Depuis 2017, la population augmente en Occitanie, assise à la 3e place des régions les plus peuplées de l’Hexagone, mais c’est un effet d’optique. Cette hausse n’est le fait que de nouveaux arrivants dû à l’attractivité de l’Occitanie. Le solde naturel, lui, est en baisse inquiétante : on fait de moins en moins d’enfants…

Selon l’Insee, c’est le département de France métropolitaine, principalement le Montpelliérain, où la population augmente le plus rapidement entre 2015 et 2021 comme la Haute-Garonne. Il accueille 170 000 ménages de plus qu’en 2020. Mais accompagné, en certains endroits d’un vieillissement de la population et une natalité en berne.

Entre 2013 et 2019, notre région a accueilli, en moyenne, 41 600 habitants (l’équivalent de Castres ou Albi), avec un fort tropisme pour Montpellier et Toulouse. Ce qui compense un solde naturel -différence entre décès et naissances – parmi les plus faibles de France. Quatre des treize villes de plus de 40 000 habitants perdent de la population : Sète, Nîmes, Perpignan et Albi.

Hyper-attractive, l’Occitanie, entre 2012 et 2017, a vu sa population croître de 47 400 habitants en moyenne par an – qui tend cependant à décélérer – pour atteindre 5,8 millions d’habitants. Seules quelques villes moyennes – Sète, Alès, Carcassonne, Albi ou Tarbes perdent des habitants au profit de leur banlieue. Le département de la Lozère, lui, a stoppé la perte d’habitants et multiplie les actions.