Montpellier : À l’université Paul Va’, la Fête de la Science sous le signe des Saveurs savantes

Ph. Université Paul-Valéry

Explorez les liens étonnants entre alimentation, santé, environnement et recherche via des expos, tables rondes, ouverts au public et accessibles gratuitement éclairés à la lumière des sciences humaines. L’essentiel se déroule du 6 au 10 octobre à l’Atrium.

La Fête de la Science s’inscrit dans dans l’ADN de l’université Paul-Valéry. Et l’Atrium est son coeur battant. Avec au programme, du 6 au 10 octobre, conférences, ateliers, expos, etc., en relation avec les lettres, les langues, les arts et bien sûr les sciences humaines. Offrant au public un parcours entre les différentes facettes de la recherche menée à l’université (lire tout le programme ci-dessous).

L’essentiel de la programmation sur l’Atrium

Le format a été conçu pour favoriser la rencontre entre recherche, création et grand public. Cette année, l’Université de Montpellier Paul-Valéry fait le choix de rassembler l’essentiel de sa programmation à l’Atrium. Expositions, installations, ateliers, visites, conférences, tables rondes et performances s’y succéderont pendant cinq jours, offrant au public un parcours entre les différentes facettes de la recherche menée à l’université.

Responsable des actions sciences-société {“Comment la recherche peut mieux se faire connaître à l’extérieur de l’université et surtout comment des projets de recrcherche peuvent s’articuler avec les acteurs de la société civile”}, Frédéric Sacard confirme : “C’est la première fois que nous organisons de cette façon, dans notre lieu emblématique de notre ouverture sur le monde, l’Atrium, la Fête de la Science ouverte à toutes les unités de recherche qui le souhaitent. C’est la première fois que l’on réunit pendant plusieurs jours des activités et des événements pour montrer toutes nos facettes.”

Sciences et création de répondent

C’est ainsi qu’à la lumière de la recherche menée dans les sciences humaines sont aussi proposées des animations sous la bannière d’un thème général, les Saveurs savantes. Ainsi, vous trouverez, sur la thématique de l’écologie et les espèces rares : la rareté dans des écosystèmes (ré)imaginés, un mobile cinétique en matériaux biosourcés, où sciences et création se répondent. Un mobile en exposition du duo Pétiole d’une artiste Antia Iglésias et d’une écologue Marion Boisseaux. Elles se sont mis à imaginer de nouvelles espèces végétales pour mieux comprendre des espèces “fonctionnellement rares”…

Eaux minérales, musée des moulages, la place de la cuisine dans nos feuilletons d’Occitanie…

Ph. Université Paul-Valéry.

On pourra pêle-mêle assister à la conférence de Sophie Vasset sur les eaux minérales avant la fièvre thermale ; une visite guidée du musée des Moulages. En remontant le temps quand l’archéologie venait au monde, etc. Il y aussi des ateliers et même une performance, un spectacle de chorégraphie, réalisé par une artiste qui est doctorat de recherche-création autour de la danse, une démarche qui se développe beaucoup au niveau international : comment articuler une recherche théorique et une pratique artistique.

On peut noter une rencontre-débat sur les feuilletons quotidiens en Occitanie, projet Serial’Generation avec une réflexion sur la place de la cuisine dans les enjeux d’écritures audiovisuelles…

Sous la férule de deux programmes de recherche

Frédéric Sacard résume : “La particularité à Paul-Valéry, c’est qu’il y a deux grands axes de recherche : LLA (Lettre, langues, arts) et les sciences humaines et sociales (psychologie, sociologies, histoire, etc.) qui donnent lieu à deux grand programmes de recherche : il y a Miranda (2), dont Dis-Leur vous a déjà parlé ICI (2), un institut de recherche-création, le spectacle et d’autres événements en sont issus. Et il y a Icares, sur la santé éclairée par les sciences humaines et sociales. Cela donne un programme diverse et qui montre que la recherche peut se faire là où on ne l’attend pas habituellement. Il y a, autre exemple, un atelier de traduction théâtrale et même un atelier de four à pain, en collaboration avec le programme Icares qui permet de travailler avec d’autres instituts comme l’Inrae. Cela montre que l’on travaille avec des disciplines connexes par forcément là.”

Supermarché virtuel, alimentation durable…

Abritées par le programmes Icares, il y a Epidaure Market. Découvrez ce supermarché virtuel et des supports ludiques conçus par des chercheurs et des professionnels de terrain, pour sensibiliser les jeunes aux enjeux de l’alimentation durable ; mais aussi découvrez la recherche appliquée “du champ au post-récolte” de L’Embrapa, entreprise publique brésilienne de recherche agronomique et son laboratoire Labex Europa installé à Montpellier. L’Embrapa développe des technologies concrètes pour répondre aux besoins des grandes exploitations et des agriculteurs familiaux face aux défis majeurs tels que les changements climatiques, l’instabilité des marchés, les contraintes de ressources (sols et eau) et les risques sanitaires. Posez vous la question avec les chercheurs sur : faut-il bannir la viande de nos assiettes…

Formation et recherche intimement liées

Formation et recherche sont indissociablement liées. C’est ce que montre cette fête de la Science à l’échelle de l’université, qui a l’occasion là de montrer tout ce qu’elle sait faire. Certes, les universités ne vont pas bien financièrement parlant mais il y a aussi des motifs de satisfaction : Paul Valéry est en plein développement qui se transforme peu à peu en Grand établissement, rassemblant l’école d’Architecture, la fac, des formations artistiques dont deux sont dispensées par l’Agora de la danse, l’École supérieure d’art dramatique.

Olivier SCHLAMA

  • (2) Un pôle d’excellence en recherche-création dans les domaines des arts, de la culture et du patrimoine, ancré dans l’écosystème territorial et moteur de la démocratisation culturelle.

Des Saveurs savantes à explorer

Le thème de cette édition permet de croiser les disciplines et les approches. Le public pourra ainsi découvrir ApiSONART, une installation sonore qui invite à entrer dans l’univers de la ruche, ou Écologie des espèces rares, un mobile cinétique qui associe création artistique et recherche sur la fragilité du vivant. L’installation Souvenirs d’Ar(t)cade proposera quant à elle une plongée dans les liens entre art, jeux vidéo et recherche-création.

L’alimentation sera également au cœur de plusieurs propositions, notamment à travers les recherches présentées par ICARES sur l’alimentation saine et durable. Ateliers, animations et rencontres permettront d’aborder le goût, la fabrication du pain, la déglutition ou encore les liens entre alimentation et culture.

Des conférences et rencontres pour prolonger la découverte. L’Auditorium accueillera plusieurs rendez-vous, parmi lesquels la table ronde La fabrique des saveurs, consacrée aux mécanismes chimiques, psychologiques et contextuels qui façonnent notre perception du goût, ou encore Les feuilletons passent à table !, qui interrogera la place de l’alimentation dans les séries quotidiennes.

  • Atrium – Campus route de Mende Tramway ligne 5 : arrêt Université Paul-Valéry
  • Certaines activités sont accessibles sur inscription.­

La Recherche sur les grilles de Saint-Charles
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En complément de ce programme, l’université propose, comme chaque année, une exposition, durant tout le mois d’octobre, sur les grilles du site Saint-Charles.
10 panneaux, issus de ses unités de recherche, offrent un aperçu de la variété des travaux qu’elles mènent et donnent envie d’en savoir plus.

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