Hérault : Le préfet Pierre Pouëssel garde le cap de sa feuille de route

Pierre Pouëssel, préfet de l'Hérault, veut poursuivre en 2018 le mouvement initié en 2017. Photo Ph.-M.

Lors de ses voeux à la presse, ce lundi 15 janvier, le préfet de l’Hérault Pierre Pouëssel, a donné la priorité à la continuité des initiatives déjà entamées, dont il a souligné les bons résultats, un an après son arrivée.

Sécurité, emploi, cohésion sociale et aménagement du territoire, ce sont les quatre grands axes d’action définis par le préfet, lundi. Si les précisions sur la sécurité devront attendre une présentation nationale par le ministre de l’Intérieur avant de connaître une déclinaison départementale, Pierre Pouëssel a cependant souligné une baisse des atteintes aux biens mais une augmentation des violences aux personnes. Quant à la sécurité routière, « les chiffres ne sont pas bons », a-t-il regretté. il y avait eu 93 personnes tuées sur les routes de l’Hérault en 2015, il y en a eu 79 en 2016 et 78 en 2017 (le nombre de blessés étant en augmentation de 24%)… Le préfet a souhaité que de nouvelles mesures permettent d’évoluer vers de meilleurs résultats en 2018.

« Mettre le paquet sur les emplois pérennes »

Pour les trois autres grands sujets, Pierre Pouëssel a souligné que « la feuille de route sera finalisée la semaine prochaine. » En ce qui concerne l’emploi, « la reprise est là, mais il n’y a pas d’effet significatif sur le taux de chômage qui, de 14% en 2016 sera au-dessus de 13% pour 2017, contre 9,4% au niveau national. Caractéristique spécifique à l’Hérault, le département est « celui qui crée le plus d’emploi, avec la Haute-Garonne » (7000 emplois de plus dans l’Hérault en 2017), mais il subit une « très forte pression démographique » (+15 000 habitants la même année) qui vient contrecarrer les bonnes annonces. « Conformément à la volonté du gouvernement, il faudra mettre le paquet sur les emplois pérenne dans le secteur marchand », a précisé Pierre Pouëssel.

Pierre Pouëssel, préfet de l’Hérault a adressé ses voeux à la presse, lundi. Photo O.-SC

Le Programme garantie jeunes sera poursuivi en 2018. il avait concerné 1700 jeunes en 2016, plus de 2000 en 2017 et l’objectif de 2018 sera que 2500 jeunes soient concernés, avec n effort particulier en faveur des quartiers populaires afin que le nombre de jeunes impliqués dépasse les 30% actuels. Et pour le développement économique, le département soutiendra deux pôles de l’économie numérique particulièrement dynamique dans l’Hérault (et plus particulièrement à Montpellier), la e-santé et l’agronomie

Montpellier, candidate à « Logement d’abord »

Dans l’Hérault il existe désormais 1 124 places au titre de l’hébergement d’urgence, auxquelles s’ajouteront 50 places d’abris de nuit qui ouvriront en lien avec la Métropole de Montpellier (40) et dix à Béziers à destination des femmes victimes de violences. Le préfet a souligné que « dans un département très en retard sur le logement social, la loi SRU (Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, NDLR) permet de rattraper du terrain… » Il y a eu 10127 réalisations pour la période 2014-2016 et l’objectif pour la prochaine période triennale sera une évolution de 25% (8600 logements sociaux en plus). Par ailleurs, la ville de Montpellier figure au rang des 15 métropoles candidates à l’initiative nationale « logement d’abord » qui devrait donner accès à « un vrai parcours résidentiel » à plusieurs milliers de personnes.

Enfin, à propos des migrants, le préfet Pierre Pouëssel a insisté sur la nécessité de « tout mettre en oeuvre pour réussir l’intégration de ceux qui ont obtenu le statut de réfugiés. » Il a notamment émis l’idée d’un « accueil d’une ou deux familles de réfugiés dans les petites communes… »

Philippe MOURET