Patrimoine : Pour sauver l’église romane de Calhavet

Les bénévoles de l'association lo Reviscol ont besoin d'aide pour sauver l'église... Photo D.-R.

L’association Lo Reviscòl a signé une convention avec la mairie de Frespech (Lot-et-Garonne) qui lui a confié la rénovation de l’église Romane de Calhavet (XIIe siècle). Pour mener à bien ce projet de sauvegarde, l’association fait appel aux dons…

C’est notamment par le biais d’une opération de financement participatif que Lo Reviscòl espère réunir les fonds nécessaires pour « Sauver Calhavet« . De cette église officiellement vieille de 765 ans (mais « en réalité plus de 800 ans », affirme le président de l’association, Yves Boissières, il reste le choeur, la sacristie et les murs…

Un sauvetage en trois phases

Entrez dans l’Histoire, soutenez la sauvegarde de l’église… Photo D.-R.

Afin de Sauver l’église, l’architecte du patrimoine Stéphane Thouin a établi, à la demande de l’association, un rapport diagnostic qui envisage trois phases d’action : Travaux d’urgence, opération de sauvetage et restauration de la chapelle. Alors que Stéphane Bern doit se battre (y compris contre des élus LReM) pour mener au mieux la mission Patrimoine dont il a été chargé par le président de la République, certaines initiatives plus modestes méritent cependant d’être aussi mises en lumière.

C’est le cas de Calhavet (tout près de l’Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine) et de l’équipe de Lo Reviscòl qui ont déjà beaucoup fait (nettoyage, sécurisation, pose d’une porte d’entrée), mais ont désormais besoin d’un soutien important pour faire appel à de vrais professionnels (maçons, charpentiers…).

« Toute la mémoire des paysans d’ici »

Un sauvetage en 3 phases… Photo D.-R.

Lancée le 11 janvier, l’opération de financement participatif est en-cours. Mais au fait, pourquoi sauver Calhavet , « Pour arrêter la dégradation du site, bien sûr. pour cristalliser l’édifice et plus encore si possible, afin de transmettre cet héritage de pierre aux générations futures. Parce que cette église porte à elle seule toute la mémoire des paysans d’ici, par les baptêmes, les mariages, les enterrements… » souligne Yves Boissières.

Et dans le contexte actuel, « ce monument renforcera l’attrait touristique de ce territoire. il  sera une étape sur les chemins de randonnée et plus largement, ce sera un atout pour la commune et tout le Pays de Serres… » La destination des premiers fonds récoltés correspond à la première phase des travaux, dits d’urgence. La note est déjà salée, plus de 80 000 €, avant de pouvoir commencer la deuxième phase, celle du « sauvetage »…

Philippe MOURET