Malgré un soutien inconditionnel de Carole Delga et du gouvernement français, l’actionnaire majoritaire ne veut pas aller plus loin. La société, qui s’est déclarée en cessation de paiement, se retrouvera devant le tribunal de commerce de Toulouse, mardi. L’intersyndicale demande une mise sous tutelle de l’Etat pour sauver le dernier fabricant de pâte à papier du pays.

Hier, Carole Delga a rencontré le Premier ministre pour sauver Fibre Excellence qui risquait une fermeture imminente. La faisabilité du plan de sauvetage que la présidente de région a proposé est à l’étude. Si le gouvernement donne son feu vert, l’actionnaire majoritaire sera contacté pour sa mise en oeuvre. Quelque 700 emplois directs et 10 000 de la filière sont concernés 

Très mobilisée, Carole Delga a écrit au Premier ministre qui la reçoit jeudi pour tenter de sauver la société qui a deux usines, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon. Elle risque le redressement judiciaire le 15 avril et les 10 000 emplois de la filière forêt, bois, papier. Représentant de l’intersyndicale, Laurent Quinot “garde espoir” : “Carole Delga est à nos côtés depuis le premier jour (…)”, dit-il, révélant qu’un projet de diversification est possible.

Pesant de tout son poids, Carole Delga réclame un meilleur prix de rachat de l’électricité pour l’une des dernières usines françaises de papier, située à Saint-Gaudens. En espérant avec de nombreux politiques et syndicalistes que la réunion de mercredi permette d’actionner des leviers d’action pour éviter une fermeture imminente. Un millier d’emplois directs sont en jeu.