BD / Sérignan : Prendre le large, sans quitter le plancher des vaches

Une image de l'édition 2019, bien sur cette année, il faudra respecter les gestes barrière, mais les auteurs seront bien là ! Photo archives ©Ville de SERIGNAN

Pour cette 25e édition, le Festival de Bande-Dessinée de Sérignan propose donc de prendre le large avec une thématique Pirates. Depuis, toujours les histoires de boucaniers, de flibusteries ont nourri la bande dessinée d’aventure. C’est sans doute que ces aventuriers des mers ne sont pas forcément si éloignés que ça des auteurs de bande dessinée ! Rebelles, indépendants, créatifs, en un mot… Libres !

D’abord un mot des organisateurs : « Pour commander à bord de cette 25e édition, il fallait un flibustier de la bande dessinée et c’est Olivier Vatine qui tiendra la barre. Touche à tout, il déborde d’imagination et d’activités. Il tutoie le genre jusqu’à ses limites et ouvre de nouvelles voies (…) Son talent et ses nombreuses collaborations à l’étranger, notamment dans le comics, ont fait de lui un des principaux représentants de la French touch dans le monde… »

Et comme à tout bon capitaine, il faut un équipage de qualité, le festival a recruté quelques pointures en la matière : (Bourgne, Boiscommun, Keramidas, William, Labiano…) Tous seront sur le pont les samedi 26 et dimanche 27 septembre, prêts à se lancer à l’abordage.

L’événement : l’exposition des planches signées Hugues Labiano

De nombreuses animations, performances, ateliers…. sont prévues tout le week-end, dans le strict respects, naturellement, des règles sanitaires en vigueur. Mais le moment fort de ce 25e anniversaire, c’est l’exposition d’Hugues Labiano : Le Lion de Judah, (du 22 septembre au 17 octobre) dont le vernissage est prévu ce vendredi 25 septembre à 18h00.

Dès les premières planches, Le Lion de Judah entraîne le lecteur dans une aventure haletante qu’on ne lâche plus jusqu’à la fin… Le scénario est signé par le talentueux Stephen Desberg, qui propose ici un récit parfaitement maîtrisé et terriblement immersif. Son histoire est d’autant plus forte qu’elle est portée par le dessin superbe, le trait précis et réaliste d’Hugues Labiano qui fait merveille.

L’Afrique et ses mystères

« Hugues Labiano, c’est un style puissant, aux ambiances oppressantes. Ses visages plutôt acérés et la densité de ses aplats noirs créent une vraie profondeur. La force du dessin de Hugues Labiano c’est l’encrage, cette exposition d’originaux permettra d’apprécier la griffe du maitre », souligne Jean-François Marty, directeur des Affaires Culturelles et du Patrimoine. Plongez au cœur de l’Afrique et de ses mystères, dans des paysages africains dépaysants et de toute splendeur, l’Afrique coloniale sur fonds de mystères et de sorcellerie. La tension est à son paroxysme avec cette œuvre entre polar et aventure.

Plus qu’une semaine avant l’embarquement !

Hugues Labiano, une expo-écénement à Sérignan. Photo D.-R.

Originaire de Bayonne, Hugues Labiano a effectué ses débuts de dessinateur dans des fanzines, avant de publier ses premières bandes dessinées dans les mensuels Circus et Vécu.

En 1992, il signe Lune gitane, le premier volet de la série Matador, de Gani Jakupi. Puis, en 1997, il se lance dans la saga Dixie Road, écrite par Jean Dufaux, et, en 2003 et 2004, il dessine les deux volets de Mister George, un thriller imaginé par Rodolphe et Serge Le Tendre.

L’année suivante, il commence Black Op, avec Stephen Desberg. En 2012 paraissent Les Quatre Coins du monde, une œuvre personnelle qu’il réalise seul. Et en 2016, il retrouve Desberg pour la suite de L’Étoile du désert

Attention, plus qu’une semaine avant l’embarquement !

Philippe MOURET

Pour la BD, c’est dans Dis-Leur !

Lire et (re)lire les auteurs de la région pendant le confinement :

Et aussi :