Municipales : Maire à 21 ans, égalité parfaite et autres situations insolites

Image d'illustration Photo Edmond DANTES-Pexels

Son élection a été accueillie par des applaudissements dans la commune de Saint-Béat-Lez (385 habitants) dont elle était déjà conseillère municipale. Ce qui fait la particularité de Charlotte Perefarres c’est qi’à 21 ans elle devient la plus jeune maire de Haute-Garonne et l’une des plus jeunes de France. Il y a beaucoup d’autres histoire qui auront marqué ces élections municipales 2026 dans les quelque 35 000 communes de l’Hexagone…

L’une des plus insolites nous vient de l’Aveyron, où dans la commune de Luc-la-Primaube (un peu plus de 6 000 habitants) les deux listes en lice ont obtenu exactement le même score avec 1 626 voix chacune, soit 50 % des suffrages exprimés (avec 60 bulletins blancs et 59 nuls) !

Ainsi, les deux candidats divers droite (DVD) en compétition, le maire sortant Jean-Philippe Sadoul et son rival Alain Cisternino devront repasser dans les urnes… le résulttat pourrait dépendre des 1 301 personnes qui n’ont pas pris part au vote.

Et en cas de nouvelle égalité au second tour (ce qui parait tout de même fort improbable), l’article L262 du Code électoral prévoit que la victoire est attribuée “à la liste dont les candidats ont la moyenne d’âge la plus élevée.”

Second tour dans seulement 154 communes d’Occitanie

Un scénario inédit et un second tour qui n’empêchera qu’une petitte partie des Français d’aller à la pêche le 22 mars. En effet, seulement 4,5 % des communes (il y en a 35 000 en France) auront besoin d’un second tour pour départager les candidats encore en lice.

Dans l’Hérault, à Saint-Jean-de-Vedas, les électeurs auront un très large choix. Sept listes (!) pouvaient prétendre se maintenir au second tour (soit une “septangulaire”), cas unique en France, mais deux ont préféré fusionner avec des listes mieux placées et ce sont donc 5 listes qui se présenteront au vote le 22 mars…

En Occitanie, un peu plus de cent communes (154) seront concernées par ce second dimanche de vote, en particulier dans l’Hérault (35 communes concernées) où de nombreux résultats semblent encore incertains et la Haute-Garonne (23) où tous les regards seront evidemment tournés vers Toulouse… L’autre département qui sera scruté sera l’Aude où le Rassemblement national jouait gros et espère encore conquérir Carcassonne

Dans l’Aude, justement, cet autre fait insolite relevé par nos confrères d’Actu.fr : “Trois candidats n’ont obtenu aucune voix à Plavilla, Rennes-le-Château et Roquecourbe-Minervois, laissant leurs adversaires s’imposer à 100 %.”

A Perpignan (Pyrénées-Orientales), Louis Aliot (RN) a été réélu dès le premier tour avec 50,61 %, loin devant ses rivaux. L’un d’entre eux, Mickaël Idrac de LFI (9,6 %) a déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif de Montpellier. Louis Aliot risque cependant de devoir quitter son poste dans quelques mois s’il est déclaré inéligible dans l’affaire des assistants parlementaires du FN.

Les présidents du PRG en Occitanie dénoncent “tout accord” avec LFI

Il faut noter, également, la Lettre Ouverte des Présidents du Parti Radical de Gauche en Occitanie (notamment de Didier Codorniou réélu à Gruissan) dans laquelle ils font part “publiquement de notre soutien plein et entier à la position de refus de toute fusion de liste avec La France Insoumise. Cette prise de position n’est ni circonstancielle, ni anodine. Elle est l’expression d’une cohérence politique que nous assumons pleinement, et que nous entendons défendre avec la même conviction devant nos concitoyens.”

Ces représentants du PRG soulignent que leurs engagements “en faveur de la laïcité, de la démocratie représentative, du dialogue et de la construction européenne (…) sont incompatibles avec la ligne politique portée par La France Insoumise. Rien, pas la pression électorale, pas les calculs à court terme, pas les convenances d’appareils, ne saurait justifier que nous renoncions à cette identité pour conclure des accords qui nous éloigneraient de nos électeurs et de nos convictions.”

Tout le monde n’est pas aussi cohérent lorsqu’il s’agit d’aborder la dernière ligne droite d’un scrutin…

Philippe MOURET