Alors que le street art se monnaie dans les galeries d’art, dans les rues, les graffitis sont les cibles d’une lutte acharnée. Tous les ans, plusieurs milliards d’euros sont investis au niveau mondial dans des systèmes de sécurité, de nettoyage et de prévention. Deux Toulousains (auteurs et graffeurs) s’interrogent dans “Anti-graffitisme : Aseptiser les villes, contrôler les corps.”

L’idée de l’architecte “écologiste” Damien Vieillevigne : à la faveur d’une restauration fluviale, réinvestir quelque dix hectares de rives de ce fleuve côtier emblématique pour les réinventer en écosystèmes vertueux avec des centaines d’arbres et des milliers de plantes. Une idée à l’encan, en quelque sorte !

À l’inverse du Corbusier qui détestait la rue, pour des urbanistes à l’image du Montpelliérain Damien Vieillevigne, la ville est un espace sensible qui doit se penser par le sol, s’imaginer avec les habitants pour se créer une identité partagée et être la plus agréable à vivre. Revégétaliser, déminéraliser, créer des trames vertes…