Tourisme : Rebondir face à la crise, l’exemple des Pyrénées-Orientales

La ontagne, l'un des principaux atouts des Pyrénées-Orientales. Photo © ADT des Pyrénées-Orientales

Pour la présidente du département, Hermeline Malherbe, 2020 est « une année touristique très difficile », mais souligne-t-elle « l’action des acteurs publics et privés du tourisme ont permis de limiter la casse tout au long de la saison estivale. » Le bilan de janvier à septembre 2020 :

Touristes français et étrangers (catalans du sud) ont été séduits « grâce à nos grands espaces », précise l’élue. Les Pyrénées-Orientales s’imposent ainsi comme « une destination touristique française unique », grâce à ses « 4 dimensions« , au coeur de la stratégie touristique du département.

On peut s’attendre à une baisse pour l’automne

Malgré ses nombreux atouts touristiques, Perpignan a subi le choc de la crise de plein fouet… Photo D.-R.

Dans toutes les régions de Fance, on commence à tirer le bilan de la fréquentation touristique en cette année si particulière, marquée par l’épidémie de Covid-19 de par le monde. En s’appuyant sur les données de l’Agence de développement du tourisme des Pyrénées-Orientales (ADT) Hermeline Malherbe vient de présenter les chiffres du tourisme pour son département. Un résultat moins catastrophique que ce que l’on pouvait craindre, mais les professionnels ont tout de même encaissé le choc.

Ainsi, toutes clientèles confondues, sur la période de janvier à août, la baisse des nuitées touristiques est de l’ordre de 26% Et selon les premières données de septembre, la reprise de la pandémie laisse entrevoir une baisse de fréquentation pour le mois de septembre pouvant aller de 10 à 15%. « Nous tablons donc sur une baisse des nuitées de près de 30% de janvier à septembre », précise Mme Malherbe.

Littoral et Perpignan, la baisse est plus marquée

Comme un peu partout en Occitanie, les secteurs « campagne » et « montagne » ont connu une activité correcte (1), compte tenu de la conjoncture actuelle. Dans les Pyrénées-Orientales, ce résultat positif (2) n’a cependant pas pu compenser un effondrement sur le littoral (-24%) et pour la ville de Perpignan (-24,7%). Avec une baisse totale enregistrée sur les mois de juillet et août de plus de 12% en termes de nuitées.

Viso-conférence et masque pour tous, lors de la présentation du bilan 2020… Photo D.-R.

De ce premier bilan, l’ADT tire une série de constats qui « vont s’inscrire dans le temps… » Notamment « l’ultra proximité des clientèles (moins de 150 kms) et des réservations de dernière minute de plus en plus nombreuses. » Mais aussi, face aux difficultés des grandes villes et des secteurs liés à l’événementiel, « le besoin affirmé d’espace et de ruralité des clients. »

Il en découle, entre autres, « le succès des destinations où l’identité du territoire et la marque sont fortes(…) l’importance de l’environnement et de sa préservation » dont découle « le succès de la randonnée, des balades à vélo mais aussi des sorties en mer… » Fortes de tels atouts, les Pyrénées-Orientales semblent mieux armées que d’autrees pour faire face aux mois difficiles qui s’annoncent…

Et Hermeline Malherbe d’en profiter pour rappeler une valeur chère aux catalans : « Le rôle essentiel de l’humain, du service, du sourire même masqué… »

Philippe MOURET

(1) Avec respectivement au niveau régional, 75% de fréquentation équivalente ou supérieure à l’année dernière pour la montagne et 72% pour la campagne.
(2) Une hausse totale sur les mois de juillet et août de plus de 2% en termes de nuitées (+26% d’étrangers) pour Roussillon-Aspres-Conflent et de plus de 14 % (=50% pour les étrangers) dans la zone Pyrénées-Catalanes-Cerdagne.

EcoZonia, une nuit avec les plus grands prédateurs

Vous rêvez de dormir dans un parc animalier ? C’est possible dans les Pyrénées-Orientales, grâce aux hébergements insolites d’EcoZonia, un parc dédié à la conservation des prédateurs. Dormir avec les tigres, les loups, les panthères, les ours et les dholes, dans des écolodges spécialement conçus. Les réservations sont ouvertes

La zone des ours prend des allures de trans-sibérien… A découvrir en réel à EcoZonia…

En famille ou entre amis, EcoZonia propose de vivre l’expérience d’une nuit insolite au coeur d’un parc animalier de 26 hectares, situé à 20 minutes de Perpignan, 1h30 de Montpellier et 2h de Toulouse

Site de loisirs, mais aussi de conservation et de recherches

Situé sur le territoire de la commune de Cases-de-Pêne, EcoZonia offre l’occasion de partir à la découverte du monde fascinant des prédateurs. Se balader dans le parc, découpé en écozones (zones géographiques représentatives d’une unité écologique), c’est aller à la rencontre des animaux les plus redoutables de notre planète : le tigre de Sibérie, le dhole (chien sauvage d’Asie), l’ours brun ou encore la panthère de l’Amour.

Centre de conservation, de recherche et de sensibilisation, « notre vision est celle d’un monde où l’homme respecte les autres prédateurs, symboles d’une nature sauvage », soulignent ses concepteurs. EcoZonia « a été élaboré, dès son origine, dans le respect du site d’implantation en limitant son impact sur les ressources naturelles, en particulier l’eau, ses dépenses énergétiques, le paysage et ses rejets. » Il permet également de favoriser le développement de deux espèces locales à protéger : le lézard ocellé Timon Lepidus et le Glaïeul douteux Gladiolus dubius.

Grand-Duc de Sibérie, faucons et… deux ânes catalans

Les rapaces, premiers locataires d’EcoZonia… Photo D.-R.

Depuis le 5 septembre, les réservations sont ouvertes pour accèder à ces séjours exceptionnels (en accord avec Reforest’Action, un arbre est planté pour chaque réservation de séjour avec hébergement à EcoZonia).

A noter que Ecozonia accueille également plusieurs rapaces. La première sur-place , en juillet, a été Zonia, Cette femelle hibou grand duc de Sibérie est née il y a quelques mois dans un établissement français. Depuis, Zéphir, un jeune mâle de la même sous-espèce l’a rejoint, ainsi que Zazou, le faucon pélerin et Zoom, Zodd et Zouloute, trois faucons crécerelle.

Nés et élevés à l’Asinerie du Rivage à CoursanHoritzo et Galaad, deux ânes catalans, ont aussi rejoint l’espace catalan d’EcoZonia. L’âne catalan est une race d’ânes en voie d’extinction, tout comme les chèvres catalanes qui arriveront sur place dans quelques mois.

Pour en savoir plus, lire notre article : EcoZonia, un paradis pour prédateurs au coeur des P.-O.

Première mondiale au musée de la préhistoire de Tautavel, suivez l’Hologuide !

Le musée de Tautavel est le plus grand musée de préhistoire en France. Construit autour de l’homme de Tautavel, il rassemble des restes humains datés de 4500 ans au sein de sa collection. Bien que tourné vers le passé, le musée porte dans son ADN ce goût pour l’innovation et cette volonté d’enchanter sans cesse l’expérience du visiteur.

Au musée de Tautavel, suivez l’Hologuide ! Image ©REAL ILLUSIONS

Depuis le 18 septembre, avec un simple smartphone, les visiteurs du musée peuvent se laisser guider par Cyrille ou plus exactement son hologramme. A l’image des scénarios de Star Wars, Cyrille apparaît comme par enchantement au milieu de la pièce et vous présente la collection du musée. « Il s’agit du tout premier hologuide du monde ! », assure Philippe Font, co-gérant de l’entreprise Real Illusions, qui a mis en place cette technologie au musée de Tautavel.

D’autres nouveautés sont en préparation

Aujourd’hui cet Hologuide propose ses visites en français. Mais d’ici quelques temps, les scénarios de visite seront personnalisés et adaptés à l’âge et à la langue parlée du visiteur pour que chacun puisse prendre plaisir à découvrir le musée autrement.

D’autres contenus en réalité augmentée sont aussi disponibles pour découvrir les trésors que recèlent les vitrines. Ils viennent enrichir de manière ludique les fiches descriptives déjà disponibles en salle. Au-delà de leur côté ludique, ces visites inédites s’inscrivent dans le respect des règles sanitaires et offrent la possibilité au musée de s’affranchir du coût et de la maintenance d’un parc de matériel comme les audioguides, puisque chaque visiteur utilise son propre appareil nomade.