Un quart de siècle, pour un festival de chanson, c’est merveilleux, non ? Au fil des ans, Détours de Chant s’est installé, imposé et développé, ici et là, des lieux les plus intimistes aux centres culturels en passant par les théâtres conventionnés ou privés, à Toulouse et dans son agglomération. Et 25 ans plus tard, pas question de changer, bien au contraire !
Le nouveau président de l’association, Jean Marc Fuentes, a souhaité concevoir une programmation en équipe avec Michèle Rivayrol, Philippe Couret et Hervé Suhubiette. L’édition qu’ils proposent reste fidèle aux valeurs qui ont forgé l’identité de l’événement : rencontre, diversité, engagement. Certains seront peut-être même, à l’occasion, invités à chanter, qui sait ? Et, si le cœur vous en dit, vous danserez aussi. Si, si !
Le festival s’ouvrira samedi 24 janvier à L’Escale à Tournefeuille avec les chansons-cailloux disséminées par le poète Babx. Des vers pour ne pas perdre notre chemin et pour chérir la petite fleur sauvage de l’instant présent, toujours menacée par la violence du monde. Le lendemain, dès 15h, on dansera au FlashBack Café à Toulouse avec Laurent Cavalié et le duo Thouxazun. Le rythme, le son, le voyage et les langues sont les ingrédients de ce programme dans lequel la danse est au centre du jeu.
Des artistes confirmés et des talents émergents

Et après ? Après, l’événement reste fidèle à sa tradition, mêlant artistes confirmés (Bertrand Belin, La Grande Sophie, Charlélie Couture, Babx, Bachar Mar-Khalifé, Lo’Jo…) et talents émergents… hommages sensibles à de grandes figures comme Anne Sylvestre ou Nino Ferrer et l’affirmation d’une “francophonie ouverte, vivante et inclusive.”
Sans oublier que, depuis ses débuts, Détours de chant joue aussi un rôle de défricheur avec ses Coups de Pousses (*). Il accompagne, révèle et soutient des artistes qui trouvent ici un espace d’écoute rare, propice à l’émergence.
Découvrir les promesses artistiques de “Coups de Pousses”
Pour découvrir ces artistes prometteurs, rendez-vous le mercredi 28 janvier (Le Bijou). Avec Dysanora seule en scène avec des textes qui racontent des histoires, de celles et ceux dont on ne parle pas : les marginales, les marginaux. “Dynasora joue et
chante, enfermée dans sa chambre avec son piano et son accordéon. Elle regarde le monde extérieur et, de sa voix singulière, raconte ce qu’elle voit et ce que son monde intérieur perçoit…”

Et aussi, Sylvain Marot (gagnant des “Osons” 2025) qui explique : “Mes chansons se situent quelque part entre la folk et la chanson française. J’aime parler du quotidien, dans un mélange d’introspection poétique et de drôlerie : le besoin de réconfort, la tentative de faire sa place entre les souvenirs d’enfance et l’avenir inconnu. La guitare, acoustique et électrique, ainsi que l’harmonica, sont les instruments qui m’aident à dessiner le chemin de ces mots…”
Et enfin : Prade, comme une issue musicale pour permettre à Julian Pradel d’exprimer ses émotions. Ces émotions qui sont de plus en plus montrées du doigt, en particulier celles qui font couler des larmes. Larme qu’il arbore, elle reflète ses ressentis sur sa place entre l’adolescent et l’adulte. “Prade sur scène comme en
studio, c’est une invitation au lâcher prise, acceptant ainsi notre propre reflet qui finira par éblouir nos ombres.”
Pour en savoir plus et réserver : https://www.detoursdechant.com/
Philippe MOURET