Quelque 600 000 personnes, qui ont reçu la première dose d’AstraZeneca pour se protéger du covid-19, ne sont pas sûres de bénéficier de la seconde dose de ce vaccin. Elles ont d’ailleurs reçu un mail anxiogène de Doctolib dans ce sens. La raison de cet arrêt brutal au moins dans les vaccinodromes est floue. Le ministère de la Santé dit que l’Agence européenne du médicament « doit formaliser un avis dans le courant de la semaine, sur la pharmacovigilance et sur AstraZeneca, afin d’éclaircir la situation »…, sans préciser s’il s’agit d’une crainte de thromboses.

Originaire de l’Aude, membre du Parlement européen depuis 2012, Eric Andrieu est Vice-président du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates (S&D). Pour lui « le vaccin doit être un bien public mondial, le temps est à la solidarité, il s’agit là d’intérêt général et de la santé des citoyens européens. » (avec VIDEO)

Pascale Maury est psychologue attachée au laboratoire Epsylon de l’université Montpellier III. Dans une étude sur les intentions de vaccination pédiatrique, elle a montré l’importance de bien s’informer quand il y a une controverse. Des conclusions que l’on pourrait aisément calquer sur les adultes, surtout dans cette période où la méfiance prédomine.