Chocolat : Rachid Makcharrade inscrit son nom sur les tablettes

Rachid Makcharrade, sculpteur-chocolatier formé dans l'Hérault. Photo D.-R.

Il vient de remporter le premier prix du prestigieux trophée Jean-Claude Léchaudé. Né à Montpellier, formé au CFA de Sète, Rachid Makcharrade exerce ses talents au Comptoir du chocolat de la pâtisserie Borzeix-Besse, à Treignac (Corrèze). Il vise désormais la finale nationale (fin novembre à Bordeaux) avec pour objectif une sélection pour les World Chocolade Masters…

C’est l’histoire d’une passion et d’une vocation. Rachid Makcharrade, 20 ans à peine, est né à Montpellier et il a découvert très tôt les délices de la pâtisserie en regardant sa mère préparer des gâteaux dans la cuisine familiale. C’est donc tout naturellement qu’il a pris la direction du CFA de Sète où il a obtenu son CAP avec une mention complémentaire en pâtisserie, chocolaterie et confiserie

une licorne dans un jardin magique… Photo D.-R.

Alors qu’il débute sa carrière professionnelle à Montpellier (« boulangerie-pâtisserie « Au levain naturel »), il découvre le travail de Bernard Besse, le maître-chocolatier créateur de l’entreprise Borzeix-Besse (qui a reçu le label national « entreprise du patrimoine vivant ») qui a ouvert des magasins à Treignac, Brive, Limoges et Clermont-Ferrand.

Rachid se lance. Il écrit au maître-chocolatier qui le reçoit et se laisse séduire par l’enthousiasme du jeune homme. Embauché, Rachid admire le talent de celui qu’il décrit comme un mentor : « Je le regardais confectionner des pièces en chocolat magnifiques. j’étais comme un enfant devant ses réalisations. Ca me faisait rêver et j’avais envie d’essayer »… Bernard Besse remarque pour sa part le sens artistique de son employé.

Et c’est par un souvenir d’enfance que Rachid va débuter. Il recrée une scène d’Aladdin des studios Disney, avec le Génie et la fameuse lampe magique. Premier essai réussi. « Au début, je racontais mon enfance, mes passions. Après Aladdin il y a eu Dragon Ball Z, Tom et Jerry… j’adore tout ça et Mr Besse me conseille, me guide. c’est bien plus qu’un patron. au trophée Léchaudé, il était là, il m’a coaché, il est resté pendant les neuf heures que dure l’épreuve », précise le jeune chocolatier.

En ce moment, Rachid « bûche » son chocolat …

Des efforts récompensés par un Premier prix et l’espoir d’aller plus loin encore : « C’était un moment très fort. j’étais vraiment très ému…

La plus récente réalisation de Rachid Makcharrade, un aigle pour s’envoler vers des sommets ! Photo D.-R.

C’est une immense motivation pour la suite. parce que ce n’est qu’une étape. Je rêve d’aller plus loin et je travaille pour ça. Je travaille le chocolat, je vis le chocolat. En semaine, le week-end, c’est le chocolat avant tout ! La réalisation d’une pièce, c’est l’étape ultime, mais avant il y a un gros travail de recherche et de croquis. et puis, les essais, parfois une vingtaine d’essais avant d’arriver au résultat souhaité… »

Plus motivé que jamais, donc ! Rachid Makcharrade s’est déjà remis au travail car le chocolat est « une matière difficile à travailler. Il faut tenir compte de nombreux paramètres, tels que la chaleur, l’humidité… il ne faut rien lâcher pour maîtriser tout ça. Après j’aime les différentes techniques, autant sculpter dans la masse que le modelage et le moulage. Là je commence à dessiner un nouveau projet de pièce… » Mais en attendant, saison oblige, « en ce moment on est à fond sur les bûches de Noël », précise Rachid… Affaire à suivre !

Philippe MOURET

Rachid Makcharrade et Bernard Besse, son patron et son mentor… Photo D.-R.