Événement : Toulouse à Table met l’eau à la bouche… jusqu’à Montpellier

Depuis cinq ans, Toulouse, la ville Rose, prend l'habitude de dévoiler d'autres couleurs, celles de la bonne chère, de la convivialité. De se dévoiler un peu plus sa personnalité. De se mettre à table, au sens propre comme au figuré. Photos : DR.

C’est le festival de la bonne chère et des produits régionaux. Toulouse à Table, qui se tient jusqu’au 13 septembre 2018, est un succès. La fréquentation de cette 5e édition devrait largement dépasser la précédente de 2017 qui comptait 50 000 visiteurs. Les organisateurs pensent désormais à dupliquer leur concept, y compris à… Montpellier. La grande région sera d’abord celle des gourmands…

Depuis cinq ans, Toulouse, la ville Rose, prend l’habitude de dévoiler d’autres couleurs, celles de la bonne chère, de la convivialité. De se dévoiler un peu plus sa personnalité. De se mettre à table, au sens propre comme au figuré. C’est la couleur du partage qui est l’âme de cette manifestation, Toulouse à Table (T à T pour les initiés), qui est, durant 10 jours – du 4 au 13 septembre 2018 – un événement-ovni, un succès populaire : 50 000 personnes l’ont fréquenté en 2017, 1 100 commerces ont participé d’une manière ou d’une autre à la manifestation. Au point que Toulouse à table ! pourrait faire tâche d’huile, et se dupliquer à… Montpellier, comme le souhaitent les organisateurs. D’autres villes font les yeux doux à Toulouse à Table ! à l’instar de Saint-Gaudens.

Marché avec d’authentiques producteurs

D’abord, les produits. Toulouse à Table, c’est un marché d’une trentaine d’authentiques producteurs, « de qualité et de la région » – ces producteurs proposent leurs produits square Général-de-Gaulle qui est le QG de la manifestation – ; des banquets à thèmes qui mettent les produits régionaux à l’honneur – mercredi soir, c’était huîtres de Leucate (Aude), saucisses de Toulouse et vin blanc du Gers…- ; ce vendredi soir, ce sera une soirée spéciale bière et fromage (et du laguiole !)... Cet apéritif, débutant à 18 heures, se fera en musique et sous l’égide de François Bourgon, fromager affineur de la boutique Xavier, Meilleur ouvrier de France et parrain du festival 2018. DJ aux platines. Tarif : 10 euros par assiette. Et il y aura de la glace et c’est un produit là aussi 100 % régional fabriqué par la société carcassonnaise, la Belle Aude.

Pour l’un des organisateurs, Toulouse à Table, c’est avant tout d’excellents mets. « L’idée, c’est de faire la promotion de la bonne cuisine populaire, de tous les jours ; c’est de montrer aussi que l’on peut très bien manger sans se ruiner dans un restaurant étoilé », explique avec passion Guy Pressenda. Ce dernier, Toulousain incontournable, est un ancien restaurateur qui a passé 40 ans aux fourneaux, par ailleurs président de l’UMIH de Haute-Garonne et vice-président national de ce syndicat professionnel.

Banquet au cassoulet samedi place du Capitole

Ce n’est pas tout. Le banquet du samedi, c’est la cerise sur le gâteau. Ce samedi 8 septembre, rendez-vous pour le traditionnel banquet du festival Toulouse à Table. « C’est la première fois que l’on obtient la place du Capitole. Et, alors qu’habituellement, on faisait rôtir trois boeufs ou trois veaux du Comminge et de l’Aubrac, précise Guy Pressenda, cette fois, ce sera un cassoulet géant qui devrait réunir 2 500 convives place du Capitole. Attention, ce sera un cassoulet individuel, un vrai ! »

Vide-cuisine pour matériels d’occasion

Enfin, au lieu de partir avec un souvenir en toc, partez avec de vrais ustensiles de cuisine. C’est dans les vieilles marmites que l’on réussit ses plats… Casseroles, assiettes, couverts, ustensiles de cuisines professionnelles… Dimanche 9 septembre, les amateurs de cuisine et les patrons de restaurants pourront les uns acheter, les seconds vendre leurs matériels de cuisine d’occasion, lors du vide-cuisine des arts de la table, toujours square De-Gaulle. Lundi 10 septembre, Toulouse à Table fait saut de puce jusqu’à Plaisance-du-Touch pour un open de golf gourmand caritatif, au golf de Téoula. Compétition amicale et initiation au golf dans l’après-midi et dîner réalisés par des jeunes en situation de handicap (tarif : 35 euros).

On va distribuer entre 18 000 et 20 000 soupes sucrées et salées ; ce ne seront pas de vulgaires gaspachos ! »

Guy Pressenda, ex-restaurateur, président de l’UMIH de Haute-Garonne, et vice-président national.

Gros succès de la manifestation chaque année, la soirée foodtrucks se tient ce jeudi 13 septembre quai de l’exil républicain espagnol, de 18 heures à 23 heures. Le 22 septembre, un jeu de piste gourmand pédestre pour toute la famille s’élance dans le centre-ville, avec énigmes, quiz et épreuves gourmandes. Le festival se termine avec des dégustations de soupes sucrées et salées aux quatre principaux marchés de Toulouse : Saint-Aubin ; Saint-Cyprien ; Victor-Hugo et Carmes (gratuit). « Là aussi ce sont des soupes élaborées, pas de vulgaires gaspachos ! On devrait en distribuer entre 18 000 et 20 000 aux Toulousains et aux touristes », espère Guy Pressenda.

Toulouse à Table, un bel outil pour dynamiser nos centres-villes et faire connaître le savoir-faire de ses métiers de bouche qualité… »

Aline Sandeyront, chargée des partenariats

Au-delà de la manifestation, c’est un vecteur pour l’économie locale. Comme l’explique Aline Sandeyront, autre cheville ouvrière du « festival » qui se tient jusqu’au 23 septembre : « T à T est un bel outil, ni de droite ni de gauche, pour dynamiser et faire connaître nos centres-villes, ses commerçants, et le savoir-faire de ses métiers de bouche de qualité. Oui, on aimerait dupliquer notre festival à Montpellier. On peut imaginer aussi partager nos savoir-faire et nos producteurs : certains pourraient venir à toulouse à Table et ceux de Toulouse venir à Montpellier à Table ! D’autres structures comme la Mêlée numérique l’ont bien fait dans leur domaine. »

Toulouse à Table ! s’est se connecter à la population. « C’est un succès parce que l’on est proche des gens, de ce qu’ils attendent ; on propose beaucoup de choses, y compris un volet solidarité : on travaille par exemple sur l’inclusion des handicapés. Cette année, il y aura des ateliers destinés aux autistes animés par le philosophe Josef Schovanec », précise Aline Sandeyron, dont le père fut directeur du MIN (Marché d’intérêt national) de Toulouse, avant qu’il ne soit racheté par Rungis.

Agro-alimentaire et agriculture, ce sont 165 000 emplois

Toulouse à table, c’est également un terroir mis en avant. Maire de la 4e ville de France, Jean-Luc Moudenc explique sa position : « La mairie de Toulouse est partenaire de Toulouse à Table ! depuis le départ parce que ces événements renvoient à une partie de notre identité : le terroir, la gastronomie, les bons produits et le savoir-faire culinaire. Cette tradition est tournée vers l’avenir, c’est un moteur de développement économique, un moyen de mettre en avant les atouts de notre région, ville et Métropole pour attirer des touristes et créer des métiers dans ce domaine.»

Et pour Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie ? « Notre région a une formidable particularité : c’est que l’agriculture et l’agro-alimentaire représentent 165 000 emplois. Nous avons la chance d’avoir de fabuleux produits, souvent sous labels de qualité, qui sont magnifiés par les métiers de bouche. Nous avons une vraie authenticité que nous partageons au travers de festival toulouse à Table ! »

Olivier SCHLAMA

A SAVOIR : Programmation complète et réservations sur le site de la manifestation.

A VOIR, LES VIDEOS DE PRÉSENTATION : 
 
https://youtu.be/EZSagufkR5A (vidéo de l’édition 2017)
https://youtu.be/XNOStkjjDzw (vidéo 2015 / 2016)