Environnement : Agir pour protéger la mer, même pendant le confinement

Les déchets dans les mers, "sixième et septième continents" qu'on aimerait bien voir disparaître. Photo ©PROJECT RESCUE OCEAN

L’association environnementale Project Rescue Ocean et ses membres imaginent de nouvelles formes d’actions pour continuer leur mission de sensibilisation à la problématique des déchets lors du nouveau confinement. Le challenge “1 km, 1 déchet” proposé sur Facebook et Instagram incite les éco-citoyens à poursuivre les opérations de dépollution sans déroger aux consignes sanitaires en vigueur.

“Le premier confinement s’était révélé particulièrement néfaste pour l’environnement avec l’apparition de nouveaux déchets, comme les masques et les gants, et le développement de milliers de décharges sauvages aux abords des villes partout en France” déplore Benoît Schumann, président de Project Rescue Ocean France.

« Moins de bla-bla, plus d’actions »

“C’est pour continuer à assurer du mieux possible notre mission de sensibilisation à la questions des déchets sauvages lors de ce deuxième confinement que nous avons lancé le challenge “1 km, 1 déchet !”, souligne-t-il. Les modalités de participation sont simples. Lors de leur sortie journalière d’une heure, dans un rayon d’un kilomètre, les participants s’engagent à collecter un déchet sauvage trouvé, à prendre un selfie masqué avec le déchet et à publier le selfie dans l’événement en identifiant trois amis avec le #challenge1kilometre1dechet

À peine lancé, le challenge “1 km, 1 déchet” rencontre déjà un véritable succès avec
plusieurs centaines de participants sur les réseaux Facebook et Instagram. Un engouement qui, selon le président de l’association environnementale s’explique par la nécessité pour les citoyens d’engager des actions collectives en dépit de l’impossibilité de se réunir : “Passer à l’action ensemble est le meilleur moyen selon nous de garder le moral dans cette période morose, tout en restant en phase avec notre devise : Moins de bla-bla, plus d’actions” conclut-il.

Implantée dans une douzaine de pays

« Nous étions une bande de copains, sur la plage. En regardant autour de nous, nous avons abordé le sujet de la pollution des plages. Après un coup de gueule de ma part, j’ai lancé en rigolant : Vous verrez un jour je monterai une association et je l’appellerai Project Rescue Ocean ! Mes amis se sont franchement bien moqués de moi… Mais cette idée de créer une association et de faire bouger les choses est restée ancrée en moi : râler ou critiquer la situation actuelle n’a jamais fait progresser l’ordre établi. C’était décidé il fallait que j’agisse : Project Rescue Ocean venait de naître » explique-t-il sur son site.

Reconnue d’intérêt général depuis 2017, l’association environnementale loi 1901 Project Rescue Ocean a été créée en 2014 à Béziers (Hérault) par Benoît Schumann. Composée d’un millier de bénévoles et suivie par près de 30 000 personnes sur les réseaux sociaux, l’association (aujourd’hui implantée dans une douzaine de pays) « vise à faire évoluer la conscience collective en matière de respect de l’environnement afin de préserver la planète et assurer un avenir meilleur aux générations futures. »

Philippe MOURET

Chiffres-Clés : En 2019, Project Rescue Ocean a mené à bien 40 opérations de dépollution en France (56 dans le monde) pour 33 tonnes de déchets ramassés (et 22 de plus dans le monde) et sensibilisé 2000 enfants.

Dis-Leur ! de protéger les océans