Le PNO, Parti de la Nation Occitane, qui “défend les intérêts de la grande Occitanie, qui s’étend des Alpes aux Pyrénées, accorde tout son soutien à la liste menée par Pierre Pezzin aux municipales de Toulouse 2026 : Aimer Tolosa.” Cette liste “d’alternative citoyenne” propose notamment de changer le nom de la Ville Rose.
Politique
Deux sociologues et un géographe publient une radioscopie de la capitale catalane, brandie comme un trophée électoral par le RN en 2020, et qui risque de rester aux mains de l’extrême-droite. C’est un “révélateur” des dysfonctionnements de la société française. On y apprend “l’importance sociale des stups” ; que c’est une “ville-repoussoir” pour ses écoles, etc. Dénonçant “une polarisation des débats”, Nicolas Lebourg prône une société plus apaisée. “Aujourd’hui, il n’y a plus de vraie engueulade, projet contre projet.
Café des Sports, la Civette, Café de la Gare… Entre 2002 et 2022, l’Hexagone a perdu 18 000 de ces irremplaçables lieux de sociabilité structurant pour la société. Cette “hécatombe silencieuse” est mise en exergue par une étude du très sérieux Centre pour la recherche économique et ses applications. Ce n’est pas la cause unique de la montée du RN mais elle en constitue une dimension forte.
Le but de 11 réunions avec ateliers jusqu’à mi-décembre ? Donner la parole aux habitants ; partager les solutions d’adaptation au changement climatique de Labo P.-O., amorcé par le département depuis 2024. Et encore associer les habitants sur le nom du département et identifier les citoyens volontaires pour s’investir dans une future assemblée citoyenne.
À quatre mois des municipales, deux chercheurs de Sciences Po sortent une enquête éclairante : près de 6 maires sur 10 disent vouloir rempiler. Même si “beaucoup de maires en sortent éprouvés, parfois désabusés”. L’accès aux services de santé s’impose comme le thème de campagne le plus important, suivi de l’urbanisme.
Pouvoir se soigner près de chez soi, se déplacer facilement, mieux vivre ensemble : ce sont les trois plus importantes priorités des habitants d’Occitanie que les élus régionaux ont rencontrés via 330 événements, selon le bilan de mi-mandat. Des priorités qui rejoignent les actions de la Région Occitanie qui enclenchera, après les municipales, un acte 2 de cette tournée. “Pour changer la vie des gens.”
(Avec vidéos). Carole Delga a invité, ce samedi, tous les chefs de file des partis de gauche, hors LFI, dans l’Aude. Tous en ont convenu : la priorité, c’est la lutte contre le RN. Très applaudis, Carole Delga et Raphaël Glucksmann énoncent l’ère possible d’un nouveau contrat social. La candidature à la présidentielle a occupé en partie les esprits.
“Trop de sujets avaient été mis en stand by”, affirme le président de l’Agglo. À l’instar du Schéma de cohérence territoriale, Scot, qui planifie le projet stratégique d’un territoire pour 20 ans. Parmi les autres enjeux, le tourisme de demain ; rendre plus efficace l’action de l’Agglo et de ses satellites ; répondre au défi d’une économie plus vertueuse et accentuer la coopération avec les Agglos voisines. Loïc Linares veut transformer les problèmes en opportunité comme avec la LGV. Avec un invariant : le dialogue.
Né du rejet de Macron, Bloquons Tout ne s’enracine pas dans les catégories les plus fragilisées, mais dans des segments plus jeunes, plus diplômés et plus politisés. Là où les Gilets Jaunes exprimaient avant tout une colère sociale ancrée dans la vie quotidienne des classes populaires et précarisées, Bloquons Tout se présente comme une mobilisation militante, portée par des groupes déjà sensibilisés aux enjeux politiques et idéologiques et penchant nettement vers la gauche radicale.
Pour Frédéric Potier, délégué général de Régions de France, présidé par Carole Delga, le sondage Ifop de Régions et Peuples Solidaires marque “une adhésion très large de nos concitoyens à un renforcement des pouvoirs locaux”. Si l’Etat centralisateur se recentrait sur ses pouvoirs régaliens et qu’il transfère les autres aux régions, cela permettrait de mieux dépenser l’argent public. Sans risque pour l’unité du pays : “Nous pouvons être viscéralement attachés à la République et à ses valeurs et à nos régions, à leur culture et leur identité. Il ne faut pas les opposer. Que l’on soit Occitan, Breton ou Savoyard.”
Au coeur du débat sur la “mexicanisation” de la France et après le meurtre d’un jeune homme sans doute lié au narcotrafic, la Ville de Nîmes expérimente “pour une durée de quinze jours (…) renouvelable si nécessaire” un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans non accompagnés, à compter du lundi 21 juillet, entre 21h et 6h00.
Au Congrès du PS, à Nancy, du 13 au 15 juin, trois candidats sont en lice pour devenir le 1er secrétaire : Boris Vallaud, le sortant Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol. Ce dernier fait une tournée très importante en Occitanie où il compte des soutiens dont Carole Delga. Dans cette campagne, Nicolas Mayer-Rossignol se dit à même de rassembler son camp et la gauche, sans LFI, en lui donnant “un cap clair”. Il veut être à “l’écoute des territoires” et porte un projet basé sur la lutte contre les injustices. Pour gagner les municipales avant de penser à la présidentielle.
Ateliers, concerts, ciné-débats, expos, rencontres, projections, théâtre : du 4 au 27 juin, se tient la 4e édition du festival de SOS Racisme, soutenu par la Région Occitanie et le département des P.-O. C’est un combat culturel qui s’est engagé “au long cours” comme l’explique Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite.
Pour favoriser le respect de la parité dans les conseils municipaux et répondre à la crise de l’engagement local, la proposition de loi, adoptée le 7 avril, étend aux communes de moins de 1 000 habitants le mode de scrutin de liste paritaire. Cette réforme, adoptée dans la douleur, s’appliquera dès les prochaines élections municipales de mars 2026.