Environnement : Le climat n’est pas au beau fixe pour le gouvernement

Un champ de tournesols dans le Tarn. Photo Pascale WALTER- TARN Tourisme

Le projet de loi Climat Résilience, qui sera discuté en séance plénière à l’Assemblée nationale à partir du 29 mars, est le dernier texte du quinquennat consacré à l’environnement. En l’état, nombreux sont ceux qui considèrent qu’il est « très loin de l’ambition requise pour répondre à l’urgence écologique et atteindre les objectifs que la France s’est fixée… »

Samedi 27 mars à Alès (Gard) à 14h, à Rodez (Aveyron) à 10h et à Montauban (Tarn) à 10h (Tarn). demain, dimanche 28 mars, à Nîmes (Gard) à 14h30 et à Cahors (Lot) à 14h30… La Confédértion paysanne Occitanie se joint à la mobilisation et « rappelle que l’agriculture paysanne, par ses pratiques, représente un levier majeur pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole : stockage du carbone dans les prairies, fermes à taille humaine et peu gourmandes en énergie, usage limité d’intrants, autonomie des paysan·nes, alimentation de qualité. »

Il s’agit ainsi de soutenir plusieurs membres de la Convention Citoyenne pour le Climat (*) qui ont appellé à manifester et marcher ce 28 mars partout en France afin de « réclamer une loi ambitieuse et défendre les mesures » proposées par les 150 membres de la Convention. Cette initiative a reçu le soutien de nombreuses associations pour l’environnement (plusieurs centaines) et d’acteurs du monde agricole.

« Les députés doivent (…) prendre leurs responsabilités »

L’appel à manifester de la Conf’ à Cahors.

Le contenu de l’appel à mobilisation est sans équivoque. selon ses rédacteurs : « Le gouvernement, après s’être renié sur de nombreux sujets et avoir été reconnu coupable d’inaction climatique, a mis de côté ou considérablement amoindri les propositions de la Convention citoyenne pour le climat que cette loi était censée reprendre. »

En se lançant dans une démarche dont on a souvent souligné les carences méthodologiques, le gouvernement et en premier lieu Emmanuel Macron, ont semble-t-il ouvert une boîte de Pandore.

Aujourd’hui, ils sont sommés d’assumer. Pour la Confédération paysane d’Occitanie : « Les député·es, qui débattront du projet de loi en séance doivent à présent prendre leurs responsabilités, en renforçant les articles du projet de loi à la fois dans le sens d’une plus grande ambition écologique et d’une meilleure prise en compte des aspects de justice sociale. »

Une tribune signée par de nombreux politiques d’opposition

Déjà, plus de 230 personnalités politiques de l’opposition ont publié une tribune sur le site franceinfo pour réclamer également « une vraie loi climat. » Parmi les signataires, notamment Yannick Jadot, Olivier Faure, Delphine Batho, Noël Mamère, Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon ou Corinne Lepage, Une affaire à suivre, donc…

Philippe MOURET

(*) La Convention Citoyenne pour le Climat avait pour vocation de donner la parole à 150 citoyens tirés au sort (en réalité sélectionnés par un institut de sondage, NDLR) pour accélérer la lutte contre le changement climatique. Elle avait pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Accéder au site officiel. La démarche présentée par le gouvernement comme une « expérience démocratique inédite en France » a été fortement critiquée notamment pour l’opacité de son organisation. Lire à ce propos l’entretien d’Arnaud Gossement (docteir en droit, spécialiste de l’Environnement) au site Reporterre.

Environnement et mobilisations :