Dans son bilan, l'Ifremer fait état de "58 % des volumes de poissons débarqués dans l'Hexagone en 2023 provenant de populations exploitées durablement". Mais vu le nombre d'inconnues, l'institut appelle à la prudence. En Méditerranée, où l'on pêche le plus d'espèces mais en moindres quantités, il est "impossible" de donner un état de santé global. Le président du comité régional des pêches, Bernard Pérez, vient de sensibiliser Carole Delga et la ministre, au Salon de l'Agriculture, sur la nécessité d'étudier davantage que cinq espèces alors que la filière traverse une crise.
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Économiser l’eau : c’est le leitmotiv de la Métropole de Toulouse, la première en France à se lancer dans la tarification saisonnière imposant une hausse de 42 % du mètre cube du 1er juin jusqu’au 31 octobre. Et une baisse de 30 % le reste de l’année. L’élu chargé du dossier, Robert Médina, explique les raisons qui ont conduit à cette révolution.
L’Ifremer propose aux pratiquants, sétois dans un premier temps – Sète est test – de se compter grâce à son application, Catch Machine. “Il s’agit d’anticiper” sur l’avenir de la ressource en zone côtière. De quoi, aussi, préparer les esprits : l’UE aimerait que, d’ici 2028, la déclaration des pêcheurs devienne obligatoire suivie peut-être de celle des captures. La liberté de pêcher, sans en rendre compte à personne, vit peut-être ses dernières années…
L'étang de Thau est sujet à un phénomène baptisé inversac lié au réchauffement climatique : de l'eau de l'étang, salée, se déverse parfois dans la nappe phréatique. Une vaste étude, menée par le BRGM, a pour but, de permettre à ce modèle millénaire unique où cohabitent thermalisme, ostréiculture, etc., de se pérenniser.
Alors que le traditionnel “festival… de cannes” à pêche à la sortie de l’étang de Thau, à Sète, va débuter, avec des dizaines de pêcheurs pour remonter le plus de daurades royales possibles, le temps de leur migration massive en mer, qui ne dure que quelques jours, l’Ifremer s’est lancé dans un ambitieux programme d’étude sur ce poisson emblématique du littoral languedocien, finalement peu connu. Pour essayer d’en déterminer l’état du stock qui génère au bas mot un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros par an pour les petits métiers pour plus de 1 200 tonnes consommées ! Explications.