A l’époque, ce fut un révolutionnaire progrès social pour les classes populaires, générant le tourisme de masse. En presqu’un siècle, la société a changé ; les vacances aussi. Sociologue, Bertrand Réau explique que, même si ce droit est désormais inscrit dans la loi, “les vacances reproduisent et creusent les inégalités sociales”. Il propose des pistes pour y remédier, comme il l’expliquera ce mercredi à l’AG de l’Unat Occitanie. DG de Cap France, Damien Duval, lui, explique”le déclin du tourisme social”.
Unat
L’Union des associations du tourisme social – plus de 700 000 vacanciers en 2024 en Occitanie – qui représente 212 colonies, centres de vacances, etc., réunit ses adhérents jusqu’à jeudi à Sète dans un contexte où le secteur “tire la langue” à cause de la hausse générale des coûts. Au coeur de ce séminaire, des points forts : la place de l’IA, les séjours éco-responsables, la gestion de l’eau et la rénovation des centres.
Chaque été, l’Unat et ses partenaires se mobilisent pour l’opération Premier départ en vacances. Peu argentées, les familles de plus de deux mille jeunes ont ainsi bénéficié de séjours largement subventionnés, par la Région Occitanie, l’Unat, la Caf, l’Agence des chèques vacances, la Drajes Occitanie…
De nombreux séjours scolaires prévus en ce mois de janvier se déprogramment en cascade, souvent à la dernière minute. Classes de neige et centres de vacances sont victimes de la vague Omicron. Pour les centres, notamment dans les Pyrénées, c’est une part importante de leur économie qui s’évanouit. Sans aide, ils dénoncent le message déconcertant de l’Education nationale qui n’interdit pas les classes de neige mais les “déconseille”.