Selon l’Inserm, cette drogue banalisée déferle dans la société. On est passé d’un adulte sur cinquante en 2020 à un sur dix en 2023. Cette hausse est multifactorielle : facilité d’accès ; multiplicité des réseaux ; faible contrôle dans nos ports par manque de moyens et de volonté politique. Et des prix en baisse. Elle est utilisée de plus en plus dans des milieux professionnels. Pour les spécialistes, “la seule chose qui ne marche pas c’est la répression pure ».
drogues
Les chiffres-clés de la délinquance enregistrés par la police et la gendarmerie nationales en 2024 font l’objet d’un panorama complet du ministère de l’Intérieur d’où ressort aussi un fort sentiment d’insécurité dans son quartier et les transports en commun. A noter que deux millions de personnes sont victimes de discriminations !
Toujours plus de répression, c’est “une vision idéologique qui ne marche pas”, selon Yann Bisiou. Ce spécialiste des questions de toxicomanie, qui donne une conférence le 30 avril à l’université Paul-Valéry prend l’exemple réussi du Québec qui a légalisé le cannabis en contrôlant la chaîne d’approvisionnement.
Le psychiatre Jean-Victor Blanc vient de publier Addicts, un essai original. Le but de ce livre, qui s'appuie sur la Pop Culture, est de mieux comprendre les mécanismes de l'addiction en "dédramatisant, sans banaliser" pour mieux s'en libérer. Selon ce spécialiste de l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, films, séries, fiction, etc., traitant l'addiction, sont plus proches de la réalité. Et offrent une possibilité de mieux libérer la parole.