Formation : Décoller plutôt que décrocher, avec l’Icam Toulouse

L’école de production de l’Icam à Toulouse forme des jeunes en difficulté au sein d’une école privée d’ingénieurs.

Depuis sa création en 2000, l’école de production toulousaine de l’Icam a accueilli 210 jeunes. Ils ont tous appris un métier en situation réelle de production. Cette école-entreprise se donnant pour objectif de redonner un avenir à des élèves sortis du système ou en difficulté. L’ensemble des jeunes de la 15e promotion ont reçu récemment leurs Certificats d’Aptitude Professionnelle en Conduite d’installation de Production en usinage.

Photo D.R.

L’année 2017 sera d’autre part celle de l’ouverture à l’international, avec le déploiement du nouveau programme Erasmus+ au sein de l’école de production, avec un premier échange avec un établissement situé à Bilbao, en Espagne.

« Le défi que cherche à relever l’école de production est de mettre en œuvre une pédagogie adaptée afin de mener ces jeunes à un niveau d’ouvriers qualifiés, immédiatement employables dans ces métiers. Pour cela, nous alternons production en atelier à partir de commandes industrielles réelles où les élèves sont accompagnés par des maîtres professionnels, et cours en classe », précise Gilles Vandecaveye, Directeur de l’école de production de Toulouse.

Des commandes réelles pour l’industrie

Une partie du budget de l’école est d’ailleurs directement issu des commandes réelles pour l’industrie (pièces de moteur pour le Rafale, axes de roues pour de VTT haut-de-gamme, mécanique de store métallique…) le reste provenant de la taxe d’apprentissage. L’école de production entretient ainsi des relations étroites avec une vingtaine d’entreprises d’Occitanie telles que La Toulousaine, MB Tech, Albagnac, Sterela, … Le parrain de la 15e promotion est Bruno Bergoend, Président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie Midi-Pyrénées, Directeur Général de Technofan, Président d’A2i et Vice-président du Medef 31.

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A ce jour, près de 80 % des diplômés font le métier pour lequel ils ont été formés. Chaudronnier, soudeur, plieur, usineur ou encore opérateur régleur, autant de métiers autant de métiers qui font l’objet d’une forte demande de la part des entreprises en Occitanie.. « A leur sortie, nos jeunes sont nombreux à exercer le métier d’opérateur régleur sur machines à commande numérique. Un sur deux rejoint le secteur aéronautique, directement ou en sous-traitance », précise Gilles Vandecaveye.

 « Dans les années à venir, nous avons pour objectif d’augmenter le nombre d’élèves accueillis« , une soixantaine à terme contre une trentaine actuellement (sur une centaine de candidats chaque année)… « Nous souhaitons également développer la mixité entre les élèves CAP et élèves du programme ingénieurs en mettant en place de nouveaux projets communs, mais aussi les partenariats et mécénats avec les entreprises, avec qui il est primordial de collaborer en synergie« , conclut Gilles Vandecaveye.

Philippe MOURET

L’Icam, école d’ingénieurs créée en 1898, possède neuf campus en France et à l’étranger : Lille, Paris-Sénart, Nantes, Vannes, La Roche-sur-Yon, Toulouse, Pointe-Noire, Douala et Chennai. Près de 600 ingénieurs généralistes sont diplômés chaque année en France, dont près de la moitié par la voie de l’apprentissage. L’Icam propose par ailleurs aux entreprises un panel complet de services qui débouchent chaque année sur la réalisation d’une centaine de projets. Plus d’informations sur les formations et les projets : www.icam.fr