Animaux/Adoptions : Des personnalités interpellent Emmanuel Macron

Des personnalités se mobilisent en faveur des refuges et des animaux abandonnés. Photo D.-R.

Brigitte Bardot, Laëtitia Barlerin, Emmanuelle Berne, Marilou Berry, Laurence Boccolini, Frédérique Brugiroux, Norin Chai, Valérie Damidot, Anaïs et François-Xavier Demaison, Mylène Demongeot, Lola Dewaere, Michel Drucker, Anny Duperey, Nadia Fares, Liane Foly, Rémi Gaillard, Hélène Gateau, Alex Goude, David Hallyday, Marinea Hands, Fauve Hautot, Robert Hossein, Denitsa Ikonomova, Gérard Lenormand, Manuela Lopez, Raphaël Mezrahi, Jean-Marc Morandini, Barbara Opsomer, Candice Patou, Matthieu Ricar, Sylvie Rocard, Dany Saval, Eric-Emmanuel Schmitt, Henry-Jean Servat, Laury Thilleman, Corinne Touzet…

Dans cette liste figurent quelques personnalités directement rattachées à l’Occitanie, l’humoriste Rémi Gaillard et la Gardois Frédérique Brugiroux ex-candidate de télé-réalité (Koh-Lanta, Les Anges…). Mais aussi l’écrivain Henry-Jean Servat, né à Montpellier et ancien chroniqueur du quotidien Midi-Libre, ou François-Xavier Demaison et son épouse catalane Anaïs, fortement impliqués dans le festival Pel-Licula à Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales…

« Lettre Ouverte » et pétition en ligne

Tous ont répondu à l’appel d’association –Ethics For Animals, le Collectif Chat 100 % Stérilisation Obligatoire (regroupant 600 refuges et associations), One Voice, L’Arche des Associations (42 associations), Convergence Animaux Politique (CAP), Solidarité Refuges et le Collectif « Pattes Mauves » (69 associations)- qui alertent sur la situation devenue dramatique pour les refuges et les associations de protection animale en France.

« Dans un contexte déjà très préoccupant depuis plusieurs années, en raison de la diminution des subventions et des dons, alors que les abandons et les actes de maltraitance explosent, soulignent ces associations dans une « Lettre Ouverte » au président de la République, la crise sanitaire du Covid-19 frappe de plein fouet le monde de la protection animale, empêché de mener à bien sa mission d’intérêt général auprès des animaux en détresse et vivant maintenant sous la menace de devoir fermer ses structures et d’assister, impuissant, à des euthanasies massives d’animaux pourtant en bonne santé et adoptables faute de place. »

Prendre exemple sur la Belgique

Tandis qu’une pétition circule sur internet, plusieurs personnalités sont donc venues en renfort, apportant leur caution à la démarche et s’adressant à leur tour à Emmanuel Macron : « La mesure consistant à interdire les adoptions d’animaux abandonnés pris en charge par les associations de protection animale, sonne le glas de la mission de ces associations. Les animaux, victimes collatérales de la pandémie, pourraient mourir par milliers, euthanasiés en masse, faute de pouvoir être confiés à des familles responsables, volontaires pour les accueillir, sélectionnées et suivies par les associations. Autoriser les adoptions c’est sauver des vies animales ! » déclarent les personnalités.

Une vidéo a également été réalisée :

L’objectif de cette démarche est d’obtenir du président de la République et du ministre de l’Agriculture qu’ils accordent une dérogation aux refuges pour animaux et aux associations de protection animale françaises afin que les adoptions puissent reprendre selon des règles précises, prônant de se baser sur l’exemple de la Belgique (*).

Philippe MOURET

(*) Le protocole mis en place en Belgique pour les adoptions :
• Les adoptions se font sur rendez-vous après un entretien téléphonique.
• Espacement des rendez-vous d’au moins 1 heure
• Les rendez-vous sont interdits aux personnes âgées de plus de 65 ans
• Les deux personnes présentes lors du rendez-vous, le représentant du refuge et le futur adoptant, sont séparées d’une distance minimum de 1,5 mètre.
• Avant leur mise en présence, ces 2 personnes ont l’obligation de se laver les mains et de porter un
masque

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