C’est le cri du coeur de Christian Pons, président des apiculteurs français (Unaf), en réaction à un plan national doté d’à peine 3 M€ qui “ne sert à rien !”, selon lui, mais qui a le mérite de tenter d’organiser la riposte. Dangereux pour les abeilles, pour la biodiversité et pour l’homme, l’insecte n’a pas de prédateur majeur dans la nature. Quentin Rome, entomologiste, n’est pas favorable aux pièges qui capturent d’autres insectes utiles. Maire de Mèze, qui distribue des pièges gratuitement, Thierry Baëza, lui, dit que piéger les reines, “cela évitera de nouveaux nids”.

On entre pleinement dans la “saison” du frelon asiatique qui nourrit ses petits avec des abeilles. Un Audois de 56 ans a inventé le piège apparemment parfait doté d’intelligence artificielle identifiant et capturant à coup sûr le prédateur pour le piéger. Le prototype fonctionne. Il faut maintenant réduire les coûts pour qu’ils soient économiquement acceptables. De quoi intéresser les quelque 60 000 apiculteurs amateurs d’ici 2022, si tout va bien…!