A l’époque, ce fut un révolutionnaire progrès social pour les classes populaires, générant le tourisme de masse. En presqu’un siècle, la société a changé ; les vacances aussi. Sociologue, Bertrand Réau explique que, même si ce droit est désormais inscrit dans la loi, “les vacances reproduisent et creusent les inégalités sociales”. Il propose des pistes pour y remédier, comme il l’expliquera ce mercredi à l’AG de l’Unat Occitanie. DG de Cap France, Damien Duval, lui, explique”le déclin du tourisme social”.
Tourisme social
Première à avoir créé un fonds de mécénat en France, la région Occitanie vient de désigner les lauréats d’un appel à projets qui permet à des associations d’aider au financement de sorties touristiques et pédagogiques pour des gamins qui n’en ont pas les moyens. Le point avec Vincent Garel, président du CRTL.
L’Occitanie est la 3e région en matière de tourisme social. Quinze sociétés – aéroports de Toulouse et de Montpellier, Caisse d’Épargne, le groupe Cité-Hôtels, Fondation Famille Pla, Union régionale des Gîtes de France, Unat…- sont les pionniers alimentant un fonds de mécénat public-privé. Avec les 200 000 € de la Région, il pourrait atteindre 450 000 € par an et permettre à davantage d’enfants de partir en vacances.
Malmenés comme d'autres pans de l'économie, certains acteurs du tourisme social arrivent malgré tout à investir pour "l'après". Des projets exemplaires, davantage ancrés localement, démontrent la capacité de résilience du secteur qui réunit 200 structures dans la région, permettant aux enfants défavorisés et aux familles modestes de prendre des vacances à prix contenus. De la colonie en passant par la classe verte jusqu'au séjour en famille que la pandémie, pour l'heure, a bannis.