Après le mégafeu de forêts en Gironde, le mégafeu dans le secteur de la pâte à papier en Paca et Occitanie : 660 emplois directs sont menacés ; la filière et plusieurs milliers d’emplois indirects pourraient disparaître. Un possible repreneur a deux jours pour sauver auprès du tribunal de commerce l’un des deux sites, à Saint-Gaudens. Carole Delga se montre toujours aussi combative.

Grâce à cette nouvelle encourageante, le tribunal de commerce de Toulouse donne un délai de trois semaines supplémentaires pour sauver cette filière dans laquelle Carole Delga et la région Occitanie ont mené un travail “acharné”. Pour les syndicats, “c’est un signal important et encourageant qui permet aujourd’hui d’envisager l’avenir sous un autre jour.”

Malgré un soutien inconditionnel de Carole Delga et du gouvernement français, l’actionnaire majoritaire ne veut pas aller plus loin. La société, qui s’est déclarée en cessation de paiement, se retrouvera devant le tribunal de commerce de Toulouse, mardi. L’intersyndicale demande une mise sous tutelle de l’Etat pour sauver le dernier fabricant de pâte à papier du pays.

Hier, Carole Delga a rencontré le Premier ministre pour sauver Fibre Excellence qui risquait une fermeture imminente. La faisabilité du plan de sauvetage que la présidente de région a proposé est à l’étude. Si le gouvernement donne son feu vert, l’actionnaire majoritaire sera contacté pour sa mise en oeuvre. Quelque 700 emplois directs et 10 000 de la filière sont concernés 

Très mobilisée, Carole Delga a écrit au Premier ministre qui la reçoit jeudi pour tenter de sauver la société qui a deux usines, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon. Elle risque le redressement judiciaire le 15 avril et les 10 000 emplois de la filière forêt, bois, papier. Représentant de l’intersyndicale, Laurent Quinot “garde espoir” : “Carole Delga est à nos côtés depuis le premier jour (…)”, dit-il, révélant qu’un projet de diversification est possible.