“Pour les petites communes, les maires battus sont les maires peu bâtisseurs”, pas ceux qui gèrent une commune d’au moins 50 000 habitants, révèle une enquête de l’Institut des hautes études pour l’action dans le logement. Dans une seconde étude, les maires réclament “stabilité des normes” et “soutien financier de l’Etat” en matière de logement.

À quatre mois des municipales, deux chercheurs de Sciences Po sortent une enquête éclairante : près de 6 maires sur 10 disent vouloir rempiler. Même si “beaucoup de maires en sortent éprouvés, parfois désabusés”. L’accès aux services de santé s’impose comme le thème de campagne le plus important, suivi de l’urbanisme.

Les maires, qui se voient comme des entrepreneurs, se disent massivement satisfaits de leur situation. Pour autant, 30 % d’entre-eux présentent des signes d’épuisement. Soit entre 1 142 et 1 218 maires. Ce sont les enseignements surprenants d’une étude de l’Observatoire Amarok, dirigé par le Sétois Olivier Torrès, spécialiste des PME, aux côtés de l’Association des maires ruraux de France.