Rentrée/Delga : « Certains diminuent les aides. Nous, nous répondons présents »

Carole Delga, présidente PS du conseil régional d'Occitanie ce 31 août à Montpellier. Photo : Olivier SCHLAMA

Dans le cadre du plan pluriannuel de travaux, promis et engagé par Carole Delga, présidente PS du conseil régional d’Occitanie, « un milliard d’euros sera investi sur les quatre prochaines années, essentiellement dans le domaine de l’éducation », a expliqué ce jeudi 31 août Kamel Chibli, vice-président PS chargé de l’éducation. La Carte jeunes, qui s’étoffe en cette rentrée 2017, et toutes les aides liées à l’hébergement, l’ordinateur, les manuels scolaires, la restauration, etc. bénéficient d’un budget de 64 millions d’euros cette année.

Souriante, arborant un tee-shirt avec cette célèbre phrase de Jean Ferrat, « Ma liberté, longtemps je t’ai gardée comme une perle rare… », Carole Delga, présidente PS du conseil régional d’Occitanie, a conclu sa conférence de presse de rentrée, à Montpellier, avec une satisfaction non feinte. « Mettre en oeuvre une telle politique concernant 500 000 bénéficiaires, dont 35 000 apprentis et 247 000 étudiants et notamment une dizaine de lycées sur le mandat, cela demande beaucoup de concertation et un travail préparatoire fort. » Un message  à peine subliminal. En même temps que se déroulait cet exercice incontournable, le Premier ministre dévoilait la teneur des ordonnances sur le Code du travail. L’après-études souvent anxiogène pour la jeunesse.

Carole Delga : « Donner les mêmes chances de réussite à tous »

Pour Carole Delga, l’enjeu c’est celui de « donner les mêmes chances de réussite à tous ; lycéens, apprentis, étudiants en formations sanitaires et sociales ou du supérieur (qui dépendent de la Région, Ndlr) ». Et pour « préparer  l’avenir de cette région, il faut faire confiance aux jeunes. 30 % de la population de cette région a moins de 25 ans, a-t-elle souligné. Soit 1,7 million d’habitants. « Et nous accueillons 4 000 lycéens et apprentis de plus chaque année. Le défi est de faire baisser le chômage et cela n’est possible qu’à travers diplômes et qualifications. »

« La carte jeune, un outil de réussite et d’émancipation », dixit Carole Delga. Photo : Olivier SCHLAMA

La carte jeune permet 400 euros d’économies

La présidente de Région a précisé que la « carte jeunes » qui s’étoffe en cette rentrée 2017, est « un outil d’émancipation, une clé pour la réussite. » D’ailleurs, les trois quarts des jeunes éligibles ont fait la démarche pour l’obtenir. » Les prêts gratuits de livres scolaires étendu à l’ensemble des lycéens » ; l’ordinateur « étendue à l’est pour les apprentis, etc.  » Et de marteler : « Quand certains diminuent ou remettent eu cause leurs aides, nous nous répondons toujours présents. Surtout quand le coût de la rentrée scolaire est encore en hausse avec un coût moyen estimé à 420 euros en seconde générale. »

C’est justement « l’économie » que la Région dit faire économiser aux jeunes via cette carte jeunes dont 160 euros à 170 euros de livres ; 395 euros pour l’oRdi ; 20 euros pour acheter des livres dans une librairie indépendante ; 15 euros d’aide au sport scolaire mais aussi tout un panel d’aides aux hébergements, restauration scolaire, transports, etc. Sans oublier les quelque 500 euros nécessaires parfois pour aider à acheter les équipements professionnels dans certains sections. »

Trois nouveaux lycées  sont annoncés à Cournonterral (Hérault), Sommières (Gard) et Gragnague (Haute-Garonne)

Concrètement, après avoir créé trois premiers lycées du mandat en 2016, Carole Delga a annoncé la création de trois nouveaux lycées. D’un coût avoisinant les 40 millions d’euros chacun.  Le premier ouvrira en 2022 à Cournonterral, à l’ouest de Montpellier (Hérault), touché par une forte croissance démographique. Il accueillera 1 300 élèves qui n’auront plus besoin de perdre 1h30 dans les trajets et désemplira les classes des lycées montpelliérains Jules-Guesde et Jean-Monet, notamment. Le second sera érigé à Sommières à l’ouest de Nîmes (Gard) en 2021 comme le 3e Gragnague dans le nord-est toulousain (Haute-Garonne).

Et deux nouveaux établissements ouvrent, eux, en cette rentrée : le lycée Nelson-Mandela à Pibrac (Haute-Garonne) d’un coût de 30,5 millions d’euros et le lycée Germaine-Tillion, à Castelnaudary (Aude) qui a coûté 65 millions d’euros. Ce n’est pas tout. « Notre ambition est aussi de former 130 apprentis supplémentaires », a ajouté la présidente Delga. « Et nous ouvrons également en cette rentrée 130 formations adaptées. » La présidente de l’excutif a aussi confié qu’un CFA expérimental sera créé à Vauvert (Gard) en lien avec l’industrie agroalimentaire (l’usine de confitures Saint-Mamet est proche), et l’hôtellerie-restauration.

Nadia Pellefique : « On ne vit plus dans une chambre de 9 m2 »

Vice-présidente PS de la Région chargée du développement économique, Nadia Pellefigue a dit pour sa part, en substance, « comprendre les sacrifices consentis par certaines familles d’étudiants, surtout quand le « logement représente la moitié du budget. Dans le contrat de plan Etat-Région, il y  a 169 opérations dont 29 de logements étudiants ; nous encourageons la rénovation de logements étudiants. Beaucoup sont en alternance, en colocation, etc. Les modes de vie évoluent. On ne vit plus dans une chambre de 9 m2, avec un bout de cuisine et un lit en hauteur comme dans un bateau… » Dans le même temps, un quart des étudiants ne se soignent pas, faute d’argent. Même si la Région a créé le Pass santé (100 euros) pour ceux qui ne bénéficient ni de la complémentaire de leurs parents ni des dispositifs nationaux existants.

Au total, la région Occitanie mobilise un milliard d’euros sur les quatre prochaines années, essentiellement dans le domaine de l’éducation », a expliqué Kamel Chibli, vice-président PS chargé de l’éducation. Ce budget servira également à rénover les CFA et les Creps de Font-Romeu, Montpellier et Toulouse.

Olivier SCHLAMA

170831 OPE TRAVAUX RS 2017 presse