Mode : Gilets & Cie, de beaux atouts sans les manches

Gilets & Cie, nouvelle marque toulousaine à découvrir... Photo Laurence BOURDAIS (mannequin : Louise Molinaro)

Créé en mai 2018, à Frouzins (Haute-Garonne), par Catherine Marchand-Jolivet, Gilets & Cie conçoit et fabrique des gilets sans manches, alliant élégance et originalité. Une marque qui se veut aussi responsable qu’exigeante, en sélectionnant des tissus nobles, exclusivement d’origine naturelle.

Après une carrière de 30 années dans les technologies, Catherine Marchand-Jolivet a eu envie de se réaliser dans une passion ancienne : la couture. « Ma grand-mère était couturière. Ma mère aimait aussi la couture. j’ai donc baigné très tôt dans cet univers et j’aime coudre… Mais il m’a fallu du temps » explique Catherine Marchand-Jolivet.

Une alliance de l’éthique, du chic, et du plaisir

C’est en 2015 qu’elle décide de franchir le pas et prend une année sabbatique. Pas pour faire le tour du monde, mais plutôt celui de la question. Faire le point sur ses compétences, sur le marché, sur la faisabilité de son projet. Et si elle reprend la travail (à temps partiel) un an plus tard, c’est avec la ferme intention de développer son concept : Le gilet ! « Cet ancien incontournable marqueur d’élégance de la garde-robe masculine, m’est apparu comme une évidence. Au 21e siècle, chacun, femme ou homme doit y avoir droit ! » insiste-t-elle.

Sur l’aérodrome de Muret, Gilets & Cie a déjà pris son envol. Photo Laurende BOURDAIS. Mannequins Louise Molinaro et Nicolas.

Des gilets, donc, mais en accord avec ses valeurs : la créativité, la qualité, la proximité, le respect de l’environnement, la fierté d’une production en France. Plus qu’un dress code, un code de bonne conduite, « éthique » : « Je voulais une marque qui aime les belles matières naturelles : soie, laine coton, lin… la belle ouvrage réalisée par des couturières exerçant leur métier avec talent et amour dans des ateliers proches de chez nous. Pour donner du plaisir à celui ou celle qui portera une pièce rare. Je veux imaginer des modèles pour aujourd’hui dans la lignée du chic français à la fois novateurs et riches de son savoir faire. »

Des partenaires à Castres, Montauban…

Le gilet, un accessoire qui s’adapte à tout. Photo Laurence BOURDAIS. Mannequin Louise Molinaro

On y était presque : « J’avais l’idée. mais je voulais me distinguer. J’avais réalisé un gilet pour le mariage de mon fils, une pièce originale, un peu rock… J’ai décidé de prendre cette direction. Pas un gilet qui vienne seulement compléter un costume, mais comme un élément central. un façon de pimenter une tenue… » Et l’idée à cheminé… Après la réalisation de plusieurs prototypes, il restait à mettre en place la fabrication.

En préservant toujours l’éthique mise en place par Catherine : une fabrication française au plus près de ses bases, des matières naturelles et de qualité, un sens de l’écoute et du service. Si un premier contact avec Cocolico basée à Montauban n’a pu se poursuivre en raison de la faillite de la start-up, c’est tout de même dans le chef-lieu du Tarn-et-Garonne que la créatrice va trouver la perle rare, dans la personne d’un ancien chef d’atelier de la marque « Serge Blanco ».

Dès lors, la fabrication peut commencer… Avec des tissus d’origine naturelle que Catherine Marchand-Jolivet va chercher à Nice, en Italie lorsque c’est nécessaire, mais de préférence à proximité dès que c’est possible, avec par exemple le lin qui vient d’une manufacture de Castres dans le Tarn. Et la fondatrice de Gilet & Cie met dans les détails la même minutie que lorsqu’elle intervient en tant que responsable qualité des projets spatiaux chez Thalès.

Ces détails qui font « le plus que l’on remarque »

Femmes et hommes, Gilets & Cie s’adresse aux deux. Photo Laurence BOURDAIS; Mannequins Louise Molinaro et Nicolas.

« C’est ce qui fait le « plus » que l’on remarque », souligne-t-elle. Des boutons en nacre, métal ou buis, des boucles en laiton, des poches passepoilées, de la précision dans les doublures… Rien n’est laissé au hasard. Bien sur, cette recherche de la perfection a un coût : de 195 € à 280 € pour un  gilet. « Je sais que cela peut sembler assez élevé. Mais c’est le prix d’une belle paire de chaussures. Et ce sont des créations qui durent, que l’on peut porter de façons différentes. D’ailleurs je constate que l’audience de la marque est assez large, assez jeune aussi », souligne Catherine qui envisage d’élargir sa gamme avec des foulards, des Noeuds papillon…

S’adressant autant aux femmes qu’aux hommes, Gilets & Cie a réussi ses premiers pas et, sans forcément courir, avance à grandes enjambées vers l’avenir. pour Catherine Marchand-Jolivet, en tout cas, le plaisir est bien là : « Je réalise un rêve, dans un domaine qui m’a toujours passionnée. En plus je découvre tout un tas de métiers, de la fabrication à la communication, avec par exemple les séances photos réalisées à Toulouse et à l’aérodrome de Muret, les vidéos de Black Fog ou la création du site avec les toulousains de Kardinal T… »

Gilets & Cie a donc pris son envol en Occitanie… avec de beaux atouts pour conquérir de nouveaux horizons. Découvrir le site de la marque en cliquant ICI.

Philippe MOURET