Cinéma / Agnès Varda : “Je ne veux pas montrer, mais donner l’envie de voir…”

Agnès Varda extrait du programme du 4e Festival Agnès Varda à la Pointe Courte. Photo DR

Sète tient une place importante dans la vie et l’œuvre de Varda, elle y fait des rencontres déterminantes et perçoit ses premières émotions artistiques. En 1954, elle fonde Ciné-Tamaris pour la production de son premier film : La Pointe Courte, nom du quartier des pêcheurs de Sète. Jusque-là photographe, l’artiste décide de sauter le pas de l’image en mouvement, sans vraiment savoir pourquoi…

En 2023, les Rencontres d’Arles (festival de photographie) consacraient une exposition à la réalisatrice (“Agnès Varda. La Pointe Courte, des photographies au film”) à travers Carnets, une collection imaginée par l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France dans le cadre du programme de valorisation de ses fonds d’archives de photographes, en collaboration avec les éditions Delpire & Co.

1954 année charnière, première expo-photo et premier film

Un film à voir, dimanche à la Pointe Courte

On y lisait alors : “Avec La Pointe-Courte, Agnès Varda produit en 1954 un film radical alternant un style graphique et réaliste qui n’a pas échappé aux cinéphiles avertis de l’époque. Le film arbore une indépendance artistique qui rompt avec les codes du cinéma de son temps au point d’être qualifié de précurseur de la Nouvelle Vague. Pour préparer son film, la jeune femme entreprend une sélection minutieuse de ses photographies, parmi les quelque 250 vues prises à Sète entre 1952 et 1954.”

Agnès Varda a nourri un attachement particulier à Sète. Sétoise d’adoption pour y avoir été réfugiée adolescente pendant la Seconde Guerre mondiale, elle y revient chaque année jusqu’au début des années 1960. En 1954, année charnière, elle monte sa première exposition personnelle et réalise son premier film, La Pointe-Courte. Par la suite, elle met peu à peu sa carrière de photographe de côté pour se consacrer à son œuvre cinématographique : Cléo de 5 à 7 (1961), Le Bonheur (1964), Sans toit ni loi (1985), Les Glaneurs et la Glaneuse (1999), Les Plages d’Agnès (2008) ou Varda par Agnès (2019), entre autres.

Déjà la 4e édition du Festival Agnès Varda à la Pointe Courte

Le quartier sétois qu’elle a rendu célébre lui rend chaque année la pareille avec ce Festival Agnès Varda qui invite le public à venir (re)découvrir quelques miettes d’une oeuvre foisonnante, avec trois projections par jour (10h-14h-18h), une exposition de photos et vendredi 18, une animation musicale à 19h.

Au programme cette année, La Pointe Courte (jeudi), Les cent et une Nuits de Simon Cinéma (vendredi), Le Bonheur (samedi) et Les plages d’Agnès (dimanche). C’est au Foyer Louis-Roustan de la Pointe Courte (à Sète), entrée libre et réservations au 06.31.00.16.10.

Philippe MOURET

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