Millésime BIO 33e : Carole Delga au rendez-vous de la viticulture biologique

Rendez-vous mondial incontournable des vins biologiques, organisé par SudVinBio avec le soutien de la Région Occitanie, Millésime Bio réunit près de 1 400 exposants de 15 pays et 9 500 visiteurs. A cette occasion, Carole Delga a échangé avec les producteurs en leur réaffirmant le soutien de la Région pour le développement de la filière bio d’Occitanie, déjà leader au niveau européen. La présidente de Région a également participé à une réunion de travail du Consortium des vignobles d’Occitanie, créé dans le cadre du contrat de filière viticole, qui travaille à renforcer une identité et une visibilité collective pour les vins régionaux (*).

Aujourd’hui, un vin sur dix en France, est un vin bio ! Plus grande région viticole de France, l’Occitanie couvre quatre bassins viticoles soit 33% des vignes françaises. Elle est, de fait, le premier vignoble bio de France (et première région bio de France toutes filières confondues) avec 55 268 hectares de vignes cultivés en agriculture biologique en 2024, soit près de 35 % des surfaces de vignes bio en France.

L’accélération des conversions a été phénoménale”

Mais l’Occitanie ne compte pas que sur sa taille. En effet, avec plus de 21 % de surfaces certifiées ou en conversion (devant PAcA et Nouvelle Aquitaine), la région affiche aussi un taux de conversion supérieur à la moyenne nationale.

“L’accélération des conversions a été phénoménale. Rien que sur les quinze dernières années, les surfaces certifiées ont été multipliées par sept. Souvent, la conversion se fait au moment d’un changement de génération ou lors d’une installation, car le jeune vigneron ou le néo-vigneron veut produire en bio” explique Julien Franclet, le nouveau président de SudVinBio, qui souligne que “c’est important d’en avoir conscience quand on sait que toutes les filières agricoles sont confrontées à la problématique du renouvellement des générations.”

“La viticulture biologique est un pilier de notre économie régionale et un choix d’avenir pour nos territoires”, renchérit Carole Delga qui insiste : “En Occitanie, les femmes et les hommes de la filière innovent, investissent et portent haut nos savoir-faire, faisant de notre région le premier vignoble bio de France. Le marché du vin bio progresse, avec une hausse de 7% du chiffre d’affaires entre 2023 et 2024, preuve du potentiel de cette filière d’avenir qui répond à la fois à des enjeux environnementaux forts et aux nouvelles attentes des consommateurs. Mais nous devons rester vigilants face aux défis de la production et de la commercialisation.”

Image d’illustration. Photo Gaidar ISKAKOV-Pexels

Rester vigilants face aux défis de la production et de la commercialisation

La présidente de la Région souligne en effet que “dans un contexte de changement climatique, de menaces géopolitiques et de tensions fortes sur les marchés, la Région agit pour favoriser la résilience de la filière et aider les professionnels à se projeter vers l’avenir. Depuis 2016, nous investissons chaque année 10 M€ pour soutenir l’investissement, accompagner l’adaptation au changement climatique et sécuriser les débouchés. Cet engagement s’est renforcé avec le contrat de filière viticole qui prévoit 5 M€ de plus sur trois ans avec notamment la création d’un observatoire économique des marchés au service des entreprises viticoles d’Occitanie.”

“Le bio, c’est bon pour la biodiversité, c’est bon pour l’eau, c’est bon pour les sols. C’est bon pour nous. Soutenir le bio, c’est important : c’est la mission de SudVinBio, c’est la raison d’être de Millésime BIO mais ça doit aussi être l’affaire de tous : les
consommateurs, les prescripteurs et les pouvoirs publics…” insiste Julien Franclet.

Consommateurs : mettre en avant le “potentiel plaisir” des vins bio

Image d’illustration by FREEPIK

Qui achète du vin bio aujourd’hui en France ? Et demain ? C’était le sujet d’une enquête réalisée par l’ObSoCo (**) à la demande de SudVinBio. Il en ressort que les moins de 35 ans représentent 31% des consommateurs de vin bio. C’est un public inquiet ou très inquiet des problèmes environnementaux (91%) et des effets de l’alimentation sur la santé (74%). Pour 54% d’entre eux, “l’impact environnemental de leurs achats alimentaires” est un critère essentiel.

Enfin, selon l’enquête “35 % des Français consomment aujourd’hui du vin bio de façon soutenue. L’étude souligne qu’il est possible de les engager dans une dynamique de valorisation en renforçant leur engagement, d’une part en mettant mieux en valeur l’offre en rayon ainsi que sur les cartes des vins de la restauration, d’autre part en affirmant encore plus la qualité gustative et le « potentiel plaisir » des vins bio.”

Philippe MOURET

(*) À la suite de la décision du Conseil d’État imposant le retrait de la mention Sud de France de l’étiquetage des bouteilles de vin, la Région Occitanie a déployé une solution alternative en lien avec les professionnels de la filière. Les vignerons peuvent désormais apposer sur leurs étiquettes un pictogramme situant l’Occitanie sur la carte de France, accompagné de la mention « Produit ici ». La marque « Sud de France – Occitanie » est par ailleurs maintenue sur l’ensemble des supports de promotion, notamment à l’international. A ce jour, sur 7 449 vins référencés sous la marque régionale, près de 1 800 sont Bio.
(**) L’Observatoire de la Société & Consommation, est une société d’études et de conseil en stratégie née de “la conviction que nous sommes en train de vivre une période de transformation profonde de la société, de l’économie et du commerce.”