Tourisme : Le marché de la location entre particuliers en Occitanie

une prise en charge à 100 % avec une gestion complète des biens. Ceci afin de maîtriser la chaîne qualité dans son intégralité . Photo D.-R.

Fondée il y a bientôt trois ans, Luckey Homes permet aux propriétaires de confier la gestion de leur bien immobilier pour le mettre en location sur des sites comme Airbnb. La start-up gère aujourd’hui plusieurs centaines de propriétés, dont un bon nombre en Occitanie. Etat des lieux…

Luckey Homes assure tout le suivi de la location… Photo D.-R.

Le modèle élaboré par les trois créateurs de Luckey Homes propose aux utilisateurs une prise en charge à 100 % avec une gestion complète de leurs biens. Ceci afin de « maîtriser la chaîne qualité dans son intégralité et être en mesure de répondre à toutes les demandes du quotidien » (création et diffusion d’annonces, remise des clefs, ménage, etc. Tout savoir sur le site de la start-up en cliquant ICI)

La start-up se rémunère par une commission de 20% sur le prix des nuitées. Des frais qui peuvent paraître élevés, mais justifiés par la « qualité de service », assure David Barbe (formé à la Toulouse Business School), l’un des trois fondateurs. Et de poursuivre : « Notre technologie et la parfaite connaissance du marché par nos Account Managers (responsable clientèle, NDLR) permettent aux propriétaires d’atteindre 85% de taux de remplissage, contre 45% en moyenne sur Airbnb. »

Déjà dans plus de 20 villes en France et à l’étranger

« La location entre particuliers a évolué, les voyageurs attendent désormais un service comparable à celui des meilleurs hôtels. Cela demande beaucoup de temps et d’efforts. Nous sommes là pour gérer ces aspects de façon professionnelle et permettre à nos clients propriétaires de tirer le maximum de leur propriété » précise Aurélien Malfait, un autre des trois fondateurs avec David Barbe et Felix Malfait.

Ce dernier souligne également que : « La technologie est au cœur de l’ADN de Luckey. C’est pourquoi nous avons souhaité que les propriétaires puissent gérer leur calendrier et suivre leurs revenus instantanément via notre application mobile. Cette transparence et cette simplicité nous ont permis d’établir une relation de confiance avec nos clients. »

Luckey Homes est un acteur complémentaire aux plateformes de location courte durée comme Airbnb. Photo D.-R.

La startup s’est rapidement développée dans une vingtaine de villes en France (dont Montpellier, Toulouse, Arles, Avignon…), en Suisse, au Canada et au Royaume-Uni. L’équipe de 45 personnes accueille plus de 10 000 voyageurs par mois dans ses appartements et villas. Luckey Homes a dépassé en deux ans les mille propriétés gérées et a pour objectif d’atteindre les 10 000 en 2021. Pour financer cette croissance, Luckey Homes a levé 3 millions d’euros depuis sa création, dont 2 millions d’euros en décembre 2017 auprès de Nexity et Newfund.

Alors, selon les critères élaborés par ces spécialistes, quelles informations peut-on retirer du marché actuel de la location entre particuliers (*) ? Quel est le prix moyen d’une nuit dans les grandes vilels d’Occitanie ? Les annonces sont-elles de plus en plus nombreuses ? Quel est le revenu moyen dégagé par un propriétaire ? Luckey Homes a transmis les chiffres les plus récents de son activité à Dis-Leur !

Toulouse, Montpellier, Nîmes, Perpignan, Rodez, Montauban

En ce qui concerne le revenu moyen d’un propriétaire, c’est Nîmes qui arrive en tête de la région, avec 1900 € par an pour un hôte. Puis vient Rodez, avec 1600 € par an, en moyenne. Les autres villes étudiées se tiennent dans un mouchoir de poche avec 1400 € à Montpellier, 1300 € à Perpignan et Montauban et 1200 € à Toulouse.

L’exemple de Montpellier chez Luckey Homes. ©LuckeyHomes

Le prix moyens des nuitées se situe entre 50 et 70 €. Montauban affichant une moyenne de 70,8 € (avec un maximum de 121€ en été et un minimum de 62€ en hiver) pour un taux d’occupation de 79%. Un taux qui est de 62% à Rodez, pour un prix moyen de 60 € par nuitée et de 56 % à Perpignan : 65,6 € de moyenne par nuitée (avec un maximum de 113€ en été et un minimum de 53€ en hiver) comparable à Nîmes : 53 % et 67,4€ (avec un maximum de 114€ en été et un minimum de 55€ en hiver).

Les deux grandes villes de la région affichent un prix de la nuitée quelque peu inférieur, mais un taux de remplissage très élevé : 55 € et 64% pour Montpellier, 56,7, 75% à Toulouse (où l’on a atteint un record de 84% de taux d’occupation en octobre 2017 !).

En Occitanie Pyrénées-Méditerranée comme ailleurs, le système de location entre particulier est en constante progression. Ainsi, le nombre de propriétés proposées a triplé en trois ans à Montpellier, passant de 4 000 en 2015 à 12000 en 2017. Même constat à Toulouse où les chiffres explosent (de 3 400 locations à plus de 13 000 en 2018) et dans une moindre mesure dans les autres villes avec : 1887 à Perpignan, 2518 à Nîmes, 343 à Montauban et 258 à Rodez…

Reste à savoir que les locations de vacances entre particuliers sont régies par des règles précises à découvrir en cliquant ICI.

Philippe MOURET

(*) Un logement est considéré comme votre résidence principale lorsque vous y résidez au minimum huit mois, « sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure ». A l’exclusion de ces derniers cas, s’il est occupé moins de cent vingt jours par an, il devient une résidence secondaire. Au-delà de 120 de location, partout en France, une déclaration à la mairie est obligatoire. Attention, Paris, Nice et Bordeaux sont des cas particuliers…

A LIRE AUSSI NOTRE DOSSIER : Eté : Le tourisme face au défi Airbnb

Cet été encore, il y aura foule en Occitanie, l’une des principales destinations plébiscitées par les vacanciers. Le tourisme de masse a certes ses certitudes inoxydables avec Port-Camargue, Sète, Collioure, le Pont du Gard, le Viaduc de Millau, la cité de Carcassonne ou la cité de l’Espace à Toulouse. Et ses 200 kilomètres de plages surchauffées. Le secteur du tourisme est la 2e industrie de la région Occitanie, devant le BTP et l’aéronautique et talonne le secteur agriculture–agroalimentaire… La suite en cliquant ICI