Mythologies : Le Minotaure quitte les rues pour le labyrinthe des pages

"Astérion, le Minotaure", un livre à partir de 6 ans, aux éditions Prvat. Photo D.-R.

C’est en novembre 2018 qu’Astérion le Minotaure et Ariane l’Araignée, envahissaient les rues de Toulouse devant près d’un million de personnes. Depuis, la compagnie La Machine ne cesse de se réinventer, multipliant les histoires savamment orchestrés par François Delaroziere qui propose, avec le concours des Éditions Privat, de les raconter aux plus jeunes.

Il est, ainsi, d’abord descendu dans la rue. Et voici maintenant qu’il s’élance de pages en pages… Astérion, le Minotaure, est décidément bien remuant ! Le responsable ? François Delarozière. Un inventeur d’exception et un conteur merveilleux qui revisite ici un mythe éternel, comme le souligne le pitch de l’éditeur, Privat :

Suivez le fil tracé par Delarozière et Muntaner

L’album aux éditions Privat-Jeunesse

« Dans cet album, bien qu’on y retrouve les éléments fondateurs du Minotaure, labyrinthe, Ariane, des fils, le mythe est totalement revisité pour un jeune public friand de mythologie et des lectures en famille. Ainsi, Astérion le Minotaure n’est pas celui que l’on croit. Il vit dans un labyrinthe souterrain qui s’étend sous la mer et les océans. Par un beau matin, il sort de sa cachette et s’amuse à arpenter une ville aux mille dédales. Guidé par Ariane, le Minotaure part à la recherche du Temple sacré, sa future demeure. Cette épopée initiatique le mènera-t-il à trouver enfin la paix et la tranquillité ? »

C’est Stéphane Muntaner qui illustre ce bel album des éditions Privat-Jeunesse. Il a rencontré François Delaroziere avec la compagnie Royal de Luxe et collabore
désormais avec La Machine. Photographe quand on le dit graphiste, vidéaste quand on le pense designer, illustrateur et détourneur d’images, affichiste passionné, il est inutile d’essayer de classer cet artiste aux mille talents. Refusant de se limiter à une dimension artistique plutôt qu’une autre, il manie avec brio le romanesque, l’humour et l’impertinence !

Ses dessins donnent à cet album une belle tonalité à la fois chaude et sobre, qui n’est pas sans rappeler les décorations de certains vases antiques. Un styleà la fois simple et élégant, qui séduit les jeunes lecteurs-trices dès le premier regard.

Un complice musical nommé Mino Malan

Tous deux seront présent à la Halle de La Machine, à Toulouse (3 avenue de l’Aérodrome de Montaudran) ce samedi 24 octobre à partir de 16h. Dédicace qui sera suivie d’un moment musical, permettant de découvrir quelques extraits du premier album du compositeur Mino Malan.

Ce dernier est le complice artistique de François Delaroziere depuis trente ans. Il sort un premier album des musiques de spectacle de La Machine. Son titre Le Gardien du temple (*) faisant écho au spectacle éponyme qui a vu le jour en novembre 2018 dans les rues de Toulouse.

Le « rideau de scène » de Picasso, visible au musée des Abattoirs, à Toulouse.

Ne pas oublier le « rideau de scène » de Picasso, aux Abattoirs

Et lorsqu’on évoque le Minotaure, à Toulouse, impossible de ne pas évoquer le fameux « rideau de scène » exposé au musée des Abattoirs : La dépouille du minotaure en costume d’Arlequin (1936), oeuvre de Picasso  pour le Théâtre du Peuple, dit Rideau de scène pour Le Quatorze-Juillet de Romain Rolland.

Exposé dans un premier temps au musée des Augustins, le rideau a pris place dans le musée d’art moderne et contemporain dès son ouverture, en 2000. Et il demeure une superbe découverte pour tous les visiteurs.

Philippe MOURET

(*) Soutenu par Toulouse Métropole et coproduit par Art Melodies et La Machine, cet album se compose de 14 titres aux sonorités parfois lyriques, classiques ou rock.

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