Rendez-vous : Michel Cymes parlera du « bien être au travail »

Michel Cymes pour la conférence "bien être au travail" Michel Cymes, coqueluche des médias sur les sujets de santé, sera à Toulouse le 26 juin... Photo D.-R.

 

De nos jours, plus de 3 millions d’actifs seraient menacés ou victimes de burn-out, syndrome d’épuisement professionnel, une des conséquences du stress au travail.

Comment le bien-être, une bonne santé et l’activité professionnelle sont-ils compatibles ? C’est la question de cette conférence gratuite à destination du monde de l’entreprise. Aux côtés de Michel Cymes, des professionnels régionaux de la santé et du monde du travail apporteront leurs témoignages et aborderont les techniques de gestion du stress, l’aménagement des méthodes de management, la prévention dans l’entreprise ou encore la motivation des salariés au travers d’activités mobilisatrices et gratifiantes…

Le burn-out, sujet tabou… mais essentiel

Le burn-out, sujet tabou mais inquiétant
Le burn-out, sujet tabou mais inquiétant… Photo D.-R.

Comme le rappelle Michel Cymes : « Mieux dormir, pratiquer une activité physique modérée et régulière ou savoir déconnecter une fois à la maison participent grandement au bien-être, mais cela ne suffit pas : le lieu de travail doit être considéré comme un espace de vie où il est possible de créer du lien social et de la convivialité, un lieu où il est bénéfique d’entretenir des relations positives et valorisantes. »

« Avec la généralisation de la complémentaire santé prise en charge par l’employeur, l’entreprise est devenue un lieu incontournable pour aborder les questions de santé et de prévention. Sujet sensible, le burn-out, Première cause d’absentéisme au travail, se retrouve régulièrement au cœur des préoccupations. Depuis le début de la crise économique, ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur dans les entreprises et l’on dénombrerait plus de trois millions d’actifs menacés ou victimes de burn-out » souligne Stéphane Kergourlay, directeur de région Sud-Ouest d’Harmonie Mutuelle.

Cependant, « bien-être et travail ne sont pas incompatibles dès lors que l’on se pose les bonnes questions et que l’on sait comment prévenir ce risque », insiste-t-il… Michel Cymes et les professionnels de santé présents le 26 juin à Toulouse tenteront de proposer des perspectives de solution pour ce thème capital…

Accompagner et valoriser les employés

Dégradation des conditions de travail
Dégradation des conditions de travail… Photo D;-R.

En effet, selon la 6e étude Viavoice-Harmonie Mutuelle, 61% des salariés et 69% des dirigeants estiment que les nouvelles technologies ont accéléré le rythme de travail. Et si 58% des salariés, 80% des dirigeants et 66% des travailleurs indépendants estiment que les technologies ont facilité leur travail au quotidien, l’étude révèle qu’il existe un aspect paradoxal des nouvelles technologies : pour aussi bénéfiques qu’elles soient, les technologies ne peuvent pas être la solution unique du bien-être au travail. Cette « 3e révolution industrielle » amène des inquiétudes liées aux modifications des métiers et des organisations.

L’enjeu pour les dirigeants est donc, précise l’étude, d’accompagner cette transformation et valoriser les nouvelles compétences, d’abord par de la formation (plébiscitée à 75% par les dirigeants) et le renforcement du dialogue social. Mais aussi en accordant une place prépondérante au bien-être au travail, comme élément de réassurance dans un univers en mouvement permanent. Les entreprises françaises ont encore beaucoup à apprendre et à assumer sur ce sujet trop souvent tabou…

Une dégradation globale du bien-être au travail

Selon l’étude, « la reconnaissance au travail passe entre autres par la qualité des relations humaines et le salaire. » Par ailleurs, l’enjeu de la reconnaissance est davantage lié à la reconnaissance des compétences. En effet, 52% des salariés pensent que leurs compétences ne sont pas assez reconnues par leurs managers et
collègues, alors qu’à l’inverse, 67% des salariés jugent leur travail utile pour la société française (vs 86% des dirigeants et 70% des indépendants).

Cet observatoire met également en évidence la perception par les salariés d’une dégradation globale du bien-être au travail : pour seulement 18% des salariés, 10% des indépendants et 35% des dirigeants, le bien-être au travail s’est amélioré.

Ph.-M.

Rendez-vous mercredi 26 juin à 19 h 30 au Centre des Congrès Pierre Baudis – 11 Esplanade Compans Caffarelli à Toulouse. L’entrée de la conférence est gratuite, ouverte à tous avec inscription préalable sur le site www.club-prevention-sante.fr et dans la limite des places disponibles.

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