Mardi à Narbonne, Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, ont réaffirmé leur “plein soutien à ce projet indispensable au développement des mobilités du quotidien et au fret ferroviaire entre le sud et le nord de l’Europe.”
La Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) “entend répondre aux enjeux croissants de mobilité en Occitanie, en proposant de nouvelles solutions de déplacement efficaces et rapides et en permettant un report modal massif de la route vers le rail pour les voyageurs du quotidien comme pour le transport de marchandises…”
Le projet consiste en la création d’une ligne nouvelle (…) pour développer notamment les trains régionaux liO, les trains à grande vitesse et les trains de marchandises, créer un réseau plus résilient face au changement climatique, tout en contribuant à la réduction des gaz à effet de serre.
Rapprocher la région de Paris
Pour Carole Delga, présidente de la Région Occitanie “la LGV dans son ensemble est absolument vitale pour notre région : elle est indispensable pour développer les transports du quotidien mais également pour rapprocher notre région de Paris. Cette ligne nouvelle viendra en relai de la ligne du Littoral, souvent saturée et fortement exposée au changement climatique, elle réduira le nombre de camions sur l’A9 et améliorera les circulations ferroviaires dans l’une des zones les plus engorgées de France. C’est un projet stratégique, écologique et ambitieux qui permettra de connecter l’Occitanie à toute l’Europe.”

La phase 2 de la LNMP prévoit la réalisation de 100 km de ligne nouvelle entre Béziers et Perpignan, dans le prolongement de la phase 1 entre Montpellier et Béziers. Prévue à ce jour pour un usage voyageur (sauf pour le contournement de Perpignan), avec une desserte assurée par deux gares nouvelles à Béziers-Est et Narbonne-Ouest, celle-ci “fait aujourd’hui l’objet d’une réévaluation afin de mieux l’adapter à l’évolution du contexte et aux besoins actuels et futurs des territoires concernés.”
Comment est organisée la concertation
Du 9 avril au 19 juin prochain, SNCF Réseau, sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), engage le lancement de la concertation préalable de la phase 2. L’objectif : “débattre de l’opportunité de cette section, de ses enjeux environnementaux et agricoles, ainsi que des différents scénarios envisagés, notamment en matière de mixité fret-voyageurs et de desserte des deux agglomérations de Béziers et de Narbonne.”
Le public est invité à s’informer et à participer à cette concertation : Sur le site internet du projet : https://ligne-montpellier-perpignan.com. Via différents outils de participation en ligne et dans les 34 mairies concernées par le projet (questionnaire, registre de contribution libre, cahier d’acteurs). Ou lors des treize réunions d’échanges ouvertes à tous, qui seront réparties sur l’ensemble du territoire concerné.
” Les avis et informations collectés dans le cadre d’un processus de dialogue rigoureusement encadré guideront SNCF Réseau pour la suite des études jusqu’à la phase d’enquête publique” a souligné Matthieu Chabanel, président-directeur général de SNCF Réseau.
Soulignons que ce projet de ligne n’a pas que des supporters, comme l’indiquait récemment un reportage du média écologiste reporterre.net : “Ça va être monstrueux…”
Ph.-M.
Rappel :
Montpellier-Béziers : Le tronçon de la nouvelle ligne TGV “sera mis en service en 2034”