 €) ; Kouler Maloya (concert, 3 000 €) ; Les Amis de l’Orgue (concert, 2 500 €) ; Et zou number (concert, 630 €) ; cercle occitan (concert, 1 500 €) ; Harmonie de Sète (concert, 3 000 €) ; Jeunesse musicale de France (concert, 1 700 €) ; Worlwide festival (concert, 3 000 €) ; Jazz à Sète (concert, 3 000 €) ; Fiesta Sète (concert, 4 000 €) ; Amandone (livret de dessins pour enfants, 3 000 €) ; Café citoyen de Sète (film, 1 000 €) ; Escale à Sète (navirades, 3 000 €) ; K-live (concert et fresque, 6 000 €) ; Occitarame (création d’une barque et navirade, 2 000 €) ; Union philathélique sétoise (création de timbre, 1 000 €) ; Amis du conservatoire (concert, 4 000 €) ; Filomer (concert, 2 000 €) ; Demi portion (concert, 5 000 €) ; Lafabrikulture (atelier d’écriture, 2 000 €).

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