Espagnols, Tsiganes, Juifs, Harkis… 60 000 pauvres hères sont passées par le camp d’internement, “Drancy de la zone Sud”. Ce vendredi la ministre, Alice Rufo, la présidente de Région Carole Delga, Hermeline Malherbe, présidente du département des P.-O., ont, dans une émotion non feinte, rendu hommage à l’histoire tragique de ces populations. Le lieu bénéficie d’une nouvelle scénographie, un peu plus de dix ans après son ouverture.

L’historien Nicolas Lebourg est chercheur au Centre d’études politiques de l’Europe latine (Cepel) à l’université de Montpellier, il est spécialiste de l’extrême droite. Et du camp de Rivesaltes, surnommé le Drancy du Sud de la France, qui fête ses dix ans. Et où ont vécu dans des conditions très difficiles 70 000 personnes.

Les Harkis ont vécu marginalisés depuis 1962 avec des conditions de vie parfois indignes, du camp de Rivesaltes jusqu’à la cité du Réart, en passant par le hameau dit de forestage. C’est sur ce lieu de vie peu connu que Julie Savelli, enseignante-chercheuse à Montpellier III, a recueilli des témoignages inédits. Un travail de mémoire que salue Kader Goutta, président de Mieux vivre à Rivesaltes, et qui sera présenté au Mémorial, le 25 septembre, montrant, aussi, toute la puissance de vie de ces familles.