Festival : Les IG ont plusieurs cordes à leurs guitares

Les Internationales de la Guitare font vibrer l'Occitanie, jusqu'au 13 octobre. Photo D.-R.

Pour leur 23e édition, les Internationales de la Guitare ont démarré avec le salon de la lutherie à Toulouse et trouveront leur conclusion à Montpellier, le 13 octobre, avec un concert de Bernard Lavilliers à l’Opéra Berlioz… D’ici là, l’événement aura déroulé un riche programme qui se décline en trois facettes : économique, sociale et, naturellement, musicale !

Plus de 100 concerts, près de 200 artistes et intervenants, plus de 90 partenaires et environ 60 lieux de concerts et d’actions culturelles dédiées à la guitare… Les IG (Internationales de la Guitare) en chiffres, c’est quelque chose d’assez énorme !

« Partager une culture de qualité… »

« Si le festival se veut vertical dans ses choix artistiques sans concessions, pointus et populaires, il est aussi et surtout horizontal par son large spectre artistique et géographique. Cette volonté vise l’élargissement des publics, en particulier ceux qui n’osent pas fréquenter les salles guindées, ou trop feutrées des concerts. d’où le choix de prendre place dans des lieux où ces spectateurs se rencontrent pour partager une culture de qualité qui s’adresse directement au cœur de chacun… » insiste le directeur du festival, Talaat El Singaby.

Et de préciser : « Le Blues, est un peu notre étendard, qu’il soit africain, canadien, français, anglais, américain, haïtien… C’est cette grande musique de complaintes et de minorités qui rayonne depuis un siècle sur l’affect des cinq continents. L’équipe des IG a aussi concocté un bouquet de roses rouges de chansons françaises avec Bernard Lavilliers, Jil Caplan, Jean-Louis Murat et Thomas Fersen. Des valeurs sûres de la chanson française. Et, bien sur, le rock, le folk, le jazz manouche, le flamenco, et même la musique électronique ont toujours leur place dans le festival. »

Rokia Traoré, Gaëdic Chambrier, etc

Vous avez dit éclectique ? Bien sur ! l’« innovation et l’éclectisme », ce sont d’ailleurs deux des qualités mises en exergue par la présidente de l’association Confluence, Nicole Bigas, auxquelles elle ajoute « la proximité » avec « la pluralité de concerts et d’interventions sur tout le territoire. Sa présence peut revêtir plusieurs formes allant de simples concerts à des actions spécifiques auprès des quartiers et des populations prioritaires valorisées par les communes. C’est aussi la création d’activités en lien avec les milieux scolaires et en associant souvent les familles… »

Rokia Traoré, jeudi soir à l’Opéra Comédie de Montpellier. Photo D.-R.

Le festival des IG démarre en trombe, avec dès ce jeudi 27 septembre le blues/rock mandingue de Rokia Traoré à l’Opéra Comédie, où lui succédera le trio de Crossborder Blues, vendredi… Née au Mali, Rokia Traoré a composé six albums. Elle est aussi à l’origine de la Fondation Passerelle à Bamako, qui aide la jeune création artistique au Mali. Son dernier album « Né So » (Chez soi, en bambara) est  directement inspiré de son expérience d’ambassadrice de Bonne volonté pour les Nations-Unies et du conflit qui secoue le Mali depuis 2012. Cet album est produit par John Parish et comprend une reprise de « Strange Fruit » de Billie Holliday.

Dans le même temps, Gaëdic Chambrier sera dans la région de Béziers, où il proposera un voyage surprenant sur la palette de sons et de styles de cette famille instrumentale, entouré d’une trentaine de guitares, toutes différentes et de grande lutherie. Il est à Sauvian ce mercredi 26 (19h), à Lignan-sur-Orb le 27 septembre (19h) et à Béziers (médiathèque André-Malraux) vendredi, toujours à 19h. Pour en savoir plus, demandez le programme en cliquant ICI.

Philippe MOURET