Classe flexible, jardin pédagogique, fablab, etc. On ne parle pas ici de pénurie de profs ou du classement Pisa mais d’un dispositif innovant, “Notre école, faisons-la ensemble”, déclinaison éducation du Conseil national de la refondation. Il fait apparemment du bien à tous, visant à améliorer “l’élévation du niveau des élèves ; l’égalité des chances et le bien-être”. À l’image d’une dynamique exemplaire à Montredon-les-Corbières, dans l’Aude, que salue Sophie Béjean, la rectrice de l’académie de Montpellier, ainsi que 220 autres projets validés et plusieurs centaines qui vont l’être.

Laisser désormais les établissements scolaires ouverts pendant la pandémie, même quand se pose la question du reconfinement, c’est en faire le lieu de tous les défis. La rectrice de l’académie de Montpellier, Sophie Béjean, retient de cette année exceptionnelle la mise en place d’une organisation millimétrée ; “la solidarité” qui s’est exprimée durant la crise et “l’innovation qui s’inscrit dans la durée”. A l’opposé, la porte-parole du Snuipp claque : “En un an, le ministère n’a tiré aucune leçon de la pandémie…”

Généralisation de la vidéo-protection dans les trains et les lycées, conditionnement des aides régionales pour les associations, à la signature d’une charte de la laïcité, création d’un observatoire pour la protection des lycéens… Parallèlement à la crise sanitaire il y a une montée de l’insécurité et une recrudescence des attentats, fait valoir Carole Delga.